‹ Contribution à l'étude de l'acidité urinaire: Ses variations sous l'influence du Bromure de potassiumChapitre 10 sur 37 · NAT A ET EA · texte numérisé non relu

NAT A ET EA

sodique, soit à des acides organiques libres, soit à des hippurates acides.

Charles Robin, en 1867, croit que l'acidité urinaire est due au phosphate acide de sodium seul ou associé au phosphate acide de chaux.

Thudichum signale un corps complexe, l'acide cryptophanique, fait qui n’a pas été contrôlé par les observations ultérieures.

En 1872, H. Byasson, pharmacien en chef de l'hôpital du Midi, n'admet pas ces théories nouvelles :

« Comment l'acide urique qui ne décompose pas les carbonates, qui est chassé de ses combinaisons par l'acide carbonique, pourrait-il décomposer le phosphate neutre de soude, sel stable et que l'acide carbonique ne décompose pas ».

L'acidité urinaire est due, d’après lui, à plusieurs acides qu'il classe suivant leur ordre d'influence :

1° L’acide urique.

2° L’acide carbonique.

3° L'acide hippurique (1).

Une partie de l'acide urique serait à l’état libre et l’autre combinée faiblement au phosphate de soude et donnerait ainsi des uro-phosphales. L'eau de constitution du phosphate neutre de soude est remplacée par l'acide urique tout comme l'acide borique se substitue à l’eau dans les tartrates acides.

Les acides hippurique et urique s'unissent aux phosphates d’alcalis de l’urine pour donner des hippuro-phosphates et des uro-phosphates à réaction acide. Au contact de l'air, sous l'influence de l'acide carbonique, il y a dissociation et c’est ainsi que s'expliquent l'augmentation de l'acide et les dépôts d'acide urique.

Le phosphate bisodique dissout l'acide urique comme l'avait déjà reconnu Liebig; on obtient alors un urate alcalin et le phosphate devient plus acide.

(1) Journal d'anatomie et de physiologie, 1869, p. 557, .

Page 1