CHAPITRE II
Définition de l’acidité. Éléments acides de l'urine.
Un acide est un corps qui rougit le papier bleu de tournesol et qui se combine aux bases pour former des sels. La base au contraire est un corps qui se combine avec les acides et ramène au bleu la teinture de tournesol précédemment rougie par un acide. Faut-il conclure de cela que tous les corps qui rougissent le tournesol bleu sont des acides et que tous ceux qui ramènent au bleu le papier rougi sont des bases? Evidemment non, puisqu'il existe des acides qui n’influencent pas le tournesol et qui pourtant forment des sels avec des bases. Il faut donc se méfier des indications du tournesol, et de bien d’autres indicateurs. L'hélianthine, par exemple, rougit en présence des acides forts et demeure incolore dans l'urine, ce qui pourrait faire croire que l'urine est alcaline. La phtaléine du phénol reste incolore dans l'urine et rougit au contact des alcalins; l'urine est donc acide en présence de la phtaléïne qui est décolorée par les acidités moyennes.
Le bleu Poirrier rougit par les alcalis, vire au bleu par les acidités faibles et reste bleu dans l'urine.
Dans ces conditions, 1l faut done admettre que :
1° L’urine ne contient pas d'acides forts.
2° Elle contient des acidités moyennes.
3° Elle n'est ni alcaline ni neutre.
Nous définirons donc l'acidité urinaire :
La somme des acidités libres de l'urine [acides libres et sels acides); elle est mesurée par la quantité de base nécessaire à leur transformation en sels théoriquement neutres.
OPEL
Cette définition est celle de M. Lepierre (1) et de M. le professeur Gautier et plus récemment de M. Louis.
La plus grande partie des corps, qui entrent dans la compo-
sition de l'urine, possède une ou plusieurs fonctions acides, saturées ou non, permettant d'expliquer, suivant les conditions, et peut-être un peu suivant l'interprétation, le sens de la réaction urinaire.
Nous commencerons par les acides minéraux bien que leur nombre soit inférieur à celui des acides organiques.
C'est à l'état de traces seulement qu'on a découvert l'acide azotique et l’acide silicique dans certaines urines et encore à l'état de sels alcalins. |
Peut-on admettre, d'autre part, la présence à l’état libre dans les urines d’acides forts (els que HCIL, SO‘H?, PO‘H;, AzO'H ? Evidemment non, surtout dans l’urine où il y a excès d’alcalis par rapport aux éléments acides.
L'acide phosphorique a une énergie différente pour chacun de ses H libres, ce qui fait que PO‘F existe dans l'urine sous forme de sels acides combinés en proportions différentes avec les éléments basiques minéraux tels que Na, K, Mg, Ca. Et de là cette conclusion : il existe daus l'urine des phosphates acides sodiques, potassiques, magnésiens et calciques.
La formule des phosphates monosodiques et monopotassiques est PO‘MIP. Leur réaction est acide au tournesol et à la phtaléïne. Pas de précipitation par BaCP.
Aux phosphates disodiques et dipotassiques s'applique la formule PO*MPH. Ils sont alcalins au tournesol et au méthylorange. Avec les sels solubles de calcium et de magnésie, ils donnent naissance à un précipité et engendrent ainsi des phosphates bibasiques insolubles.
Les sels basiques de type PO*M° ne peuvent pas exister dans l'urine. [ls sont trop instables. Grâce à CO? de l'air et de l’eau, on à constamment un phosphate disodique et du bicarbonate de soude.
(1) Lepierre, Bulletin Société chimique, Paris, p. 662, série III, L. XIX.
ty
das dé no bios L É'ariatat dacné doc ch idinbnen hé tits nie
ACT OS PCR FERMES 7e
ir ait