‹ Contribution à l'étude de l'acidité urinaire: Ses variations sous l'influence du Bromure de potassiumChapitre 13 sur 37 · HO · texte numérisé non relu

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Bien différentes sont les propriétés des phosphates acides calciques et magnésiens. On n'a pas encore pu isoler le phosphate monomagnésien (PO*?MgH:. Le phosphate monocalcique (PO‘}CaH* est neutre au méthyl-orange, acide au tournesol et à la phtaléine. C'est à l’action des acides faibles tels que CO? sur le phosphate tricalcique, que l'on devrait son existence dans les urines. D'aucuns prétendent que cette transformation est favorisée par Le chlorure de sodium et les nitrates alcalins.

Les phosphates bibasiques sont neutres, et, de ce fait, n’interviennent pas dans la réaction des urines. Et pourtant, ils ont un H libre qu'il est impossible de neutraliser, mais dont l'affinité chimique est si petite qu'il n'entre pas en ligne de compte pour l'acidité. Le phosphate bimagnésien (PO‘Mg’H? est décomposé au contact de l’eau en phosphate acide soluble et en phosphate (rimagnésien.

CO? de l'air agit sur le phosphate bi-calcique soluble en donnant du phosphate monocalcique et du carbonate de chaux.

MM. Joly et Sorel (1) ont montré que, sous l'influence de l’eau bouillante, les cristaux de phosphate bicalcique perdent leur transparence, la solution devient acide au tournesol et on a du phosphate monocalcique soluble et un précipité de phosphate tricalcique.

L'acide carbonique se rencoutre probablement sous forme de bicarbonate. Presque tous les auteurs reconnaissent que CO? peut s'emparer de l’alcali des phosphates bibasiques pour donner des bicarbonates solubles, et c'est ainsi qu'à la place

- des phosphates bibasiques insolubles on a des phosphates

monobasiques solubles. M. Barillé admet que les phosphates bicalciques et magnésiques sont en dissolution carbonique sous forme de carbono-phosphates dans les urines normales à réaction acide. La formation des calculs et des sédiments de phosphates bibasiques et de carbonate de chaux et de magnésie serait due à la dissocialion spontanée de ces carbono-phosphates. Cette combinaison est détruite par l’ébullition et on à

(4)C. R.T. C. XVIII, p. 138, 1894.

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