‹ Contribution à l'étude de L'acroparesthésieChapitre 11 sur 41 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

(Due à l’obligeance de M. Devic et recueillie par M. Martin, interne des hôpitaux.)

C .. Pauline, âgée de cinquante-trois ans, exerçant la profession de couturière et demeurant à Lyon, montée Saint-Barthélemy, n° 28, est entrée à l’hospice de l’Antiquaille le 8 février 1896.

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Antécédents : Mère morte à quarante-huit ans d’une pneumonie; père mort à quarante-sept ans, présentait quelques désordres mentaux indéterminés.

La malade est l’aînée de sept enfants dont une sœur est morte ; tous les autres sont bien portants. Elle est célibataire et a eu un enfant à vingt-cinq ans, qui est mort à l’âge de cinq ans de la petite vérole. Elle n’a pas eu de convulsions dans l'enfance et a toujours été dans un état de santé excellent. Elle a été réglée à douze ans régulièrement, Les règles ont cessé subitement à trentedeux ans. À la suite d'une vive émotion, elle eut une perte qui dura deux mois. Pas d’alcoolisme, pas de syphilis. La malade n’a été soumise à aucune intoxication, mais elle a souffert de privations. Il y a un an, elle prit une bronchite qui fut soignée par le D' Tournier (vésicatoires). Elle alla ensuite trouver un herboriste qui lui donna un médicament. C’est depuis cette époque que la malade fait débuter sa maladie. Elle eut, dit-elle, des troubles de la mémoire, des vertiges, des éblouissements et des maux de tête fréquents.

Depuis environ deux mois, elle s’est aperçue que sa main droite s’engourdissait et qu’il lui était impossible de travailler à la couture, le matin après son réveil. Il fallait qu’elle s’entraînât pendant un certain temps pour donner à ses doigts l’agilité d’autrefois, Elle ne pouvait saisir, tenir entre ses doigts les objets fins tels qu’une épingle.

Actuellement, sauf une certaine maladresse de la main, la motilité est bien conservée. La malade exécute avec facilité tous les mouvements commandés.

Il n’y a pas d’atrophie ; l'extrémité des doigts est simplement un peu cornée. On note une différence de sensibilité, à ce niveau, entre le pouce, l'index, le médius et les deux derniers doigts. La sensibilité tactile paraît bien conservée.

La malade arrive à se soulager en trempant ses mains dans l'eau chaude. La force des mains est égale des deux côtés. Il y a cependant une certaine différence ; lorsque la malade ne serre qu’avec l'extrémité du pouce droit et l’index et le médius, elle n’exerce qu'une pression insignifiante. Aux poumons, le sommet gauche

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