‹ Contribution à l'étude de L'acroparesthésieChapitre 25 sur 41 · OBSERVATION X V · texte numérisé non relu

OBSERVATION X V

Mary-Anne B..., quarante-six ans, célibataire,

Hôpital de Queen’s Square, 25 avril 1883. — La malade se plaint d’être réveillée environ une demi-heure après son coucher par une sensation de fourmillement dans la main qui la rend impotente. Elle la frotte, mais au début elle peut difficilement mettre une main sur l’autre pour les frotter. Cette sensation commença il y a dix-huit mois à la main droite et s’étendit six mois après à la main gauche ; d’abord limitée aux doigts elle occupe actuellement tout le segment inférieur du membre supérieur. Maintenant la malade ne souffre pas; elle éprouve simplement une sensation de raideur dans les mains, Elle est sujette à des maux de tête et déclare que lorsque ses mains sont envahies sa vue se trouble.

Ces sensations se sont produites toutes les nuits ou une nuit, non l’autre jusqu’à la semaine dernière où elles ont cessé ; mais le genou gauche est devenu raide, pesant et un peu gonflé. Les règles qui étaient irrégulières depuis les douze derniers mois ont disparu depuis trois mois. La malade a travaillé pendant longtemps à des travaux à l’aiguille. Quand elle était jeune, elle a eu deux fois la goutte et le rhumaiisme. Bien qu’elle soit nerveuse, elle n’a jamais eu aucune attaque. La goutte et le rhumatisme se rencontrent dans la famille de son père. Une de ses sœurs a eu les deux mains engourdies pendant trois mois; à part cela personne dans sa famille n’a eu de maladie nerveuse, Le pouls est normal; le premier bruit du cœur est un peu sourd; pas d’albuminurie. Les réfiexes sont bien prononcés spécialement dans les bras, Les tissus autour de l'articulation du genou gauche sont légèrement gonflés et on y observe aussi de la crépitation.

(Potion bromidée) : la malade va beaucoup mieux et à la fin de juin les attaques ne revenaient plus qu’une fois par mois et montraient une tendance à se limiter à la main droite.

le

12 juillet, — Il y a une certaine rougeur diffuse avec œdème à la partie inférieure de la jambe droite, au niveau de la cheville. Le mollet est tendu. Ces phénomènes sont survenus d'une façon soudaine pendant la nuit depuis quatre jours. A partir de ce moment les mains qui étaient envahies la semaine précédente ont repris leur état normal, e

La jambe gauche fut atteinte à son tour et dans la suite les deux jambes reprirent leur état normal; mais tandis que l'état des jambes s’améliorait, les mains furent de nouveau le siège d'une sensation d'engourdissement qui fut moins intense qu'auparavant, En septembre la malade dit qu’elle n’a eu qu’une seule atteinte.

OBsERVATION XVI

Marianne H.…., vingt-huit ans. Célibataire. Queen’s Square.

29 mars 1883. — Au mois de septembre dernier la malade éprouva une douleur qui survint soudainement pendant la nuit dans le pouce droit et de là s’étendit au doigt médius et index et au coude; puis la main et le bras gauche furent aussi envahis, mais avec une intensité moindre. La douleur au début n’était qu'une sensation d’engourdissement qui survenait la nuit et persistait pendant le jour; mais à la suite du traitement électrique la malade fut soulagée.

Dans le jour, lorsque la malade se sert de ses mains (elle est employée au télégraphe), elle sent qu'elles sont faibles, et voient que les veines se dilatent.

Actuellement la malade n’éprouve que de l'engourdissement et de la faiblesse le matin au réveil et de la douleur pendant le jour lorsqu'elle se sert de ses mains. Elle paraît en bonne santé, mais elle est dit-elle (natarellement nerveuse). Le cœur est normal, Les règles sont régulières. Elle n’a jamais eu d’attaque elle-même, mais elle a un frère et un oncle qui ont eu des attaques et quelquesuns des parents de son père ont été paralysés.

On lui a donné une potion bromidée qui la soulagea rapidement -et le 19 avril elle était de nouveau à son travail. L’engourdissement avait été chassé par la médication.

TT 5e

7 juin. — Pas d’engourdissement; douleur seulement au mo ment des règles.

OBSERYATION X VII

G..., Maria, quarante ans, Victoria Park, janvier 1882.

La malade vient pour une douleur dans la poitrine et dans le dos,

L'examen extérieur ne révèle rien. Elle se plaint aussi qu’en s’éveillant le matin ses mains deviennent mates et impotentes. Elles sont douloureuses lorsqu'elles empoignent.

Mixture de gentiane et de rhubarbe.

Pilules d’aloès et de noix vomique.

11 février. — L'état des mains n’est pas meilleur ; la douleur survient maintenant le jour et est assez vive. La malade raconte que ses mains deviennent rouges au moment de l'accès et que les veines se dilatent.

Potion bromidée.

Quassia c. ferro. ter.

2 avril. — Le même état persiste et les douleurs sont toujours assez vives ; elles apparaissent lorsqu'elle veut se servir de ses mains. La malade ne peut pas tenir les objets entre ses doigts ; et cela non pas parce que la douleur la paralyse, mais parce que, ditelle, elle manque de force. Elle travaille à la machine à coudre et elle n’a point à faire de frottage.

OBsERVATION X VIII

Anne D..., soixante-huit ans. Veuve. Queen's Square, 17 janvier

La malade se plaint de souffrir dans les deux mains d’une sensation qu’elle appelle une «douleur de broiement. » En même temps elle se plaint d’une sensation d'engourdissement qui s'accompagne de raideur et de gonfiement. Ces phénomènes surviennent par

accès et sont plus intenses la nuit que le jour. Dans le jour ils

apparaissent lorsqu'elle veut se servir de ses mains. Elle fait habi-

tuellement des travaux d’aiguille. Le pouls et le cœur sont nor-

maux, Point d’albuminurie, Souvent de la diarrhée. Elle n’a

jamais eu la goutte. Dans sa famille il n’y a jamais eu d’attaques. Potion bromidée a donné de bons résultats.

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