‹ Contribution à l'étude de L'acroparesthésieChapitre 29 sur 41 · OBSERVATION XXII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXII

Marie (C..., quarante-sept ans, mariée, Victoria Park, 24 avril 1882. Depuis trois mois la malade a du vertige; elle est un peu sourde, Des phénomènes d’engourdissement s’accompagnant d’une certaine faiblesse apparaissent depuis six semaines dans la

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main et le bras gauches le matin au réveil. La malade éprouve, ditelle, la même sensation que si elle s’était couchée sur son bras; mais elle affirme qu’elle repose toujours sur l’autre côté. Elle n'éprouve pas de douleur ; cependant durant les deux dernière, semaines elle a éprouvé une vive douleur dans le flanc gauche et dans le dos. Depuis ce moment-là l’engourdissement est disparu. Les règles ont disparu depuis cinq ans.

OBsSERVATION XXIII

Elisabeth H..., quarante-six ans. Se plaint d'une sensation de gêne à la poitrine et d’une douleur au cœur; elle raconte que de temps en temps, surtout quand elle est restée couchée, ses mains se gonflent; elles deviennent engourdies et lui font mal lorsqu'elle les ferme. Ces symptômes sont venus depuis deux mois à la suite de la mort de sa mère ; elle les attribue à l’ébranlement que lui causa cette perte; mais il faut faire remarquer qu’elle a eu aussi

- beaucoup de linge à tordre dans l’eau froide.

Elle fut traitée pendant deux mois (quassia et fer, puis rhubarbe et gentiane). Ses mains guérirent presque complètement et le bras gauche qu’elle disait paralysé se rétablit aussi.

Observations publiées dans le mémoire de Nothnagel

OBsERVATION XXIV

W. Nebel, journalière, quarante-neuf ans. Santé antérieure toujours bonne; mais il y a six ans, la malade après sa huitième couche s'étant exposée au froid pendant le cœur de l'hiver, a vu paraître un fourmillement dans les deux mains et des douleurs lancinantes qui s’étendaient des mains à la partie supérieure du bras; elles étaient presque continues et surtout vives pendant la nuit. La malade ne pouvait ni soulever, ni porter, ni saisir un objet. Les plus petits mouvements tels que ceux qu’on fait pour.

s'habiller où tenir une tasse, etc., lui étaient très difficiles. Les mouvements des bras eux-mêmes étaient complètement libres.

La pression n’éveille nulle part aucune douleur ; on ne note pas de points douloureux de Valleix dans le bras,

La malade a été d’abord traitée longtemps avec succès par le pinceau du courant induit ; depuis le commencement de janvier le courant constant est employé (selon la méthode décrite plus loin) et on défend surtout à la malade de laver dans l’eau froide ; on l’électrisait trois fois par semaine; au bout de trois semaines de ce traitement la main gauche était complètement libre et dans la main droite les phénomènes disparurent successivement, d’abord les douleurs, puis les fourmillements et enfin l’engourdissement ; au milieu de février la malade cesse son traitement.

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