CONCLUSIONS
I. Ilexiste une acroparesthésie idiopathique qui doit prendre place dans les cadres nosologiques, à côté de l’asphyxie locale et de la cyanose symétrique des extrémités décrites par M. Maurice Reynaud.
IT. Cette affection rare est caractérisée cliniquement par des accès douloureux s’accompagnant parfois, tantôt de gonflement, tantôt d’une pâleur de la peau des extrémités avec un abaissement de la température pouvant varier d’1 à 2 degrés ceutigrades.
III. La marche de la maladie est toujours lente et sa durée toujours longue est indéterminée. Elle offre des périodes de rémission et d’exacerbation des symptômes sulvant les saisons, l'hiver augmentant les troubles, l'été les diminuant d’une façon très notable.
IV. Son diagnostic ne présente pas de très grandes difficultés et il est probable que l’affection deviendra plus com-
Vo mune lorsqu’elle sera mieux connue dans ses manifestations cliniques.
V. Sa nature n’est pas encore bien déterminée, cependant elle semble se rapporter soit à des lésions irritatives ou destructives des extrémités nerveuses sensilives des doigts, soit à des néoplasies ayant pris naissance dans le névrilemme des plexus, soit enfin à des troubles circulatoires de la moelle survenant sous l’influence du décubitus dorsal pendant la nuit.
VI. Parmi les différents traitements, il semble que le courant galvanique constant aurait donné les plus nombreux et les meilleurs résultats.
Vu, bon à imprimer, LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE,
LÉPINE. Vu, bon à imprimer, ‘LE DOYEN, Vu, bon et permis d'imprimer, LORTET.
LE RECTEUR, G. COMPAYRE