‹ Contribution à l'étude de l'action de l'arsénobenzol dans certaines affections spirillairesChapitre 9 sur 24 · CHAPITRE TI · texte numérisé non relu

CHAPITRE TI

Traitement des Affections spirillaires généralisées.

Les expériences les plus probantes ont été pratiquées dans la fièvre récurrente, la spirillose des poules et la fromboæsia, expérimentalement sur les animaux et cliniquement sur l’homme.

Expérimentalement, dans les laboratoires mêmes d’Ehrlich, par Hata, sur les souris et les rats, il a été démontré qu’une dose minime de « 606 » (1/4.500 à 1/10.000) diminuait déjà la mortalité de 44 070. Une dose variant de 1/500€ à 1/3.000€ a donné une guérison de presque tous les animaux, et c’est ainsi qu’on voit avee une dose limite (1 /300 gr. pour 20 gr. de souris) les animaux débarrassés d’une façon sûre et définitive de tout spirille. Ceci étant les expériences faites chez les souris, les résultats ont été les mêmes chez les rats, qui peuvent supporter des doses

plus élevées.

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Nous allons donner les résultats d’essais du traitement de la spirillose des poules par Hata. Cette affection n’intéressont pas directement l’homme peut paraître en dehors de notre travail; cependant, nous nous permettons d'effleurer ce sujet, les résultats chimio-thérapiques étant particulièrement remarquables dans cette affection.

Cette maladie, il est vrai, guérit très facilement ; aussi comprend-on que le « 606 » la guérisse. Mais ce qu'il y à d’intéressant, et c’est cela qui nous a incité à nous occuper de cette question ici, c’est le rapport entre la dcse thérapeutique (c) et la dose non toxique (t), rapport qui est mis en évidence par le tableau suivant emprunté à Hata.

ALOKYL: TE 700 2 NN PR REER Fr = ;

ATSACOHNET M Ne EE . = s Arsénophénylglycine .......... . . — Atoxylate de Mercure.......... - == Dioxydiamidoarsénobenzol. ..... . = .

Oxydiamidophénol arsinique ... + = à

On voit, en effet, ainsi, que ce rapport pour les autres substances varie de 1 /2 à 1 /3, tandis que pour le «606 » il est seulement de 1 /56.

De plus, ici le médicament a une action prévenrive des plus manifestes, et les animaux sont rendus

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réfractaires par une injection intra-musculaire de -0,07 par kilogramme, et l’action ‘thérapeutique se manifeste pendant 50 jours.

L’injection intra-veineuse ne protège les arimaux que pendant 4 à 5 jours.

A côté de ces résultats, résultats de laboratoire, l'effet thérapeutique du «606 » a été mis en évidence dans la fièvre récurrente russe par J. Iversen, de Saint-Pétersbourg.

Voiei les conclusions qu'il tire lui-même de ses observations portant sur 52 malaces dont 48 ont été complètement guéris et n’ont eu aucune récidive :

« 1.— Le sel sodique du dioxydiamidoarsénobenzol, injecté à un malade atteint de fièvre récurrente, est capable, à n'importe quel jour de n’importe quel accès, d'arrêter celui-ci dans un laps de temps de sept à quatorze heures, vingt heures au maximum, et d’empêsher, dans 92 0/, cles cas, la production d’accès nouveaux; c’est-à-dire qu’une seule injection de ce médicament stérilise le sang d’un sujet infecté par les spirilles de la fièvre récurrente.

2. — La dose thérapeutique dans la fièvre récurrente est de 0 gr. 20 à 0 gr. 30.

3. — Après l'injection du médicament à cette dose, les spirilles disparaissent complètement du sang au bout c'e quatre à dix heures; tous les examens microscopiques deviennent négatifs.

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