Après l’injection, la température tombe pro
gressivement au-dessous de la normale dans l’espace de sept à quatorze heures, au plus tard vingt heures; la chute de température est accompagnée ordinairement de sueurs profuses et de tendance au collapsus. On note, en même temps, la disparition.de tous les phénomènes subjectifs.
5 — Le dioxydiamidoarsénobenzol exerce une action irritante locale qui se manifeste dans la plupart des cas par des infiltrations plus ou moins étendues et des douleurs très variables suivant les sujets et durant dans certains cas assez longtemps.
6. — L’injection intra-veineuse est absolument indolore, ne déterminant aucun trouble; son action se manifeste, trois, quatre heures plus tôt que celle de l'injection intra-musculaire.
Depuis que j'ai réussi à supprimer comolètement par l'injection intra-veineuse les douleurs qui constituaient un certain inconvénient, à l’emploi de la nouveille prépargtion,nous possédons dans Ll: dioxydiomidoarsénobenzol un médicament canable de détruire, de façon mathématique, dans le sang circulant, les spirochètes de la fièvre récurrente, sans danger pour le malade, un médicament dont la remarquable efficacité démontre la possibilité ce la «therapia sterilisans magna » dans la fièvre récurrente et qui nous permet d'espérer que la chimiothérapie moderne prendra un développement de plus en plus grand. »
Dans la framboæsia, les expériences de M. H.-J. Nichols, de l’Institut médical KRockfeller, semblent montrer que les spirochètes dispareissent chez le lapin en 24 heures et que chez le singe tous les phénomèênes pathologiques disparaissent en trois semaines. Strong, qui s’est occupé de cette question, a obtenu des résultats très satisfaisants.
Nous regrettons de n’avoir pu par nous-même observer l’action du « 606 » sur une des maladies citées plus haut; mois ce sont des maladies rares dans nos contrées et nous n’avons pu trouver qu’une observation remarquable de spirochétémie, recueillie par MM. Thiroloix et Durand, où l’arsénobenzol s’est montré réellement le médicament spécifique des affections spirillaires.
Voici le résumé de cette Observation :
(Publiée par MM. J. TaHirozorx et DURAND.) (Résumée.)
Le début de l’affection remonte au 21 mars. Brusquement, la malade déjà mal en train est prise de douleurs violentes dans la fosse iliaque droite. L'état général est d'emblée très altéré. Le 22 mars, on institue le traitement de Yappendicite, et les jours suivants jusqu’au 25, la situation s’améliore.
Dans l'après-midi du 25 mars, subitement les douleurs
abdominales et les vomissements reparaissent. Le 27,
PM