‹ Contribution à l'étude de l'action de la thyroxine et des substances antagonistes dans la métamorphose expérimentale des batraciens anouresChapitre 37 sur 42 · Rana tempvoraria, métamorphose normale · texte numérisé non relu

Rana tempvoraria, métamorphose normale

=UIÈRN = = métamorphose accélérée par la thyroxine au 1/10.000.000e. ONE métamorphose accélérée par la thyroxine au 1/10.000.000€. C. hypertrophie de la cornée.

MÉMOIRES DU MUSÉUM, nouvelle série, tome xx1 18

l'hypertropbie cérébrale n’est pas toujours visible à ce point, de même que l'exophtalmie, mais, cependant, par comparaison avec la coupe du cerveau d'un têtard parvenu au stade C et avec celle du cerveau d’une petite grenouille normale, on s'aperçoit tout de suite que, dans ces cas, le cerveau est au large dans la capsule osseuse et que les globes oculaires sont loin d’être au contact de celle-ci.

L’exophtalmie est donc causée, non par l’irruption de la matière cérébrale à travers les cavités orbitaires, mais par l’hypertrophie des globes oculaires eux-mêmes qui dérivent eux aussi, comme le cerveau, du feuillet ectodermique.

Le déterminisme de cette exophtalmie expérimentale est tout à fait différent de celui de l’exophtalmie qui se produit en pathologie humaine dans la maladie de Basepow dont elle est un des signes les plus frappants et qui est appelée, à cause de cela, « goitre exophtalmique », et dont l’origine est due à un hyperfonctionnement du corps thyroïde.

Cette exophtalmie, généralement bilatérale et qui s'accompagne souvent de certains troubles de la motilité oculaire (signes de MôBius, de STELLVAG, de GRAEFE) serait déterminé par l’action d’un centre exophtalmiant sympathique mésencéphalique (BERGER), sur le muscle lisse de MULLER et l’aponévrose orbitaire de TENON.

Elle a pu être reproduite expérimentalement par BEsANÇoN au moyen d'extraits de lobe antérieur de lhypophyse, puis par SaINToN, BrRouHA et SIMONNET, en associant le traitement thyroïdien à l’adrénaline, et MARINE a pu, par l'injection d'extraits hypophysaires, la produire chez les lapins thyroïdectomisés et la faire ensuite disparaître par des injections de thy-

roxine.

Mais l’exophtalmie ne se manifeste pas que chez les Vertébrés homéothermes, on peut la provoquer également chez les vertébrés poïxilothermes, notamment chez les Poissons et les Batraciens.

Des cas d’exophlalmie bilatérale ont été signalés en 1939 par GROBSTEIN et BeLLamt chez des individus immatures de poissons d'ornement : Plalypoecilus maculalus el varialus, à la suite d’ingestion de fragments de corps thyroïde de mammifères et, en 1941, G. Perrr et D. ScHACHTER ont pu provoquer l’exophlalmie bilatérale chez des Civelles (au stade VI-A-II-3) et chez des Gambusia affinis en employant de très fortes doses de thyroxine Roche (1/100.000€ pour les Civelles et 1/500.000€ pour les Gambusia). Les auteurs se demandèrent alors si cette exophtalmie était due, dans un cas comme dans l’autre, à l’action indirecte de l’antéhypophyse ou à l’action directe de l'hormone thyroïdienne sur le sympathique oculaire ou sur tout le sympathique 1.

Gomme nous l’avons vu, l’exophtalie bilatérale se produit aussi chez les têtards de Batraciens anoures d’espèces diverses telles que : Rana lemporaria,

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