I. HISTORIQUE
C’est peu de temps après l'isolement de la Thyroxine par KENDALL, que parut, dans la bibliographie, un travail de JENSEN, dans lequel cet auteur montrait que la Thyroxine produisait des effets voisins de ceux de l'extrait total de Thyroïde et semblait agir comme une hormone vraie, par elle-même et non pas seulement en excitant la sécrétion thyroïdienne.
En 1922, UKLENHUTH montre que ce n’est pas l’Iode inorganique qui constitue le principe de l'hormone thyroïdienne, mais que c’est bien l’Iode de la molécule protéique et amino-acide qui est l’agent de la métamorphse. L’année suivante, ABDERHALDEN signale, le premier, la nécessité de la présence dans le milieu, des ions Ca et Mg, pour obtenir la métamorphose expérimentale. :
En 1924, SwiNGLe met en doute la valeur du test basé sur la métamorphose des têtards. Il s'appuie sur le fait que l’action activante qui s'exerce sur le développement des têtards et sur le métabolisme des animaux supérieurs n’est pas dû à la même substance. Que plusieurs substances qui influent sur le métabolisme des têtards ne modifient pas celui des mammifères et sont insuffisantes chez les myxœdémateux.
La thyroxine agit dans les deux cas, or son acétylation lui fait perdre son action sur le métabolisme général mais lui conserve toute sa valeur comme agent déterminant de la métamorphose des têtards. Il semble que la première propriété soit liée au groupement G. O. N. H., tandis que la seconde le serait à la présence d’Iode engagé dans la molécule thÿroxinienne ; or on sait que, parmi les dérivés thyroïdiens, la Thyroxine exerce une action marquée sur le métabolisme des mammifères. Il semble donc que les conclusions de SWINGLE soient un peu sévères.
Cette même année voyait la parution d'importants travaux de CHAMPY, W. Scxurze et RoMeïs.
En 1927, deux auteurs russes, KosmiN et RESNITSCHENKO nient absolument l'utilité de la présence de sels dissous dans le milieu pour obtenir la métamorphose expérimentale des têtards de Rana arvalis.