‹ Contribution à l'étude de l'action de la toxine diphtérique sur les centres nerveux: Application possible à la pathogénie de l'épilepsieChapitre 15 sur 21 · CN RUE · texte numérisé non relu

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chine avec des hémorragies beaucoup plus fortes dans les surrénales.

Il ne semble pas que le blocage agisse notablement pour modifier l'intensité et le caractère du choc. Nous arrivions aux mêmes résultats que Jungenblut et Berlot qui l’on étudié de la même manière, mais au moyen du sérum de cheval.

Plusieurs faits nous frappèrent: tout d’abord un de nos sujets présenta des crises tétanoïdes, épileptiformes subintrantes et ce cobaye était précisément un des animaux antérieurement bloqué; d'autre part, les premiers animaux qui succombèrent étaient également bloqués; enfin la congestion viscérale était moindre chez les sujets préalablement injectés à l’encre de chine. Nous pouvions nous demander si le blocage n'était pas responsable à la fois des caractères particuliers des symptômes (contractures au lieu de paralysies) et du résultat différent des autopsies (vasodilatation moindre). Il nous restait à reprendre nos expériences avec des doses plus faibles de toxine diphtérique, pour avoir des survies prolongées et pour mieux comparer les résultats d’une série à l’autre.

CICAPTTRE 1V

Accidents spasmodiques et convulsifs obtenus avec la toxine diphtérique

Deuxième groupe d’expériences

Dix cobayes adultes de 250 à 300 grammes furent choisis. 5 d’entre eux furent bloqués le 3 juin 1930 au moyen d'une injection intrapéritonéale d'encre de chine (1 em$ dilué dans 1 cm d'eau disüllée) ; l'imprégnalion élant complète le 1 juin, nous avons pratiqué une première piqûre. Les sujets reçurent alors une dose non mortélle de toxine diphtérique par voie sous-culanée; la: réinjection se fil par voie sous-dure-mérienne. On se servit pour cela de la toxine diphtérique Standard préparée par l'institut Pasteur pour les réactions de Schick; on injecta 2/10 de cm3 de la toxine diluée à 1/600 soit 1/30 de dose mortelle et en pratique environ 1/60, étant donné que la moitié de la dose injectée ressort après chaque trépanalion.

A ce moment les cobayes bloqués et non bloqués pré-

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sentèrent tous à des degrés divers un choc initial, signalé déjà au cours de nos premières observalions. La mort arriva plus tardivement, Les animaux eurent, el seulement pour sepi cobayes sur dix, pendant 24 à 36 heures, des crises épileploïdes subintrantes avec hérissement, des phases d’exacerbation avec raideur el enroulement, puis des successions de contractions toniques et cloniques. Un huitième cobaye présenta les mêmes symptômes, mais put guérir; quant aux deux derniers, ils ne montrèrent rien d’anormal.

L’autopsie des cobayes montra que les organes n'é- aient pas congestionnés, les surrénales étaient presque indemnes et on ne remarqua pas d’épanchement: l’examen montrait plutôt une vasoconstriction généralisée.

Voici le détail des résultats de cette seconde série d’expériences :

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