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convulsions, qui élaient subintrantes et aboutissaient à la mort, était du mode Jacksonien, toniques, puis cloniques, sans perte de connaissance sauf, semble-t-il, lors des grandes crises convulsives.
Elles étaient d’une netteté lelle-que l’on peut parler, à ce propos, d'épilepsie expérimentale. Muskens à pu en produire avec de nombreux toxiques et il définit nettement les conditions dans lesquelles on peut en parler :
1° Les contractions convulsives doivent se produire d’abord rapidement les unes après les autres jusqu’à fusionner, et ensuite avec des intervalles plus grands à mesure que les mouvements augmentent d'amplitude ;
2° La forme a peu d'importance ; il peut s'agir aussi bien de mouvements de flexion que d’extension ; |
3° La conscience, ou ce qui lui est comparable, doit être absente en totalité ou en partie ;
4° On doit considérer comme nécessaire les phènomènes psychiques moteurs et sensitifs pré et postépileptiques.
Cet auteur a émis ces lois après avoir étudié longuement l’action de l’absinthe et du bromure de camphre ; il obtient chez les chiens et chez les chats des crises d’épilepsie avec congestion intense du cerveau qui peut saigner ; Chez ces animaux ainsi préparés un rien peut déclancher une crise : un bruit, une caresse, un attouchement ; leurs centres nerveux sont dans un état d’équilibre instable, le moindre réflexe déclanche des convulsions, et certains sujets en. meurent.
Dans les résullais de nos observations les deux premières conditions posées par Muskens sont réalisées
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les deux dernières le sont plus difficilement, car le cobaye ne se prêle point, au point de vue psychique, aux mêmes observations que le chat ou le chien,
Conclusion
Nous croyons donc que les faits curieux observés par nous s'apparentent lrès probablement à la pathogénie de l'épilepsie el permettent peut-être d'en éclaicir cerlaines obscurités.
Nous savions déjà quel élait le rôle important de l’anaphylaxie dans le déclanchement des crises comitiales ; il semble, d’après nos recherches, que des intoxications peu ou pas anaphylactisantes dans les conditions habituelles peuvent néanmoins sensibiliser le système nerveux ; il s’agirait pour certaines toxines neurophiles, comme la toxine diphtérique, d’une véritable neuro-anaphylaxie. Il est probable que la toxine diphtérique n’est pas seule à avoir une action si particulière dans de telles conditions el qu’un grand nombre de crises comitiales peuvent relever d’une telle pathogénie.
Conclusions
Nous nous sommes contenté dans ce travail de faire un compte rendu exact des expériences que nous avons faites sous la direction de M. le Professeur Fernand Arloing. Nous en avons conclu :
J. —— A Ja suite de réinjeclion de toxine diphtérique par voie sous-dure-mérienne chez le cobaye sensibilisé, onu observe deux ordres de fails :
a) Des manifestations immédiaies anaphylactiques d'un Lype particulier, dénuées de gravité el n’entraînant pas la mort :
b) Des manifestations lardives entre le 8 et Le 15° jour consistant en des crises télanoïdes et épileptüiformes
subintrantes aboutissant à la mort de l’animai.
II. Les cobayes lémoins injectés par vois sous-duremérienne aux mêmes doses el sans sensibilisation préa-
lable n'ont présenté aucun phénomène nerveux.
LIT, — Le blocage par encre de Chine ne paraîl pas intervenir dans le mécanisme de ces phénomènes,