A MES MAÎTRES ET A MES CHEFS DE L'ECOLE DU SERVICE DE SANTÉ MILITAIRE
; Avant-propos
Au moment où nous arrivons au terme de nos études médicales, nous assurons de notre plus profond respect, les maîtres civils et militaires qui ont contribué à notre formation.
En particulier, M. le Professeur Fernand Arloing, à droit à loute notre gralitude. Nous n’oublierons jamais l'amabilité avec laquelle il nous a accueilli dans son laboratoire; il nous a permis de travailler sous sa direction et de suivre de près son enseignement. Nous lenons ici à le remercier ainsi que tous ses collaborateurs.
Notre reconnaissance est assurée à M. le Docteur André Josserand qui nous a aidé dans ce travail et à mis à notre disposition le domaine étendu de ses connaissances ; il ne nous a ménagé ni son temps, ni ses précieux conseils.
Nous conserverons un très bon souvenir de nos camarades de l’école de santé dont pendant six ans nous avons partagé les joies et les peines.
Contribution à l’étude de PAction de la Toxin: diphtérique sur les nerveux Application possible à la Pathogénie de l’Epilepsie
Introduction
Il arrive parfois d'observer, dans la pratique médicale ° des paralysies dues à la toxine du bacille de Lôffler. Elles ont été étudiées longuement par de nombreux auteurs et l'expérimentation a contribué à mettre en lumière la marche de ces complications assez fréquentes de la diphtérie. Martin en 1891, Sicherbach, Crocq, Jules Courmont, Doyon, Paviot, Mouratow et Mouriaview ont mis au point l’analomie pathologique; Roux et Yersin, Charles Morel, Babonneix, onf cherché surtoul à se rendre compte de l’évolution de ces paralysies el ont apporté à l'appui de leurs thèses des expériences nombreuses. Il, ressort de ces travaux que l’on peut oblenir chez des animaux par injection intra-veineuse de toxine diphtérique, des paralysies débutant du 9° au 42° jour, par le train postérieur ; elles sont progressives et aboutissent le plus souvent à la mort.
Ces données sont actuellement classiques; cependant au cours des recherches que nous avons effecluées au laboraloire de M. le Professeur F. Arloing, il nous a été
donné d'observer une action toute différente de celte toxine, Nous avons été frappé de ce fait; il nous semble intéressant de Pexposer et d'en chercher une explication.
Avant de retracer les résultats de nos expériences, nous allons développer l’action expérimentale de la toxine diphtérique, ce qui permettra de mieux comparer ce que nous savons el ce que nous avons remarqué personnellement,