‹ Contribution à l'étude de l'action des gaz sur les métauxChapitre 12 sur 35 · TEMPÉRATURE CENTIGRADE · texte numérisé non relu

TEMPÉRATURE CENTIGRADE

Fig. 6.

Il est intéressant de comparer cette quantité à celles obtenues dans des expériences du même genre sur d’autres verres. En traitant un tube de silice opaque de 130 cm°de surface et0 cm 25 d'épaisseur. Guichard (21) a recueilli 2 em? 45 de gaz, et a attribué l'importance de ce volume à l’infinité de petits canaux dont est criblée la substance. Pr ailleurs, Sherwood (119) a étudié une série de verres courants et a mesuré des quantités bien plus faibles : Le cristal qui a dégagé le plus de gaz ne lui a fourni que 73 mm jusqu’à 550° pour 350 em de surface,

(*) Pour le détail des mesures, voir : Appendice, tableau I.

soit le 1/8 environ de ce que nous obtenons. Il en résulte que {a silice, comparée, aux autres verres déquyertes quantités de qaz effectivement considérables; et cela indépendamment de l'accroissement desurface qui pourrait résulier des canaux de la silice opaque. W est de plus à noter que les courbes de Sherwood (traduites suivant notre représentation) présentent deux changements de concavité. Le second correspondrait. d'après l’auteur, au début d'une zone de réaction entre constituants du verre Le fait que la silice pure ne nous à donné qu'un point d'inflexion corroborerait cette hypothese |

Remarquons, enfin, que d’après les mesures précédentes, le tube chauffé deux heures dans le vide à 135110 n’a dégagé aucun gaz. Cela montre du même coup, que /a silice vitreuse peut être considerée convme vnperméable à l'air (et par conséquent aussi à l'azote) jusqu'à cette température, et qu'il n’y a pas lieu de se préoccuper de cette cause d'erreur «a prior: possible, dans des mesures d'absorption.

Pour avoir une idée de la manière dont la silice reprend ses gaz, nous avons fait les deux expériences suivantes :

1° l'étude des gaz dégagés après l’abandon de 10 jours à l'air,et à la température ambiante du tube dégazé,

20 l'étude des gaz dégagés apres une expérience où le tube a contenu durant une dizaine d'heures de l'azote à des températures comprises entre 400 et 12000.

Dans les deux cas, la nouvelle quantité de gaz recueillie a été a peu près la même et égale à U cm° 3, soit les 3/4 environ de la quantité primitive. Il en résulte que la tendance à La redissolutron des quz est très accent uée, el que duns des e.rpériences d'absorption de lonque durée, à y a lieu de tenir compte d'une erreur possible qui peut atteindre Oen 4 jar 60 «2 de surface chaufjée, et dont on ne peut pas préciser le signe. Cette constation devrait conduire à éliminer les tubes de silice, même vitreuse, dans toute étude de faibles absorplions : En admettant que les erreurs à,9 à d,o calculées au HI puissent être beaucoup diminuées par Île choix d’un dispositif convenable, ilest diflicile d'éviter les erreurs ,» et dv, qui sont prépondérantes. Ceci paraît avoir complètement échappé aux auteurs, qui ont mesuré des très faibles absorptions, en se servant toujours de tubes de silice. La porcelaine vernissée paraîtrait beaucoup plus indiquée. Nous n'avons pu nous en servir dans nos expériences personnelles en égard au traitement thermique brutal auquel nous soumettions le tube pour etudier les métaux pyrophoriques ; mais comme nous nous sommes bornes aux cas d’absorptions notables, l'importance était bien moindre.

La figure 6 his représente les mesures faites sur les gaz dégagés par Ù gr. 216 de silice précipitée (2). La quantité d'eau émise a été évaluée à (| mmg. 85, soit | mmg. 6 pour À gramme de substance. Le rapport au volume total dégagé est donc a peu près le même que pour la silice transparente. Toutefois, à surface égale, celte dernière paraîtrait dégager plus de gaz que la silice précipitée, ce qui signifierait qu'il ne s’agit pas que d’un phénomène d'adsorplion. TAN

Enfin, nous nous sommes demandés si la silice ne pouvait pas réagir chimique-

(2) Pour le détail des mesures. Voir Appendice Tableau IL.

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ment par siliciuration avec les métaux utilisés. Ceci aurait été à craindre principalement pour le chrôme et le manganèse. Après une seule expérience qualitative. nous avons reconnu qu'il fallait absolument éviter le contact de ce dernier métal avec la silice pulvérulente, car dès 1 0000, nous avons obtenu un magma où les grains de métal étaient complètement enrobés. Nous avons alors recherché si de la silice pouvait s’allier au métal :

‘e © Le) at = SON u à Q C DE ) , .

ae (HUMIDITÉ DEDUITE) CA A t Q

GAZ DESLA SiLICE PRECIPÎTÉE

500 1000 TEMPÉRATURE CENTIGRADE Fig. 6 bis.

4° Quand on chaufle 3 heures à 1.2000 des mélanges de chrôme et de silice pulvérulente.

20 Quand on chauffe 3 heures à 1.200 une certaine quantité de manganèse dans un tube de silice vitreuse.

La méthode empioyée a été la méthode d'insolubilisation habituelle en creuset

de platine, avant et après le traitement thermique. Les résultats ont été négatifs.

CHAPITRE I GAZ DE DIVERS MÉTAUX, — ABSORPTION DE L'AZOTE PAR CES MÉTAUX

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