I. — Gaz dégayés dans le vide
Les mesures «lirectes de volumes gazeux absorbés par les métaux, n’ont une signification rvelle, que si ces métaux sont débarrassés préalablement des gaz qu'ils
contiennent, Nous avons vu toutefois, dans la première partie, les difficultés d'une telle opération, pratiquement interminable, quand on veut conserver les substances initiales Pour la pousser aussi loin que possible, il est donc nécessaire de contrôler les dégagements dans le vide, aux diverses températures, et s'assurer quil deviennent ellectivement négligeables. Aussi, les expériences que nous groupons ici n ont elles pas une prétention analytique. Elles renseignent, cependant, sur la nature et la quantité des gaz libérales de divers métaux non encore étudiés à ce point de vue pour la plupart. Nous aurons d’ailleurs plus loin (Q IH), l'occasion
d'apprécier l'écart qui peut exister entre ces quantités et celles réellement contenues.
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DEGRÉS CENTIGRADES Fig. 7
Les courbes (fig 7) représentant ces mesures (2) sont toutes de même forme. et ne présentent pas d'inflexion, contrairement à celles de la silice (fig. 5). Comme le dégagement, bien que très lent est manifeste a froid. il est probable que les points d'inflexion existent mais sont trop voisins de l'origine pour être mis en évidence. Une concavité positive serait probablement due à une croissance rapide de la vitesse de dégagement, par élévation de température. Les courbes ne correspondent donc pas à des équilibres. Mais si l'on admet qu'ilexiste des états d'équilibre plus ou moins voisins des courbes expérimentales, dans leur parties supérieures,
(2) Pour le détail : voir Appendice, Tableau III à IX.
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la forme de ces courbes signifierait que sous la pression constante s, limite de vide réalisée (par exemple de l’ordre du 1/1000 millimètres dans nos expériences), la solubilité des divers gaz occlus diminuerait à températures croissantes.
Remarquons que les quantités de gaz sont très différentes suivant l'origine du métal. Pour le fer réduit (courbe 1). elles dépendent évidemment des conditions de réduction, ainsi qu'il resulle des études de Baxter (42) et de Neuman et Streintz (41), les chiffres plus forts indiqués par Troost et Hautefeuille (39) se rapportant spécialement à des métaux réduits à basse température. De même, le chrôme électrolytique (courbes 2 et 3) émet des volumes de gaz qui sont lis aux conditions de dépôt, comme l'ont montré, par aüleurs, Huttig et Brodkarb (51). Et, d'une manière générale, les mné'aux préparés au four électrique (courbes 4 et 6 dégagent notablement plus de gaz que les mélaur aluminothernuques : courbes 5 et 7 confondues).
En ce qui concerne la nature des produits gazeux, l'absenee totale de CO et CO? pour le chrome et le Manganèse est à signaler. Ce fait est certainement du à l'absorption intégrale des deux gaz par oxydation et carburation simultanées. comme le prouverait l'étude de Charpy (108) relative à l'action de l'oxyde de carbone, sur ces métaux. Îl est curieux de constater, d'autre part, que le fer réduit ne dégage pas uniquement de l’hydrogène, mais aussi de l'acide carbonique et de l'azote Ces gaz ne peuvent provenir que d'impuretés de l’oxyde initial ou de l'hydrogène.
Gaz des amalgames. — Enlin, nous avons étudié les gaz libérés de quelques amalgames — préparés conformément au tableau précédent — lors de leur distilalation dans le vide. en vue d'obtenir des métaux pyrophoriques. Nos résultats sont résumés ci-dessous : |
Gaz des amalgames
Températire de distillation 400-4400. Durée : 2 heures == Tv ë cm3 dégagés Amalgame Masse cm St pAtnre Pression 0—-760 C ea de : utilisée dépagés lab Se atmosphérique] pour 100 g A Er me aboratoire d'amalgarme Ferrer de 13 g 5,2 23 150 30cm, 40) 1250 ENS RC Chrome ..... 5 g. 39 5 22 742 83 cm3, 6 |H2— 90 % ; N'— 109 Maugauèse.. | 35 g. 3 1,8 20 757 4 CNT) AGO ANS IL — Ætuie qualitative de l'action de l'azote sur les métaux
Alin d'orienter nos expériences ultérieures, nous avons tenu à étudier la mamanière dont se comportent les métaux dans l'azote, par un procédé rapide qui nous permette :
1° de délimiter les zones de faible absorption, et celles d'absorption notable.
2° d’avoir une première idée de l accroissement des vitesses en fonction de la température,
3° de prévoir éventuellement le nombre de composés distincts susceptibles de se former.
4° D'examiner si, à une certaine température, i: existe ou non une pression au-dessous de laquelle l'absorption n'est plus possible.
Nous avons pour cela utilisé une méthode dynamique qui consiste à suivre les variations de pression d’un volume de gaz a peu près constant au contact du metal, porté à diverses températures Pour obvier à la diminution d'activité, corrélative de l'avancement de la réaction, nous avons fait croître assez rapidement fa température, et suivant une loi régulière en fonction du temps, les mesures étant faites à des inter-
valles égaux.
Dans ce but, nous avons débranché de l'appareil le mesureur D ainsi que son réservoir H, en laissant le manomètre M. Le tube E utilisé avait 1 cm 8 de diamètre intérieur. ‘e qui corres: ont a un espace chauflé de 25 cm? environ et un espace total de 30 cm® Après quelques tâtonnements, nous sommes arrivés. en outre, €n faisant avancer la manette du rhéostat R, à des intervalles bien déterminés, à avoir
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