DISSOCIATION DES METAUX AZOTURÉS
Dès la précédente étude d'absorption, deux ordres de faits pouvaient permettre de prévoir la divariance des systèmes, tout au moins, dans: certaines zones
de température et de pression :
1° La diminution des quantités d'azote absorbées par le manganèse pyrophorique, à des températures croissantes suus 760 millimètres. Dans le cas du chrome, la décomposition seulement partielle, sous la même pression et au-dessus de 1100°, des produits (saturés ou non saturés) formés en dessous :* chose à signaler, les volumes d'azote perdu n'étaient pas proportionnels au titre primitif, mais croissaient beaucoup plus vite, et ceci écarte l'hypothèse d'un sous-azoture.
20 La difficulté de décomposer intégralement ces produits sous une pression de 10% millimètres, une limite bien déterminée étant atteinte à chaque température, tout comme dans le cas de l’extraction des gaz primitifs du métal.
est Le. nous avons étudié, avec plus de détails, le phénomène de dissociation, à pression fixe et à température fixe.
(2) Cf. Duroir et Scnnarr, C. R. 187-300 (1928).
LE — Dissociation isobare
Les produits les plus riches en azote que nous avons obtenus, c’est-à-dire à 22 gr. 5 % pour le chrome et à 13,3 %, pour le manganèse, ont été chauflés sous la pression de 760 millimètres d'azote à des températures croissantes Les volumes de gaz perdus ont été mesurés, et nous en avons déduit les concentrations d’équilibre.
Les figures 13 et 14 résument les expériences ainsi faites (1?) Les temps + indiqués représentent le nombre d'heures au bout duquel, toute variation de volume est devenue pratiquement négligeable. L'équilibre a été démontré par variations de températures dans les deux sens, et il a été ellectivement constaté que l'on pouvait ainsi incorporer de l’azote au métal, ou en extraire. C’est toutefois plus long pour le chrome que pour le manganèse.
Par ailleurs, aux erreurs d'expérience près, les quantités ainsi trouvées sont en bon accord avec les quantités mesurées par absorption directe.
Pour le chrome la quantité d'azote fixée entre 500 et 8709 est donc sensiblement constante et égale à 29 % du poids du métal. Entre 930 et 970, elle baisse légèrement à 27 ce qui correspond exactement à la formule de l’azoture CrN. Entre 1050 et 1 200, elle baisse très rapidement jusqu'à 12.6.
Pour le manganèse, la quantité d'azote fixée décroit régulièrement depuis 15 gr. 4 pour 100 grammes de Mn à 390° jusqu’à 6 grammes à 1 050.
IT. — Dissocialion isotherme de l'azoture de chrome (2)
Nous avons alors étudié la façon dont se dissociait l’azoture de chrome à diverses températures, en faisant correspondre à chaque mesure de pression, la concentration calculée comme il a été dit précédemment \).
Après quelques tâtonnements, voici la méthode que nous avons adoptée : une même masse » d'azoture servait pour toutes les mesures, et après évacuation complète à froid, était portée successivement aux températur: s 810°, 850°, 890°, 920°, 960°, 980%, 1 QUO, en ne passant de l’une à la suivante que quand la pression ne variail plus durant trois heures au moins, que de quantités négligeables, et après avoir vérifié qu'un refroïlissement de 10° environ entraînait effectivement une diminution de pression (supérieure à celle qui serait due à la simple contraction du gaz). Après la mesure définitive à 4 000°, la température était baissée progressivement, et les mesures étaient refaites en sens inverse jusqu'à 8100, l’équilibre étant démontré cette fois-ci par de légers accroissements de température. Nous avons ainsi pu constater que l'on repassait sensiblement par les mêmes valeurs,
Le réseau d’isothermes représenté par la figure 15 résume les résultats obtenus ().
(:) Pour le détail des mesures, voir Appendice, lableaux XXIX et XXX. (?) Noir aussi : G. Vazuewsi, Comp. Rend., 187-293 (1928).
(3) Chap. 1, $ IV.
(*) Pour le détail des mesures, voir Appendice, tableau XXXI.
G. ACOTE POUR 100 CHROME
G AZDTE POUR 1/00 MANGANÉSE
GABRIEL VALENSI
DiSSOCIATION DE L'AZOTURE