CONCLUSION
Le principal résultat de ce travail a été de mettre en évidence une analogie très nette entre la dissociation de l'azoture de chrome et celle de l'hydrure de palladium. En raisonnant sur le réseau d'isothermes obtenu, nous avons conclu que l’azoture de chrome était d’une part capable d'adsorber de petites quantités d'azote. et d'autre part soluble dans le chrome, d’autant plus que la température s'élève ; c'est pourquoi le système n’est qu’exceptionnellement univariant.
Le manganèse, jusqu’à des pressions de l’erdre de 4 atmosphère et demi, ne donne que des solutions d’azoture dans lui-même mais la ressemblance avec les courbes du chrome, montre bien que l’azoture doit exister pur à des pressions plus élevées.
ln rapprochant ces faits d'observations relevées sur des systèmes gaz-métaux très divers, la solubilité des produits de la réaction dans les métaux, apparaît comme lout à fait générale C'est probablement là l'explication des « gaz dissous » couramment rencontrés. Nous avons d'ailleurs à ce propos, discuté sur ce terme etconclu à son impropriété. |
Accessoirement, nous avons :
4° Mis au point des méthodes et des appareils de mesures pour étudier de près ces phénomènes, d'une part à l'absorption, d'autre part à la 'issociation, analysant avec soin les diverses causes d'erreurs.
29 Etudié, dans ce but, quelques propriétés aux hautes températures de la silice fondue ou pulvérulente : gaz « dissous » et perméabilité notamment.
30 Etudié, de même, les gaz dégagés dans le vide par des métaux et des amalgames divers, portés à haute température.
49 Proposé une méthode d'exploration rapide des zones de réaction entre gaz et métal
50 Etudié l’action de l’azote sur le fer, réduit ou pyrophorique, vérifié que les absorptions, faibles dans deux les cas, quoique plus intensesque celles mesurées par d’autres auteurs, étaient bien réversibles.
6° Fait à ce sujet quelques remarques générales sur les difficultés de mesure directe dans les cas de faibles absorptions.
70 Etudié en fonction du temps et de la température, l'absorption de l'azote sous 760 millimetres, par des chromes et des manganèses d'origines et de degrés de divisions variables.
80 Conclu, d'une manière générale, à la difficulté d'accéder à des équilibres effectifs si l'on ne part pas de métaux pyrophoriques, bien que le manganèse soit toujours plus actif que le chrome. «
Jo Reconnu l'influence catalysante de certaines impuretés, capables de modifier d'une part les seuils, d'autre part les vitesses d'absorption, bien que cette influence soit d'autant moindre que la température est plus élevée.
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10° Constaté et expliqué une anomalie présentée par le manganèse d'origine aluminothermique, qui donne lieu à des absorptions particulièrement intenses.
119 Reconnu d'autre part l'inutilité d'essayer d'accroître la porosité du métal (dépôt électrolytique) si l'on ne sépare pas m caniquement les grains les uns des autres, la porosilé disparaissant vite, par agglomération des métaux, bien au-dessous de leur point de fusion.
| 12° Enfin, interprété quantitativement la courbe des tensions fixes de l'azoture de chrome.
Nous espérons ainsi avoir attiré l'attention des chercheurs, sur l'intérêt à la fois théorique et pratique, que peut présenter une catégorie de phénomènes, encore mal connus, on étudiés à des fins trop strictement utilitaires.
RL PL Li de GS