‹ Contribution à l'étude de l'action des gaz sur les métauxChapitre 6 sur 35 · IL. — Description de l'appareil · texte numérisé non relu

IL. — Description de l'appareil

La plupart de nos expériences ayant consisté en mesures de volumes gazeux, eten mesures de pression, un même appareil que schématise la figure 3 a été monté à ces fins.

L'azote employé provient d’une bombe N. Le barbotteur B à acide sulfurique commence le séchage et permet d'apprécier le débit. La colonne de cuivre C, portée au rouge par une rampe à gaz. fixe les petites quantités d'oxygène que l'azote peut contenir ; g, et y, sont deux joints au mastic golaz assurant l'étanchéité du tube de porcelaine contenant la tournure. Le séchage est terminé par la colonne P à anbydride phosphorique. Le robinet fe Sur une planchette de manœuvre, règle l'introduction d’azo'e.

Le vide est effectué par une trompe à condensation de mercure du type Langmuir Le primaire est relié soit à un groupe Gaiffe-Gallot Pilon G.G.P. quand il ne s’agit que de retirer l'air contena dans l'appareil, soit à une pompe à mercure de Geissler G, quand il est nécessaire de recueillir les gaz. Le manomètre à

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{4 GABRIEL VALENSI

mercure 7 indique le vide préliminaire. La jauge de Mac Léod J permet de mesurer le vide définitif L'aspect de la décharge d'une bobine d’induction 1 excitée par deux accumulateurs e, jaillissant entre deux électrodes de platine. f,, /, soudées a 10 centimètres de distance, dans l'appareil, donne d'ailleurs une idée rapide de ce vide, le 1/:000° de millimètre correspondant à la disparition de toute décharge. Le robinet à trois voies 0, relie la trompe à condensation, soit à la pompe de Geisler, soit au groupe G G P. par un caoutchouc à vide. Le robinet #4 sur la planchette constitue la prise de vide.

Les temperatures requises sont obtenues à l'aide d'un four à résistance F dont le fil, de 2 metres de long est enroulé en une hélice intérieurement apparente dans un enduit d'alundum, constituant un cylindre de 10 centimètres de longueur et de 2 centimètres de diamètre intérieur. Pour les températures inférieures à 10500, le fil est en alliage R.N.C. de O0 mm. 7 de diamètre. Pour les températures supérieures, c'est un ffl de platine de 0 mm. 4. Dans ce cas, le fil est séparé de l'alundum par une brasque de magnésie. facilement friable permettant la récupération en cas d'accident. Le four est calorifugé par de l'aniante maintenue par un cylindre réfractaire extérieur. Le courant employé est le 110 volts & du secteur. convenablement rhéosté en R, (rhéostat a manette) et R, (rhéostat à curseur). L'ampèremètre A donne l'inten-

sité et le voltmètre V la différence de potentiel aux

bornes. Les métaux à étudier sont contenus

dans un tube de silice vitreuse E, fermé à une extré-

milé et pénétrant dans le four sur une longueur de

10 centimètres à partir de cette extrémité. Ce tube

Fig. 4. a 35 ceulimétres de longueur au total, et a eté

choisi de diamètres différents suivant les expé-

riences. Pour étudier les métaux pyrophoriques. il lui a été soudé latéra-

lement un petit appendice vertical (fig. #, où le mercure distil'ant de l'amal-

game venait se rassembler. Dans ce cas, l'ensemble du four et du tube laboratoire

étaient inclinés au moyen d'une brique plate, ce qui facilitait l'écoulement. Un

mastiquage 8, relie E au robinet à trois voies p, sur la planchette de manœuvre.

Enlin, r;, est une bande épaisse de papier liltre entourant le tube et plongeant dans

une capsule d'eau. par ses extrémités, ce qui porte rapidement à la température du laboratoire, le gaz extérieur au four.

Les températures sont repérées au moyen d'un couple r, platine platinerhodié 5 °/, en connection avec un millivoltmètre » de 333 © de résistance, une bobine de 500 constituant une résistance de ligne supplémentaire. L'étalonnage a été elleclué au moyen de 7 points : tempéralure ambiante 200, ébullition de l'eau 1000, ébullition du naphialène 2189, ébulition du soufre 4440, fusion du chlorure de sodium 8000, fusion du cuivre dans le vide 4080, fusion du platine (soudure) 17:30, L'une des branches est isolée grâce à un mince tube de silice opaque et l'ensemble protégé par un tube de silice transparente de 3 millimètres de diamètre, fermé à un bout, et pénétrant dans le tube E Jusqu'au niveau du métal.

Le dispositif de mesures consiste en principe en un thermomètre à gaz à pression Constante, différant cependant du modele classique en ce qu'un mano-

mètre à mercure à air libre M est soudé séparément au sommet du tube gradué D. Cela dispense de la branche étroite de l'habituel tube en Y. et cela permet de réaliser sans tâtonnements une pression déterminée car il suffit de calculer les déplacements a faire subir a un seul ménisque, l’autre se déplaçant de quantiés égales. Le manomètre M est un tube de 1mm,i de diamètre. Le tube D a 230 cm® de vol. et est gradué en 1/2 emÿ. Le manchon réfrigérant r, unilormise la tempéra ure du gaz, qui est indiquée par le termometre t gradué en 1/10 de degrés. Entin la manœuvre du réservoir a mercure H permet de maintenir la pression constante.

La jonction du mesureur au robinet 4, est assurée par un tube de {1 centimètre de diamètre. Les variations de la température du laboratoire. affectant les gaz de ce lube, et de la patrie extérieure de E, auraient naturellement pu entrainer d'assez fortes erreurs sur les mesures de volume. C'est pourquoi, dans la plupart des travaux de ce genre l'on a fait grand usage de tubes de Jonction en capillaire. Nous en avons quant à nous systématiquement évité l'emploi, tout a fait d favorable à la réalisation de vides poussés, ainsi qu'il résu te des théories de Kuucsen (116). Et nous avons tourné la difficulté, en ramenant a Oc pour chaque mesure et d'après la température du laboratoire, la somme des volumes des canalisations aflectées.

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