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I. — Matières premières

Nous nous sommes servis de métaux d'origines diverses, correspondant à

différents états de divisivn.

Les métaux fondus utilisés ont été : 4° du chrome et du manganèse préparés

au four électrique par la méthode de Moissan ; 2° du chrome et du manganèse alu-

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minothermiques provenant des aciéries de Genevillers. Le dosage du chrome a été eflectué volumétriquement par la méthode aü-sel de Mohr, après attaque d s échanüllons pulvérisés au moyen d'acide sulfurique au 4/4 et peroxydation de la soluon par du bioxyde de sodium à l’ébullition Nous avons ainsi trouvé 98,3 (+ 0.3) pour le chrome Moissan et 49,5 (+ 0,3) pour le chrome aluminothermique. Le dosage du manganèse a été effectué également volumétriquement par la méthode de Kuorre, modifiée par Geloso (109), après attaque des échantillons au moyen d'acide sulfurique au 1/10. Nous avons ainsi trouvé 96,5 (+ 0,2) pour le Mn Moissan et 96,9 (+ 0.3) pour le Mn aluminothermique. L'intérêt de ces deux méthodes, est qu'elles écartent automatiquement du dosage les éléments étrangers. Pour les mélaux aluminothermiques, les teneurs en ces derniers sont les suivantes :

Si 0,840 Chrome aluminothermique.......... AGE de rene n est eee te ce ) a x 0:23 A1—\0,11

MA E— 122 D : L il, fi

M eau no RCA Oo Uu HAE 2

anganèse aluminothermique Ni 0225 ME NS (TI

Nous avons également eu entre les mains deux chromes électrolytiques. L’un préparé : ar M. Ducru (1). en électrolysant une solution de bichromate de potassium, d'alun de chrome et d'acide sulfurique avec une densité de courant, qui, en 15 heures a varié de 9.4 à 12 ampères par dévcimètre carré. et en traitant le d pôt à l'acide azotique. L'autre, d’origine allemande, et dont nous ignorons les conditions exactes, nous à êlé confié par M. Voisin, directeur du service technique de la Sociélé Marret, Bonnin, Lebel et Guieu. Le premier à donné 110 % à l'analyse et était bien doué d'éclat métallique ; le second qui a donné 99,7 se presentait sous lorme de petits grains ayant un reflet jaune, que M. Ducru a attribué au dépôt d'une pellicule de chromate de chrome, se produisant quelquefois, ce qui justifie le traitement à l'acide nitrique.

: Métaux fondus et métaux électrolytiques ont été pulvérisés soigneusement au mortier d'Abbich et passés au tamis N° 200. Examinés au microscope micrométrique les grains avaient un diamètre moyen de 0 mm. 4 (+ 0,03).

Il a été préparé du ler réduit en portant à 800° un tube de porcelaine contenant une nacelle chargée d'oxyde ferrique pur, dans un courant d'hydrogène desséché sur une colonne de PO5 Il a été vérifié par pesées que la réduction était bien complète.

Eufin nous avons étudié un certain nombre de métaux pyrophoriques, obtenus par distillation de leurs amalgames dans le vide. La méthode la plus simple pour obtenir des amalgames des mét ux du groupe du fer est le pracedé électrolytique. De nombreuses données dans ce sens se trouvent dans Moissan (140), Luckow CT Guntz (112), Ferée (90), Smith (113), Myers (114), Cohen et Kettembeil ( 15). 1

(1) Nous saisissons l'occasion qui nous est offerte pour remercier le général Ducru, de tout l'intérêt affectueux ,qu'il nous a témoigné au cours de ces rechercaes.

TE

est vrai que les conditions de rendement ne paraissent pas avoir été beaucoup étudiées, et que, d'autre part, les formules de composés proposées sont par trop empiriques. Pour ne pas sortir du cadre de nos recherches, nous nous sommes bornés à constater que l'alliage des métaux au mercure, était souvent très facile dans les conditions les plus diverses. Ainsi une solution de sulfate ferreux, électrolysée par erreur en courant alternatif, n’en a pas moins donné de l'amalgame. L'appareil utilisé est schématisé sur la figure 2 Comme les fortes densités de courant sont en général recommandées, nous nous sommes servis d'un entonnoir de 1 litre dont le fond a 1 centimètre de diamètre intérieur. Ce fond C est bouché au mover de liège,

Fe

‘110 Fig. 2.

traversé par un fil de fer qui amène le courant, et est rempli de 15 cm de mercure. La surface cathodique ainsi définie est donc de 0 cm°,8. L’anode est constituée par un fil de platine P ; le serpentin de plomb /, p‘rcouru par une circulation d’eau, empêche un échauffement par trop grand ; la température relevée sur le thermomètre / — et qui a été en général voisine de 40° — s'est montre sans grande influence. Les plaques de verre », r’ empêchent l'évaporation. Le courant employé, dont l'intensité est donnée par l'ampèremetre A est du 110 volts continu, rhéosté en R. La tension aux bornes est lue sur le voltmètre V. Le tableau suivant résume les expériences qui ont été faites dans ces conditions. Les poids d'amalgame indiqués correspondent aux produits séparés par passage à travers une peau de chamois, du mercure cathodique transvasé et pressé à la main. Ces amalgames sont très altérables, et noircis ent rapidement à | air, principalement ceux de ler et de manganèse Aussi a-t-il été indispensable, dans toute expérience : à ils entraient, de les préparer au dernier moment et de les introduire très rapidement dans l'appareil. Enfin, les analyses ont été faites par calcination à l'air d’une masse connue d'amal-

game. Nous avons admis qu'il se formait du Fe?O* dans le cas du fer, du Mn°O* pour le manganèse et du Cr?0® pour le.chrome.

Préparations et analyses d'amalgames

Mercure cathodique v — 15 cm3

Masse Prises Poids

Amalgame è Tension] Densité : d’amal- d'essais d’oxyde pal % préparé Bain au de Durée game pour obtenu par L ee bornes OUTRE obtenue analyse calcination | Ma 8

SO*Fe.7 Aq— 1508 , SO*H?conc.— 50c| 20 v. |3,2amp/cm?|4 heures| 20 g.

g. 5 0 g. 436 6,8 Rec H20 — 75ûcc sn

CrGl3.6 Aq — 1008

de ù = 8 g. 331 | 0 g. 870 1.13 ne HCI gone: = 2 34 v. | 3 amp/cm? 5heures| 21 g. 2 55 0 8. 266 ; H20 = 750 MnC12.4 Aq — 1008 Lo. HCI conc. — 506] 24 v. (2,8amp/em?|2 heures] 60g. | 48-52 | 0 8. 269 4,28 Manganèse AQ = 7505 Ag a 0 g. 470

Nos premières expériences nous ayant mis en évidence une forte tendance à l'agglomération des métaux, bien au-dessous de leur point de fusion, nous y avons remédié chaque fois que cela était possible, en mêlant à la poudre métallique U-gr. 04 de silice pure précipitée. Cette silice à été obtenue en debouchant dans une grande capsule d'eau un tube de SiCl#, en évaporant à sec au bain-marie, et en calcinant 8 heures au four Perrot le résidu.

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