V. — Analyse des qaz
Les gaz dégagés dans le vide, soit par les métaux à étudier, soit (à titre de contrôle) par les produits azotés, ont été recueillis au moyen de la pompe de Geissler et analysés sur une cuve à mercure d- Dovere.
Voici, d'une manière générale, comment nous avons conduit ces expériences : Une masse 7 de substance est introduite dans le tube E, préalablement dégazé pour son compte, et ouvert a l'air le temps strictement nécessaire. Le joint g, est remastiqué et le vide de 1/1000 millimètre réalisé. Le robinet f, est ensuite tourné dans la position 1 et l'appareil abandonné une nuit à la température ambiante. Le vide est alors refait complètement sans recueillir de gaz, puis le four F, porté à une sé ie de lemprratures croissantes, en entretenant le préliminaire au moyen de la pompe de Geissler. À des intervalles connus, les gaz sont recueillis, et mesurés dans des tubes T gradués suivant les cas en 1/10 em® (ce qui permet
d'apprécier le 1/20), ou en 1/50 cm {ce qui permet d'apprécier le 1/100). La tempéralure n'esl augmentée que quand, durant deux heures au moins. le dégagement est devenu intérieur au 1/ 0 cmÿ. La totalité du gaz est analysée à la fin de chaque expérience. Pour cela, elle est fractionnée en deux au moyen d’une pipette de Doyère. Dans la première fraction, CO? est dosé au moyen d'une pastulle de potasse, puis O2 au moyen d'un grain d'acide pyrogallique fondu. Dans la deuxième fraction. il est ajouté un volume connu d'oxygene, la contraction eudiométrique est mesurée, ainsi que l'absorption ultérieure par une pastille de potasse Des calculs simples donnent ainsi CO? O?, H?, CO. Les gaz non absorbables ont éte considérés comme de l'azote.
L'approximation sur les volumes gazeux recueillis, est certainement supérieure au 1/7 0 cm, même si l'on ne fait aucune correction spéciale de calibrage et de dilatation du verre. Ea fait, ces corrections nous ont paru inutiles, car la concordance entre diverses expériences dans les mêmes conditions apparentes, ne s'est souvent trouvée vériliée qu'à 7 °/, près environ Si nous nous sommes inquiétés parfois, du 1/100 cmŸ, ce n’est qu'à titre comparatif pour nous rendre compte d'une croissance relative.
Les erreurs sur les analyses peuvent être beaucoup plus considérables. Par exemple une quantité de CO?. dosée sur 3 cm° résulte de deux mesures à 1/21 cmÿ chacune et peut donc être affectée d'une erreur de 0 cm, 1, ce qui correspond à + 3,3 sur le pourcentage calculé. Augmenter la précision par des méthodes plus ou moins inspirées de la micro-analvse, sortait toutefois du but de ce travail.
Enfin, chaque fois que les produits azotés obtenus étaient attaquables par un acide, nous avons contrôlé leur teneur par un dosage d'azote ammoniacal. Ces dosages s'effectuent simplement, dans un appareil de Schlæsing. par la méthode habituelle Les liqueurs titrées ont été suivant les cas des liqueurs environ N/10 ou environ N/100.