‹ Contribution à l'étude de l'action du dial associé au pyramidonChapitre 10 sur 19 · EXPÉRIENCES SUR LES LAPINS · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES SUR LES LAPINS

sans l'aide de l'appareil enregistreur de la pression et de la respiration

Nous avons répété nos expériences concernant la toxicité avec les mélanges déjà mentionnés de 1 D. : 1 P. jusqu’à 1 D. : 7 P. chez huit lapins, et nous y avons ajouté une expérience avec un mélange de 1 D.:1, 5 P.

Les résultats sont en général très comparables à ceux que nous ont fournis les sept premiers lapins observés au moyen du kymographion de Ludwig.

On constate qu’il y a, comme nous l’avons vu plus haut, une diminution nette et presque régulière de la nocivité du mélange, au fur et à mesure que le Pyramidon devient prépondérant dans le mélange.

Avec la proportion 1 D. :2 P., nous avons obtenu deux résultats assez discordants. Le lapin, avant de mourir, a reçu dans les deux cas, une quantité dépassant la dose toxique moyenne ; une fois elle était plus que doublée ; l’autre fois, elle atteignait presque 150 %. L’autopsie ne nous a pas fourni l'explication de cette différence de résistance.

Le mélange 1 D:7 P. s’est montré six fois moins toxique que la théorie de l’addition simple ne l’aurait pu faire supposer.

Nous verrons qu’un seul autre mélange s’est montré encore un peu moins nocif.

PérnlansesmlD= "2" 1D:10 P;21 12 PEU 14 P., 1D.:17P., 1 D.:20 P. ne tuent qu’à la dose environ quatre fois plus forte que ne le prévoit la théorie.

Le mélange 1 D.:17 P. s’est montré encore moins nocif que celui de 1 D. : 7 P. (Presque sept fois moins.)

Nous avons fait trois expériences avec 1 D.:25 P.; les trois résultats sont un peu disparates, mais malgré tout encore comparables.

1 D. : 30 P. est plus nocif que 1 D.:35 P., mais dans des proportions qui sont relativement peu importantes.

1 D.:40P. a donné lieu à trois résultats, passablement dissemblables, mais la moyenne est assez comparable à ce que nous ont montré 1 D. : 30 P. et 1 D. : 45 P.

be -

Avec le mélange 1 D. : 50 P., nous observons pour la premitre fois non pas une atténuation, mais un renforcement de l’action, mais seulement une fois sur trois.

1D.:60P. se comporte presque comme 1 D. : 100 P., tandis que 1 D. : 80 P. fournit encore des résultats discordants : deux renforcements nets et une atténuation très forte.

Le mélange 1 : 120 fournit, sur cinq expériences, deux résultats où nous pouvons admettre plus ou moins une addition : 108 % et 91 %, moyenne 99 %, % (c’est la première fois que nous la constatons). Les trois autres résultats indiquent un renforcement très net puisque, en effet, 57 %, 68 % et 85 de la toxicité totale ont tué le lapin.

Le mélange 1 : 140, injecté à quatre lapins, nous donne deux séries de deux lapins se comportant très différemment. Deux fois le mélange a été supporté à fortes doses (280 et 480 environ des toxicités réunies), tandis que dans les deux autres fois, il y a eu nettement renforcement de l’action (74 % et 85 0.

1: 160 expérimenté une seule et unique fois, montre encore une atténuation de presque la moitié de la toxicité prévue.

1:180 et 1 : 200 donnent des chiffres indiquant une addition simple, ou tout au plus une très faible atténuation.

1: 250 essayé une fois, montre un renforcement net, et 1 : 300 un petit affaiblissement.

Enfin, 1: 350, expérimenté deux fois, a donné deux résultats très différents : une première fois, addition simple pour ainsi dire absolue ; la seconde fois, renforcement au double.

Somme toute, sur 60 expériences, il v a eu

renforcement net de l’action dans 9 cas addition (+ 9 0) 5 cas affaiblissement 46 cas

60 expériences.

Les mélanges de 1 : 1 à 1 : 45, 1 : 60 et 1 : 100 (21 mélanges) n’ont donné que des affaiblissements.

Avec les mélanges 1 : 50 (3 cas), 1 : 80 (3 cas), 1 : 140 (4 cas), 1:160 (1 cas), les résultats ont été contradictoires : six fois un affaiblissement très considérable, les cinq autres fois un renforcement net.

SE", Dee

Sauf le mélange 1:300, qui a donné comme résultat un affaiblissement relativement peu important, les solutions de 1:180 à 1: 350 montrent ou une addition simple ou un renforcement marqué.

Dans ces derniers mélanges, l’importance du Dial au point de vue de la toxicité, paraît être réduite à bien peu de chose, puisque, théoriquement, elle n’atteint pas 1 % et pourtant on observa deux fois un renforcement net, et justement là où la toxicité théorique du Dial n’était plus que de 2 %,,, le mélange eut une toxicité double.

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