EXPÉRIENCES PERSONNELLES
Pour nos recherches, nous n’avons utilisé que des lapins, auxquels nous avons injecté en premier lieu soit le Dial sodique (dorénavant, quand nous parlons de Dial, il est sous-entendu qu'il s’agit de Dial sodique), soit le Pyramidon seul. Le Dial sodique fut mis gracieusement à notre disposition par la Société pour l'Industrie chimique de Bâle « Ciba ». — Nous profitons de l’occasion pour leur exprimer toute notre reconnaissance.
Nous n’avons pas étudié personnellement le Dial au kymographion ; les résumés qui suivent sont extraits d'observations
faites sur ce corps, par M. le Professeur Wiki, il v a quelques années, et qu'il a très aimablement mises à notre disposition. Dans ces trois expériences, les injections étaient chacune
de 2 cg Dial par kilo.
Expérience N°9 1 (lapin de 2 kg. 750).
Après la seconde injection, la pression s'élève légèrement de 106 au début à 118 mm. ; le pouls ralentit, 264 à 228, ainsi que la respiration, de 75 à 48.
Jusqu’à la dose de 6 cg D. par kg., après chaque injection, le lapin se débat quelque peu. La pression très ondulante continue à baisser régulièrement et, à la disparition du réflexe cornéen, 14 eg D., elle atteint 100 mm.
La respiration continue à ralentir et disparaît avec la dose de 18 cg D. par kg. La pression, les pulsations et la respiration ont diminué jusqu’à l’arrêt de la respiration d’une manière très régulière. Pression : 92, pulsations : 204.
Expérience N° 2 (lapin de 1 kg. 130).
A la dose de 10 cg D. par kg., la pression est restée à peu près stationnaire, de +95 à 92, les pulsations de 276 à 228, la respiration a quelque peu ralenti, 47 à 35. Léfrétiexe cornéen est déjà diminué; le lapin dort profondément, sans aucun mouvement.
Le réflexe corncen disparaît avec 16 cg D. par kg., la pression est presque sans changement, le pouls et la respiration ont encore ralenti, 204 et 13.
20 eg Dial par kg. arrêtent la respiration ; pression 88 mm.,
pulsations 192.
Expérience N° 3 (lapin de 1 kg. 670).
Avec 8 eg Dial par kg., le lapin dort. La polvpnée du début fait place à une respiration assez lente (48); la pression reste stationnaire : +100 ; les pulsations ont ralenti, de + 250 à 210.
La dose de 16 eg D. par kg. supprime le réflexe cornéen,
La pression baisse régulitrement (81): les pulsations s’accélèrent (258); la respiration ralentit (36).
La respiration spontanée cesse à la dose de 28 eg Dial par kg. : pression : 49 ; pulsations : 229.
Dans ces trois expériences, où la pression fut enregistrée, deux fois les doses mortelles sont assez semblables, une fois considérablement plus élevée ; mais la marche de Pintoxication est assez uniforme. Le sommeil anesthésique que lon décéle par l’abolition du réflexe cornéen, est produit sensiblement par des doses semblables, environ 16 eg. : le sommeil ordinaire, avec la moitié de cette dose; la pression reste à peu près stationnaire ; dans les deux premières expériences, le pouls ralentit très régulitrement jusqu'à l’arrêt de la respiration; la troisième montre un ralentissement au début, et ensuite une accélération temporaire. La respiration ralentit très réguliérement chez les trois lapins.
Dans les deux premiers cas, la pression, au moment de Parrêt de la respiration, était encore d'environ 85 ?; de la pression initiale; dans le troisième cas, le lapin, très résistant, montre au moment où 1l avait reçu les doses mortelles pour les deux premiers, une pression très analogue. Avant survécu longtemps, et succombé à une dose de 50 %, environ plus forte que celle des deux premiers, ce dernier lapin à vu sa pression diminuer à 50 % de sa valeur initiale.
Dans ces trois expériences, la dose mortelle de Dial fut done 18 cg., 20 cg. ét 28 cg. par kg.
Un lapin, chez lequel nous avons étudié Paction du Dial sans l’aide du kymographion, mourut à la dose de 22 ce. Dial par kg., ce qui concorde avec les doses mortelles précédentes. Une expérience faite dernièrement par un collègue et exécutée exactement dans les mêmes conditions au kymographion, donnait 22 eg. comme dose mortelle.
La dose moyenne mortelle des cinq expériences est done de 22 cg. de Dial par kg.
La dose toxique de 7 cg. de Dial par kg., indiquée par Ferdinand Flurv et Franz Zernik, de Würzburg (in Emil Abderhalden’s Handbuch der biologischen Arbeitsmethoden « Zusammenstellung der toxischen und letalen Dosen für die gebräuchliehsten Gifte und Versuchstiere », Lieferung 271. 1998, page 1342) est certainement trop faible.
LUF RE ee
Pour le Pvramidon seul, nous avons déterminé nous-même les doses toxiques avec des lapins reliés au kymographion, et également avec d’autres lapins simplement attachés sur un plateau de Malassez.
Voici exposés les différents faits observés lors de ces expériences!:
fæpérience N° I.
Chez le premier lapin : Sous linfluence des premières inJections (0,5 cg. P par ke.), le lapin reste remarquablement calme, la pression monte de 106 à 116, le pouls s'accélère de 252 à 288 ; la respiration ralentit de 62 à 35.
Le maximum de la pression est atteint après l'introduction de 2 cg. P. par kg.: le comportement du lapin ne changeant pas, les réflexes paraissent normaux.
Après 6 eg. P. par kg., la pression est environ à 115. Nous injections ensuite 1 eg. P. par kg. toutes les trois minutes. Ayant reçu 12 cg. P. par kg. dans l’espace d’une heure, le lapin devient un peu plus excitable, la pression est environ celle du début, ainsi que le nombre des pulsations; la respiration reste ralentie: + 36.
A la dose de 22 cg. P. par kg., survient une hyperexcitabilité de plus en plus prononcée ; apparition de secousses ; les réflexes sont exagérés ; la pression est restée normale, mais le pouls a un peu ralenti; la respiration est plus rapide sans atteindre le chiffre primitif.
28 cg. P. provoquent une crise convulsive violente, durant 25 secondes environ, puis la pression monte, le pouls s'accélère, la respiration devient rapide et, finalement, elle est troublée et rendue incomptable par des secousses nombreuses.
Les injections subséquentes produisent de nouveaux accès convulsifs qui troublent fortement le cœur et arrêtent la respiration (32 cg. P. par kg.) ; la pression est alors à LLLECeLUES
pulsations à 152.
Expérience N° 2.
Nous avons injecté tout d’abord, pour les dix premières injections, une solution de Pyramidon à 1 9%, puis une solution