‹ Contribution à l'étude de l'action du dial associé au pyramidonChapitre 5 sur 19 · AA SG · texte numérisé non relu

AA SG

Les trois premières injections font baisser la pression, assez élevée au début (+ 120), pression peut-être factice), à + 102 mm. ce qui semble être la pression normale : le pouls ralentit fortement, de 295 à 180.

Sous l'influence des injections suivantes, la pression remonte, et cette ascension s’observe jusqu’à 10 cg. P. par kg. (130 mm.) : les pulsations s’accélèrent : + 220 : la respiration polypnéique au début se maintient rapide : + 80. Le lapin devient hyperexcitable.

Les secousses convulsives font leur apparition aux doses de 12 cg. à 14 cg. P. par kg. : la pression se maintient entre 120 et 135, le pouls est devenu rapide : 240.

La dose de 18 cg. P. par kg. produit un accès convulsif très violent, durant 35 secondes ; des secousses incessantes plus ou moins marquées s’intercalent entre les accès convulsifs; la pression monte momentanément à 168, pour redescendre de suite à 102 mm.

Les injections suivantes produisent de nouveaux accès convulsifs, des secousses et des arrêts momentanés de la respiration.

40 cg. P. par kg. arrêtent définitivement la respiration. : Pression, 105, à ce moment.

Deux autres lapins injectés de Pyramidon seul et attachés, furent tués, l’un avec 34 cg. P. par kg., l’autre avec 36 cg. P. par kg. Tous deux passèrent par les mêmes stades que les deux précédents, c’est-à-dire : hyperexcitabilité, secousses accès convulsifs et arrêt de la respiration.

La dose toxique moyenne pour le Pyramidon est done 35,5 ce. par kg.

Les quatre expériences montrent une uniformité de la marche de l’intoxication tres évidente. Les doses mortelles minima et maxima sont dans la proportion de 4 à 5.

Dans les premières expériences où la pression a été enregistrée, elle monte de 12 %,, se maintient à ce niveau un certain temps et ne tombe que de très peu au moment où le centre respiratoire cesse de fonctionner.

Les convulsions qui apparaissent, la première fois avec 28 cg. P. par kg., la seconde avec 18 cg. P. par kg., sont au début espacées, puis se rapprochent et deviennent permanentes.

L’abolition de la sensibilité cornéenne ne se constate que peu de temps avant la mort.

Après avoir déterminé les doses nécessaires avec le procédé choisi, pour mettre en évidence les faits principaux de la pharmacodynamie de ces deux substances, nous avons entrepris nos recherches proprement dites.

Dans une première série d’expériences, d’ailleurs la plus courte, les lapins étaient attachés sur un plateau de Malassez, en position dorsale, trachéotomisés et reliés au kymographion de Ludwig ; dans l’autre série de beaucoup la plus importante, soit par le nombre des expériences, soit par la diversité des mélanges, les lapins étaient attachés également sur un plateau de Malassez et trachéotomisés, mais l’enregistrement de la pression et de la respiration fut laissé de côté.

Les solutions de Dial, de Pyramidon, ou les mélanges de ces deux substances, étaient introduits dans l’organisme du lapin par le bout central de l’artère fémorale droite, mise à nu dans le triangle de Scarpa.

La quantité de Pyramidon introduite à chaque injection de nos mélanges fut toujours de 2 cg. par kg., et les injections se suecédaient environ toutes les deux ou trois minutes.

Nous avons fait, avec l’appareil de Ludwig, des recherches exclusivement avec des mélanges dans lesquels la proportion respective de Dial et de Pyramidon allaient de 1 : 1 jusqu’à 1 : 7. Nous indiquerons, dorénavant, le Pyramidon et le Dial, respectivement, par les lettres P et D.

Nous donnons ci-dessous les procès-verbaux de ces sept expériences :

Page 1