‹ Contribution à l'Étude de l'Action du Traumatisme Opératoire sur l'Évolution de la GestationChapitre 5 sur 60 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

a pu opérer aseptiquement, que les résultats se sont transformés et que l’audace sans cesse grandissante de la chirurgie a été légitime.

Au cours du traumatisme, les hémorragies, les délabrements qui l’accompagnent influent dans une large mesure.

Keiffer a montré que sous l'influence de l’asphyxie l’utérus se paralyse ; sous celle de l’anémie aiguë, le col se relâche ; l'injection de sérum physiologique le fait se contracter à nouveau.

L’utérus est d'autant plus irritable que l’hémorragie est plus abondante et que l’anémie qui lui succède est plus brusque : aussi faut-il éviter les pertes sanguines.

Il existe enfin des excitations réflexes ; une des plus faciles à constater est celle qu’on peut provoquer au niveau des seins.

Keiffer, en excitant au courant faradique le mamelon d’une chienne, voit l’utérus se contracter immédiatement.

Dans les jours qui suivent l’accouchement, au moment de la succion, la femme ressent des contractions utérines douloureuses.

Mais ces excitations ne paraissent pas avoir une importance considérable car c’est sans résultat qu’on a voulu les utiliser pour provoquer l’accouchement.

Bien plus importantes sont celles qui naissent au niveau du vagin ; elles font toujours hésiter avant d'intervenir sur ce point.

Une autre excitation réflexe est l'émotion et, s’il ne convient pas de lui attribuer une importance primordiale, on ne peut lui refuser un rôle ici, alors qu'on le lui accorde pour d'autres organes, et Baudelocque rappelle qu'après l'explosion de la poudrière de Grenelle il y eut 62 femmes

“en péril ou en état d’avortement.

nfin, bien que moins importante, intervient une question de terrain,

L'irritabilité de l'utérus varie avec chaque femme: presque nulle chez les unes, elle est extrême chez d’autres.

À à NE

Elle dépend d’abord de l’âge du fœtus ; à mesure qu’il se rapproche du terme, l’utérus devient plus susceptible.

Elle dépend ensuite de l’état de l'œuf : si une femme a déjà eu plusieurs crises appendiculaires, l'œuf aura souffert et, de ce fait, sera plus facilement expulsé.

Enfin, il existe des états spéciaux, des prédispositions à l'avortement, des hyperexcitabilités du système sympathique dont la cause nous échappe.

On peut donc dire que dans l'interruption de la grossesse intervient non seulement le traumatisme, sa gravité, son étendue, son siège, mais encore l’irritabilité particulière de l'utérus, l’état de l'œuf, l’état de la femme et surtout la présence de phénomènes infectieux concomittants.

Houd

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