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n'avons malheureusement pu nous conformer à cette règle, ne disposant pas d’un nombre d'animaux suffisant. Nous avons pensé qu’il était néanmoins intéressant de calculer, pour les essais que nous avons faits, la D. L. 50 par la méthode de Dragstedt et Lang et par celle de Kaerber et Behrens, qui nous ont donné des résultats concordants. Voici, brièvement résumé, en quoi consistent ces deux méthodes, d’après J. Régnier [89-90] :
1. - La méthode de Dragstedt et Lang est basée sur les considérations suivantes : tout animal ayant survécu à une dose donnée, peut être considéré comme ayant survécu à toutes les doses inférieures à celle-ci, et tout animal ayant succombé à une dose donnée peut être considéré comme ayant succombé à toutes les doses plus fortes. On peut donc totaliser, pour chaque dose, le nombre de morts et de survies observées. On obtient ainsi une valeur approchée de la D.L. 50 en lisant la dose pour laquelle il y a, au total, à peu près autant de morts que de survies. :
2. - Quant à la méthode de Kaerber et Behrens, elle applique la formule suivante :
2 (a X b) D. L. 50 = df — ——— m s
où df — dose minima toujours mortelle
a — moyenne de la somme des morts à deux doses suc- * cessives * b — différence entre deux doses successives
m — nombre d'animaux utilisés par dose, ou moyenne de ce nombre, si le nombre d’animaux par dose n’est pas constant,
On obtient ainsi une moyenne arithmétique qui nous one la D. L. 50.
Nous n’avons trouvé que trois indications concernant la toxicité de la théophylline : la première fournie par Pouchet [86] qui indique comme dose minima mortelle 0,10 gr. par kilo par la voie intraveineuse chez le chien, et 0,20 gr. par
LS MP au
kilo par la voie intrapéritonéale chez le cobaye ; la seconde fournie par A. Oswald [82] qui donne comme dose minima léthale pour le chat et le chien : 0,10 gr. par kilo per os ; et enfin la troisième fournie par Bliss, Richard et Morrisson [10] qui trouvent comme dose mortelle 0,075 gr. par kilo pour le rat, également par voie buccale, mais ep administrant la théophylline à raison de trois fois par jour pendant quatre jours.
Aussi nous a-t-il paru intéressant de déterminer :
— d’une part la toxicité de la théophylline seule per os;
— d'autre part la toxicité par voie parentérale de sa solution aqueuse.
Nous avons opéré sur la grenouille, le rat et le cobaye, et nous allons préciser d’abord les conditions expérimentales dans lesquelles nous nous sommes placés, puis nous donnerons le résumé des symptômes les plus frappants de l’intoxication pour terminer par l’exposé des résultats obtenus et leur interprétation (1).