CHAPITRE III
Toxicité
On sait qu’un médicament est d’autant plus intéressant, plus facile à manier que la dose thérapeutique est plus éloignée de la dose mortelle. On voit donc tout l'intérêt qui s'attache à la détermination de la toxicité.
Avant d'aborder le chapitre de nos recherches personnelles concernant la toxicité de la théophylline, nous tenons à préciser que nous avons considéré :
d’une part la dose minima mortelle dont R. Fabre [27] rappelle dans son eours la définition, « la plus petite quantité qui, pour un poison donné, est juste suffisante pour tuer tous les animaux d’une même espèce » ; |
d’autre part, « la dose léthale 50 » ou D. L. 50 de Trévan, qui amène la mort de 50 % des animaux en expérience.
La toxicité d’une substance varie selon la voie d’administration et l’espèce animale considérées, et même, pour une même espèce animale, d’un individu à l’autre comme le souligne L. Launoy [65]. Aussi serait-il du plus grand intérêt de faire porter les expériences sur un très grand nombre d'animaux. On peut cependant utiliser différentes formules qui permettent de calculer la D. L. 50 avec une approximation satisfaisante, même si l’on n’a pu sacrifier beaucoup d'animaux, comme l’indiquent J. Régnier et ses élèves [89-901
Toutefois, même dans ce cas, il serait bon de ne pas utiliser un nombre d’animaux inférieur à 10 par, dose. Nous