MUST
2 h. 35 : Nous réchauffons l’animal.
2 h. 45: R — 55. Secousses musculaires toujours violentes et fréquentes.
3h30 UR—= 54.
ADASOSR (=256
5 h. 55 : Nouvelle injection intra-péritonéale de 0,05 gr. par kg. de
théophylline.
L'expérience ayant commencé à 18 heures, nous abandonnons l’observation à 24 heures et trouvons l’animal mort le lendemain matin.
Nous avons fait ainsi 9 expériences :
dans 5 cas, la mort est survenue aussi rapidement qu'après gardénal seul ;
dans 4 cas, la mort est survenue seulement au bout d’un temps variant entre 2 heures et plus de 6 heures, j’animai ayant reçu des doses totales de théophylline allant de 0,20 à 0,40 gr. par kilo en une ou en plusieurs fois.
La mort paraît due soit à un arrêt de la respiration, produit par le gardénal, soit à une intoxication par la théophylline, qui se manifeste par des secousses tonico-cloniques plus ou moins violentes : on retrouve là un fait général, celui du danger de l’antidotisme qui additionne souvent les effets toxiques des corps à action antagoniste.
Nous avons alors voulu voir si la théophylline protégeait un animal de l’intoxication ultérieure par le gardénal ; pour cela nous lui avons injecté 0,10 gr. par kilo de théophylline 5 minutes avant l’injection de gardénal : la respiration s’est ralentie plus tardivement, et le sommeil s’est établi avec un léger retard, mais malgré l’injection ultérieure d’une nouvelle dose de 0,20 gr. par kilo de PÉSPAYIURE la mort est survenue au bout de 2 h. 45.
Enfin nous avons voulu contrôler si la strychnine nous permettait d’obtenir la survie de l’animal, après l'injection de cette même dose de gardénal : l’animal a succombé mais 53 heures seulement après l’injection de gardénal, les quan-
tités de sulfate de strychnine injectées étant respectivement des 0,020 gr. par kilo pendant les premières 24 heures; 0,004 gr. par kilo pendant les secondes 24 heures.
Périodes d'hyperexcitabilité réflexe pendant les premières 24 heures, et tremblements convulisifs continuels ensuite.
En résumé, si nous n’avons pas obtenu avec la théophylline chez l’animal intoxiqué par le gardénal, une survie, même temporaire et comparable à celle que nous a donnée la strychnine, nous avons cependant pu observer que la mort est survenue, dans 4 cas sur 9 plus tardivement qu’après l'injection de gardénal seul. Cet insuccès relatif paraît dû au fait que les doses de théophylline nécessaires pour combattre l’intoxication par les barbituriques sont elles-mêmes toxiques, alors que l’animal semble supporter facilement dans les mêmes conditions des doses considérables de strychnine, qui seraient mortelles pour un sujet normal.
Il y aurait intérêt du reste à reprendre ces expériences en injectant des doses plus fractionnées et plus faibles de théophylline d’une part et en recherchant d’autre part si la théophylline ne produit pas une diminution notable du pourcentage de mortalité, chez des animaux qui ont seen la D.L. 50 de gardénal.