‹ Contribution à l'étude de l'action pharmacodynamique de la théophyllineChapitre 28 sur 70 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Action sur la respiration

Nous avons pu voir, au cours du chapitre précédent, que, parmi les symptômes d'intoxication que produit la théophylline, il en est qui relèvent nettement d’une action excitante sur le système nerveux central.

Nous avons noté en outre, dans les expériences d’antidotisme vis-à-vis du gardénal, une accélération très nette, après injection de théophylline, du rythme respiratoire qui avait été considérablement ralenti sous l’influence du gardénal.

Différents auteurs, notamment J, Van Heerswynghels [105], Guggenheimer [40], Vogl [106], O.-A. Marais et J. Mc. Michaël [69], J. Facquet [28] ont constaté une action excitante sur la respiration pour [a théophylline-éthylènediamine soit expérimentalement, soit en clinique, où elle a été utilisée pour combattre la dyspnée de Cheyne-Stokes. A. Jagnov, dans un travail récent [53] a observé une action analogue pour la théophylline-diéthanolamine.

Par contre, la théophylline pure passe pour avoir une action respiratoire plus faible que sa combinaison avec l’éthylènediamine (J. Facquet [28]) ou même nulle (O.-A. Marais et L. Mc Michaël [69], Heim de Balsac 151]) chez l’homme dans les cas de Cheyne-Stokes, et J. Van Heerswynghels [105] qui l’a étudiée chez le chien en la comparant à cette combinaison, a constaté que même à doses élevées (0,039 gr. par

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kilo) elle produit seulement une stimulation des mouvements respiratoires faible et peu durable.

Dans l’étude que nous en avons faite avec R. Hazard [44] ‘ nous avons expérimenté sur le chien et sur le lapin (1) avec la solution de théophylline à 1 p. 250.

I. Sur le chien : nous avons étudié l’action qu’exerce la théophylline sur le centre respiratoire déprimé par le chloralose.

II. Sur le lapin : nous avons fait agir la théophylline sur . l'animal non endormi et sur l’animal soumis à l’action de quelques dépresseurs de la respiration.

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