RE MERE
Phase de généralisation.
d’état où l’adéno-lipomatose se présente avec son tableau clinique si bien connu actuellement. Cependant, avant que cette maladie soit bien cataloguée comme elle l’est
Nous voici à la période
aujourd’hui, elle fut souvent confondue avec d'autres affections présentant certains caractères communs : nous avons souvent constaté cette confusion dans les observations que nous avons parcourues, aussi allons-nous essayer d'établir le diagnostic différentiel, ce qui nous sera d’ailleurs facile, de l’adéno-lipomatose avec ces affections de voisinage.
. Avec le {ymphadénome ou suivant qu'il s’y ajoute de la leucocytose, avec la leucémie lymphatique, le lymphadénome se présente sous forme de grosses masses envahissant les sphères ganglionnaires connues : c’est la seule analogie qu'il ait avec l’adéno-lipome.
L'absence de lymphomes à la nuque, aux plis du coude, en un mot dans les régions dépourvues de ganglions, la splénomégalie, l'examen du sang indiquant des profondes modifications dans sa morphologie, la rapidité de l'évolution et la mort à brève échéance dans une cachexie particulièrement prononcée, tous ces signes suffisent pour éviter toute erreur.
Avec l'adipose douloureuse (syndrôme de Dercum), cette affection isolée, en 1888, par Dercum, professeur à l'Université de Philadelphie et bien étudiée par Pellerin (thèse Paris 1903), peut se présenter sous certaines formes cliniques analogues à celles, quelquefois un peu différentes du type classique, que peut offrir l'adéno-lipomatose et à l'appui de ceci nous citerons la discussion qui eut lieu en juillet 1901 à la Aevue de
Le VAR
Neurologie sur une observation présentée par MM. Renon el Hertz.
Mais d'une façon générale, l'adipose douloureuse se présente avec des caractères spéciaux.
Elle frappe tout particulièrement les femmes aux environs de la ménopause.
Elle débute par de vives douleurs, ce que l’on ne rencontre jamais dans l'adéno-lipomatose, parfois pourtant les tumeurs peuvent se développer insidieusement et les douleurs n'apparaître qu'après (Prof Debove. Presse Médicale, juillet 1901).
Ces tumeurs se développent sans ordre de localisation, par poussées coïncidant avec des crises paroxystiques, sous formes nodulaires ou diffuses généralisées ou localisées : enfin cette lipomatose s'accompagne toujours d’asthénie très marquée, de nombreux troubles psychiques, de troubles vaso-moteurs (hémorrhagies), sensitifs moteurs el trophiques comme l'on n'en rencontre jamais, ou sous une forme tout à fait isolée, dans l’adénolipomatose.
Nous devons pourtant signaler le travail de Cheinisse sur l'identité de la maladie de Dercum avec l'adéno-lipomatose qui peut parfois être douloureuse comme ce fut le cas pour le malade de Mathieu et celui de M. le Profr Bucquoy. Le diagnostic devient alors très délieat.
Nous avons dit dans notre introduction ce qu'était la lipomatose multiple, symétrique, circonscrite ou lipomatose discrète du Prof' Bard, de Genève : nous en avons relaté, à la suite de nos observations d'adéno-lipomatose, deux cas inédits, 1l suflit de s'y reporter pour s'étonner de la confusion que purent faire quelques auteurs de
cette affection avec l’adéno-lipomatose diffuse à prédominance cervicale.
La lipomatose discrète se différencie en effet très nettement par les caractères suivants :
Tumeurs dont le nombre varie de 10 à 2,000, pouvant atteindre le volume d’une noisette, d'une noix ou d'une pomme d’api parfaitement circonscrites, mobiles et indolores, siégeant uniquement aux membres mais surtout aux avant-bras et au bras, parfois à la ceinture, avec prédominance d’un côlé sur l’autre, apparaissant à la puberté, pouvant regresser et enfin ne s’accompagnant d'aucun trouble fonctionnel.
Nous sommes amenés par la lipomatose discrète à parler d'une affection qui se présente souvent sous des formes frustes. C’est la neuro-fibromalose généralisée où maladie de Recklinghausen.
Elle est bien constituée par de petits fibromes mais sans symétrie, répartis en très grand nombre sur toute la surface du corps, accompagnée souvent d’une fibromatose diffuse du tissu cellulaire du tronc. Mais à ces petites tumeurs de petif volume, de consistance très molle, siégeant dans l'épaisseur même de la peau, s'ajoute une pigmenlalion caractéristique de la peau et des troubles fonctionnels divers : troubles de l’intelligence, de la motlité (lenteur, tremblement, altaques épileptiformes), de la sensibilité (anesthésies vagues, crampes douloureuses, tête lourde), qu'il suffit d'avoir contrôlés une fois pour éviter tout écart dans le diagnoslic.
Nous avons rapporté presque complètement, parce qu'unique dans la science, l'observation de lipomatose