OMIS
Aucune autre tumeur dans toutes les autres régions du corps, sauf une médiane située au niveau de l'union de la poignée sterpale avec le corps.
Ces tumeurs sont assez peu symétriques, leur volume varie des dimensions d’une noisette à celle d’une noix Cependant, on en trouve une dans le sillon deltoido-pectoral gauche qui atteint la grosseur d’un œuf.
Aucun trouble de compression nerveuse ou vasculaire, d’ailleurs, elles sont sous-cutanées, n'adhérant pas à la peau qui a conservé tous ses caractères normaux.
Elles ne sont pas génantes pour la malade qui a vu, il y a déja 12 ans, la première apparaitre à la face externe du bras gauche.
Mais depuis, sans s’en inquiéter autrement, elle les a vues lentement croitre et se multiplier et aujourd’hui, craignant qu'elles ne parviennent toutes au volume de celle qui est située dans le sillon deltoidien droit, elle réclame un traitement.
La malade à un excellent état général : elle n’est plus réglée depuis 8 ans. On ne trouve rien de particulier dans ses antécédents personnels ; rien non plus du côté des ascendants et des collatéraux, Pas de goitres, de lipomes, de tumeurs d'aucune sorte ; pas d'affections nerveuses, d’alcoolisme, de spécificité.
Soumise à l’action des courants à haute fréquence, elle vit, au bout du quatrième mois, disparaître presque complètement le gros lipome deltoïdien ; les autres tumeurs ont diminué aussi de volume mais, toutes choses égales, en de beaucoup moindres proportions
La malade est encore actuellement en traitement.
Observation XIV {Un cas de lipomatose symétrique djfuse) (résumée). — Mosny et BEAUFUMÉ Soc, méd. Hôp., 14 fév. 1902). — Fur.. , Alex., 30 ans, jardinier, entre en janvier 1902 à l'annexe de PHôtel-Dieu pour une très légère atteinte de grippe.
Il présente une lipomatose bilatérale et symétrique trés marquée au tronc.
Rien de notable dans ses antécédents familiaux et personnels. D n'est ni syphilitique, ni alcoolique, ni rhumatisant, ni tuberculeux.
red dédie fl
fée
Aucun membre de sa famille n'est atteint d’une semblable affection. 2
L'époque du début de cette lipomatose ne peut être précisée néanmoins, il en était déjà porteur au moment de son service militaire puisque ces lipomes et sa faiblesse musculaire l'ont fait réformer.
Ce qui frappe d’abord c’est le contraste remarquable entre la gracilité des membres et le développement excessif des parois du tronc.
Une première masse lipomateuse antérieure forme un véritable plastron prépectoral : cette masse naît en haut à la partie supérieure du cou, elle est séparée par un sillon assez marqué d’une autre masse lipomateuse pré-thyroïdienne : ce sillon encadre la partie moyenne et antérieure du cou à la façon d’un croissant à concavité postérieure dont les cornes s'arrêtent latéralement avant d'atteindre la nuque.
Le plastron antérieur se prolonge en haut sur les 2 masses deltoïdiennes, à la façon d'épaulettes, en bas il descend jusqu’à la paroi abdominale et latéralement, il se perd insensiblement dans la région axillaire. *
La glande mammaire normale ne participe pas à la formation de ces tuméfactions.
La paroi antérieure de l'abdomen est épaisse, lipomateuse, mais à un degré bien moindre que celle du thorax.
Au-dessus de l’ombilic, on trouve une nouvelte masse lipomateuse allongée transversalement et séparée par un sillon cutané du plastron thoracique.
En arrière, on peut décomposer le plastron adipeux dorsal en trois parties plus saillantes, séparées par des intervalles
Une première masse globuleuse à prédominance médiane à la partie supérieure cervico-dorsale du dos allant rejoindre sur les côtes, à la hauteur des épaules les épaulettes deltoïdiennes précédemment décrites et figurant assez bien avec elles un gilet jeté sur les épaules.
Deux autres tuméfactions globuleuses symétriques un peu audessus de la région lombaire.
Entre ces saillies existe une infiltration adipeuse, sous-cutanée, diffuse.
PP