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En 1867, Virchow, dans son Trailé des Tumeurs, explique la formation des lipomes par les frottements, les pressions, les chocs, en un mot les différents traumatismes auxquels nous sommes journellement exposés. Leclerc, en 1883 (th. de Paris), reprendra cette fhéorie (raumalique el essaiera de la consolider. Cette théorie conlient d’ailleurs en elle d'excellentes conceptions qui n'ont pas élé détruites de nos jours.
La seconde en date est la {héorie dialthésique qui va chercher dans l’arthritisme, l'alcoolisme, l'origine du développement de la lHipomatose symétrique. Soutenue en 1885 par Verneuil dans le Bulletin de la Société biologique et par son élève Juda (même année, th. de Paris), par Krôhm, en 1885 (th. de Paris) et par Darbez en 1888 (th. de Paris), elle a été rapidement abandonnée en France, mais elle est restée très longtemps en faveur -à l'étranger : en Angleterre, c'est William Mac-Cornac (1884), Morant Baker et Antony Bowlby (1886) et plus récemment en 1890, Roger Williams qui la défendent : en Allemagne, c'est Lascarides (th. de Strasbourg, 1878; et Fritz Langer (1893).
En 1887, de Wahl, de Dorpat, publie les travaux posthumes de son élève Grosch : c’est l'apparition de la {héorie culanée attribuant la formation des hpomes à des troubles sécréteurs de la peau.
Cette théorie fut vigoureusement soutenue en Allemagne par Hennigsen ,(th. de Kiel, 1888), Riedel, Tillmann, combaltue par Tikhoff en Russie (1894, elle fut reprise en France par Katzenellenbogen en 1895 (th. de Paris) pour être complètement délaissée de nos Jours.
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En même temps que la théorie de Grosch se développait en Allemagne avec Madelung en 1888 la fhéorie thyroïdienne, basée sur la coexistence d'altérations du corps thyroïde avec la lipomatose. Elle fut {our à tour défendue par Kôttnitz en 1892, en France, par Thibierge à la Société médicale des hôpitaux (1° décembre 1899).
Elle est à nouveau reprise en Allemagne par Max Rothmann qui présente à la Société de médecine Berlinoise, en 1903, plusieurs malades améliorés par la thyroïdothérapie : en dernier lieu (1904) par Türck, de Vienne)
En 1889, Boucher, de Rouen, dans la France médicale,
présentait une femme atiteinte de lipomalose symé-
tique et de scialique et établissait un rapport de cause à effel entre l'affectiou nerveuse de sa malade et le développement de ses tumeurs.
C'était la théorie nerveuse qui apparaissait.
Madelung (1899), Targowla (1891), en Allemagne, trouvent des lipomateux également atteints d’affections nerveuses.
En 1891, en France, Mathieu, dans la Gazette des Hôpitaux, Bucquoy et Desnos à la Société médicale des Hôpitaux, consolident cette théorie bientôt combaltue par Siredey (Société médicale, 1892), mais bientôt reprise par Bouju (th. de Paris, 1892).
En 1892, l'allemand Stoll fait intervenir l’hérédité dans la pathogénie de la lipomatose. Cette opinion sera à nouveau très énergiquement défendue en 1903 par Mie Olga Astaouroff (th. de Paris).
En 1897, à la Sociélé médicale, Hayem ébaucha la
théorie lymphatique qui, l’année suivante, dans la même
enceinte, allait trouver en Launois et Bensaude des défenseurs acharnés. Cette nouvelle théorie si séduisante, à l'abord, profita de l’insuccès de celles qui l'avaient précédée ; elle eut d'emblée beaucoup d’admirateurs mais bien vite aussi vinrent de nombreux détracteurs qui trouvèrent succesivement des faits nouveaux à Opposer-aux nouvelles conceptions dans les thèses de Paris de Tapie (1900), Quiennec (1901), Query (1902).
En outre, Mollard et Petitjean apportèrent en 1907, dans la Revue de Médecine, une observation à l'encontre de la théorie de Launois et Bensaude depuis longtemps combattue, signalons-le, par M. le Prof Dieulafoy dans son Traité.
Sans s'éloigner beaucoup des conceptions de Launois, Labbé et Ferraud en 1901, vinrent discuter à la Société de chirurgie de la nature tuberculeuse de l'adénolipomatose.
Cette théorie tuberculeuse semble avoir été tout parüculièrement adoptée par l'Ecole de Lyon. En 1902, Jaboulay reprend les idées de Labbé et de Ferraud à la Société de médecine de Lyon. En 1906, c'est Roussel (thèse de Lyon) et en 1907 c’est le Professeur Poncet, à l'Académie de Médecine, qui apportent leurs contributions en faveur de cette théorie.
L'idée de congénitalité fut évoquée plus spécialement par Sénac (thèse de Paris, 1884); en Allemagne, par Ebrmann, en 1889; en 1900 par Hurault {thèse de Paris) et en 1905 M. le professeur Reclus apportait à la Société de chirurgie une observation au sujet de laquelle il était obligé d'entrevoir, la possibilité d'une origine
congénitale.
ut Tr.
Comme travail de classification nous devons signaler en terminant la thèse de Crémieux (Montpellier, 1904).
Puisse notre légère contribution mériter de venir prendre place à la suite des savants travaux que nous - venons d’énumérer et qui montrent l'effort considérable fourni pour apporter quelque lumière à la pathogénie de l'affection qui nous occupe.
SYMPTOMATOLOGIE
Lorsque l'affection a atteint un cerlain degré dans son évolution, l’habitus extérieur du malade est tout à fait caractéristique. Aussi, sur ce chapitre, tous les auteurs s'entendent-ils parfaitement et il est bien diflicile d'ajouter ou même de ne pas emprunter, comme 1ls Île font tous, les uns pour les autres, à leurs descriptions.
$ 1. — Symptômes locaux.
L’adéno-lipomateux qui se présente devant le médecin attire immédiatement l'attention de celui-ci par l'aspect volumineux du cou, signe constant, qui appelle aussitôt le diagnostic.
En effet, « dans les cas les moins accusés, le malade présente seulement au-dessous du menton une saillie médiane ayant l'aspect d'un croissant à concavité supérieure, dont les cornes se perdent vers les angles de la mâchoire. À mesure que celte Luméfaction se développe, la région antérieure du cou prend la forme d'un menton à double ou triple étage, analogue à celui des gens obèses. La face se trouve alors encadrée par un bourrelet adipeux nettement demi-circulaire ou bilobé à sa partie antérieure. La tuméfaction sous-mentonnière peut faire défaut ou à peu près (Obs. I) et être remplacée