‹ Contribution à l'étude de l'adéno-lipomatose: à prédominance cervicaleChapitre 6 sur 19 · PLAT ES · texte numérisé non relu

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par deux tumeurs siégeant symétriquement dans les régions sous-maxillaires.

« Sur les parties latérales de la face apparaissent des déformations similaires aux régions parotidiennes et préauriculaires. Ces dernières sont généralement petites, tantôt arrondies, tantôt allongées sous forme d’une amande. » -

La nuque est également occupée par des saillies symétriqües qui, le plus souvent, apparaissent les premières.

Presque toujours on en trouve deux dans les fossettes rétro-mastloidiennes : elles restent en partie cachées par les cheveux.

À la partie postérieure et inférieure du cou, au niveau de la vertèbre proéminente, existe une autre tuméfaction, tantôt unique, tantôt divisée en deux lobes par un sillon médian. Dans ce dernier cas, les deux tumeurs supérieures et les deux inférieures finissent par se rapprocher au point de ne plus être séparées que par deux sillons réciproquement perpendiculaires, rappelant par leur réunion l'aspect de tubercules quadri-jumeaux.

Assez souvent, au lieu de quatre tumeurs on n’en trouve que trois (deux supérieures et une inférieure). Ces tumeurs reproduisent alors la forme d'une feuille de trèfle et les sillons qui les séparent se trouvent disposés comme les branches d’un T renversé.

Ces diverses tuméfactions dans les régions cervicofaciales au lieu de rester indépendantes les unes des autres, peuvent, à un moment donné, se rejoindre et former une énorme collerette à contours plus ou moins saillants et plus ou moins bosselés autour de la face et du cou (Launois et Bensaude). La circonférence du cou

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peut alors atteindre des dimensions considérables : le malade de Wirchow est signalé comme étant celui qui ait présenté le plus grand tour de cou: celui-ci mesure 60 centimètres. Celui de notre malade, de l'observation II, mesurant 58 centimètres.

« Le volume du cou et de ia tête allant progressivement en décroissant de bas en haut, il en résulte que l'extrémité céphalique, depuis les épaules jusqu’au sommet du vertex a la forme d’une pyramide tronquée à base inférieure et à sommet supérieur (Hayem) ». C’est la tête dite en poire. On peut facilement se donner une idée de cette disposition en examinant dans les traités et en parüculier dans celu: de M. le Prof" Dieulafoy (14° édition), les photogravures des malades de Siredey et Hayem, présentés en 1892 et 1897 à la Société Médicale.

« Les lipomes symétriques peuvent n'occuper que la région cervicale, mais le plus souvent 1ls se développent aux régions axillaires et inguinales avec la même symétrie. Aux aisselles, ils forment des tumeurs mollasses, indolores, mobiles, comme fusionnées et à contours mal définis (Dieulafoy ).» =

Notons cependant qu'en examinant les nombreuses ‘observations publiées, la région axillaire si riche en ganglions est généralement peu ou pas occupée par les tumeurs : par contre, les régions inguinales sont très souvent intéressées ; là, les masses lipomateuses transversalement allongées, parallèles au pli de laine, simulent de loin d'énormes hernies doubles (Obs. IT, IIT, IV).

On rencontre aussi, el nous insistons sur ce point, de volumineuses masses lipomateuses s'étendant en avant de chaque côté de la ligne blanche à la région épigas-

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