‹ Contribution à l'Étude de l'Administration des Drogues thérapeutiques sous forme de SuppositoiresChapitre 12 sur 31 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

intramusculaire, rectale et orale, Par contre, W. A. Pur- DUM (19), expérimentant sur le même animal, s’il conclut à l'absorption rectale de la digitale, la considère comme trop irrégulière, lente et variable pour être ordonnée en clinique.

Cependant, ROBINSON (20), NONNENBRUCH (21), ZONDEK (22), ZWILICHOWSKAJA (23), ZEMETS (24), BRuCKE (25), SEMLER (26) et RapP (27) recommandent la digitale par voie rectale, la considérant comme nettement supérieure à la voie orale et comparable à Ia voie intraveineuse, mais ne s'appuient que sur des résultats cliniques.

G° OUABAÏNE

Pour C. DimiTRACOFF (28), les voies d'absorption sont, dans l'ordre de rapidité de l'action utile seule recherchée en clinique, la voie intraveineuse, la voie sous-cutanée, la voie rectale et enfin la voie buccale. En effet, l’absorption est plus rapide par le rectum que par la partie haute du tube digestif, puisqu'une action tonicardiaque est manifestée dix minutes après administration par le rectum, alors qu’une heure trente est nécessaire pour obtenir le même résultat après administration per os

Il en est de même pour l'intensité de l’action ioxique qui, par la voie rectale est deux fois plus grande que par la voie gastrique : la même dose d’ouabaïne provoquant la mort en deux fois moins de temps.

ARCHAMBAUD, POULET et BAILLARGEAT (29) ont utilisé à leur tour, avec succès, en clinique, l’ouabaïne, en l’associant à des sédatifs (dionine, gardénal, belladone).

Page 1