‹ Contribution à l'Étude de l'Administration des Drogues thérapeutiques sous forme de SuppositoiresChapitre 18 sur 31 · III. —— Enfin, nous avons étudié la sulfamidémie de 9 ma · texte numérisé non relu

III. —— Enfin, nous avons étudié la sulfamidémie de 9 ma

lades prenant 6 gr. par vingt-quatre heures de sulfamilamide, soit par voie buccale, soit par voie rectale, les prises étant réparties de 6 heures lé matin à 6 heures le soir.

Temps Voie buccale Voie rectale 1 heure S 1,0 7 — si ne 9 — ‘- 2 3 24 — 2 1,8 Conclusions

1° La résorption rectale des corps sulfamidés est indéniablement établie, que ce soit par les travaux cités ou par les nôtres.

2° Cette résorption est faible, mais plus continue que par la voie orale, quel que soit ie corps sulfamidé utilisé.

3° Du point de vue application thérapeutique, il faut dis-

tinguer en deux groupes les corps sulfamidés :

—— d'une part, le para-amino-phényl-sulfamide qui, utilisé sous forme de suppositoire, procure une sulfamidémie inférieure à celle obtenue après ingestion des mêmes doses, mais cependant suffisante pour envisager une thérapeutique par cette voie ;

— d'autre part, les autres corps sulfamidés qui ne procurent pas des taux de sulfamidémie thérapeutiquement intéressants.

{4° La thérapeutique par le para-amino-phényl-sulfamide sous forme de supposiloire sera réservée aux cas où lingestion est difficile ou impossible. Dans les autres cas, cette voie d'action pourra procurer une très bonne voie adjuvante,

. . . K , qui, si elle ne remplace pas la voie buccale, permet d’en restreindre la dose en fournissant une sulfamidémie incontestablement déjà active et régulière.

5° Le mécanisme de la résorption reste mystérieux. Elle paraît, à égalité de solubilité, dépendre de la simplicité chimique de la molécule (le sulfapvridine sodique, 23 fois plus soluble que la sulfamilamide est cependant moins bien résorbé). Corrélativement, à égalité de complexité chimique, la résorption est en faveur du corps le plus soluble.

Il semble, de plus, que la muqueuse rectale stocke les sulfamides. Cette hypothèse semble appuyée, d’une part, par la teneur en sulfamide de quelques organes du lapin (expérimentalion ayant porté sur 3 lapins et uniquement sur le sulfathiazol donné à la dose de 3 gr. par jour, pendant six jours, par voie rectale) :

À EN RCE EP A RS 120 SANS LR ide re ee LR 30 FOLIE EE A TU 30 FO TL Re EE 95 Gros intestins ner traces EN CCDNE ee E 396

D'autre part, par la sulfamidémie généralement encore très élevée vingt-quatre heures après le traitement, comme si les sulfamides stockés étaient libérés progressivement.

Nous avons procédé à un dosage de sulfamicdes dans les tissus. En voici la technique : Prendre un poids p de broyat, le traiter par de la soude, afin d'éviter une adscrption des sulfamides par une floculation de protéines. Les sulfamides solubles en milieu alcalin peuvent être amenés à un volume donné, et on prend une partie aliquote de ia solution obtenue déféquée par l'acide trichloracétique à 15 %. Le filtrat trichloracétique est traité suivant la technique de Marshall et Fourneau (suivant la technique citée plus haut).

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