CONCLUSIONS
I. — Dans une première partie, après avoir évoqué l’historique de la thérapeutique par les suppositoires, nous avons rappelé l’anatomie des voies de résorption du rectum, en soulignant l’existence, sur toute la hauteur du rectum, de l’anastomose porto-cave, L’anatomie ne paraissant pas expliquer seule le mécanisme de la résorption, nous avons proposé de lexpliquer en fonction de la stase dans le système circulatoire hépatique. Enfin, nous avons rappelé que seules les drogues hydro-insolubles et lipo-insolubles, pouvaient être absorbées par la muqueuse rectale.
IT. — Dans une seconde partie, nous avons rapporté les (ravaux concernant la résorption sous forme de suppositoire, du sulfate de quinine, de la diéthylmanolylurée, d’un sel de mercure, d'hormones, de la digitale, de louabaïne, de la belladone et de la vitamine D?.
Dans tous les cas, les résultats cliniques ou scientifiques ont été comparables ou supérieurs à ceux obtenus après administration du produit par la voie buccale.
IT. —— Dans une troisième partie, nous avons étudié la sulfamidothérapie sous forme de suppositoire, en rapportant les travaux consacrés à cette question et en les comparant à nos propres travaux sur l’absorption du para-amino-phénylsulfamido-pyrimidine, de la sulfapyridine, du camphosulfonate de para-amino-benzène-sulfamide, du para-amino-benzène-sulfamidothiazol, du para-amino-phényl-sulfamide.
De l’ensemble de ces recherches, nous avons pu conclure :
— à l'absorption des corps sulfamidés par la muqueuse du rectum. L’absorption en est plus faible, quoique plus continue, qu'après administration par voie buccale ;
— du point de vue application thérapeutique, le para-amino-phényl-sulfamide administré sous forme de suppositoire procure une sulfamidémie suffisante pour que ce corps soit administré ainsi, soit exclusivement en cas
d’impossibilité d'administration buccale, soit comme