juin. — Mêmes résultats
18 juillet. — L'état général de cette malade s’est aggravé.
Elle a aujourd’hui des troubles cardiaques, presque de lasystolie, et cependant ses urines ne renferment pas d’albu-
mine.
En dehors des effets de l'alimentation, l'attention est surtout attirée par les troubles de la circulation. L'augmentation de Ia pression sanguine n'a pas amené d'augmentation d’albumine dans les urines, elle paraît avoir coïncidé au contraire avec sa diminution.
OgservarTion XV. — Hémiplégie droite avec aphasie et agraphie; — Albuminurie passagère; — Caractères particuliers des urines.
St-Lazare, 17. — G...., peintre en bâtiments, 53 ans, est entré le 2 mars 1884.
Pas d’antécédents héréditaires ni de maladie antérieure.
Début de la maladie actuelle, il y a quatre ans. En février, dysphasie. En juin, fatigue de la jambe droite. En août, hémiplégie complète.
Pouls régulier avec tension et amplitude normales. Athéromasie assez accentuée. Aux poumons, signes de catharrhe. Légère incontinence d'urine, pas de paralysie rectale.
12 novembre 1884. — Urines limpides. Ni albumine ni sucre.
Du 5"au 7 février, les urines, {1 litre, densité ro17) ne renferment ni albumine ni sucre.
8 février. — Urines acides, densité 1018, précipité par le réactif acéto-picrique à chaud, rien par la chaleur. 9 février. — Albumine sensible à tous les procédés (0,20)
densité 1022. Au fond du verre, précipité de phosphates. A la surface, disque épais d’urates.
10 février. — L’albumine disparaît jusqu'au 26 février. C’est alors que le malade,qui présente depuis deux jours des phénomènes de contracture du côté le moins atteint, répond à peine, et sans avoir de fièvre, a des urines acides assez albumineuses(0,60 à 0,70). L’albumine n’est pas granuleuse et reste en même quantité matin et soir. Le lendemain l’albumine disparaît et nous ne la retrouvons plus.
— Jamais l'examen microscopique ne nous a montré de cylindres dans les urines de ce malade. Nous avons vu cependant dans ce cas des tubes qui tantôt se ramifient, tantôt sont enroulés. Ils se présentent assez souvent dans les urines normales. Ils offrent des colorations particulières : vertes, jaunes ou bleues. M. le professeur J.Teissier les avait recommandés à notre attention et d'autre part, le docteur Florence les range dans les algues. |
Onservarion XVI. — Hémiplégie droite; — Ramollissement cortical gauche (?); — Albuminurie; — Existence de cy lindres hyalins dans l'urine.
St-Lazare, 0.— P... 40 ans. Pas d’antécédents héréditaires, de syphilis, d’alcoolisme, de constitution rhumatismale.
Il y a quatre ans, dysurie, pollakurie et difficulté dans la défécation. Attaque le 18 février 1884, sans aucun prodrome, pas de perte de connaissance ni de paralysie vésicorectale; depuis cette époque, difficulté de la parole et hémiplégie droite.
La pointe du cœur bat dans le sixième espace intercostal à deux travers de doigts en dehors du mamelon; athérome très accentué, pouls normal.
Intelligence et mémoire diminuées, pas de tremblements ni de fourmillements dans les membres.
Les réflexes sont intacts.
Motilité limitée du côté atteint. Extension et flexion des doigts normales, excepté celle du petit doigt. Pas de douleur dans les membres. Douleurs des reins et une fois œdème variable des membres inférieurs à la suite d’un bain, mais il n’y eut aucuns symptômes généraux. Rien aux poumons ni à l'appareil digestif.
Les urines du 15 janvier sont examinées matin et soir. D'une densité assez considérable (1025) elles n’offrent cependant point de sucre. Claires, ambrées, sans odeur particulière elles sont acides et présentent de petits filaments de mucus et un dépôt abondant de phosphates.
À la surface, légère teinte irisée même après l'émission.
Le réactif acéto-picrique, la chaleur, l'acide azotique, le procédé de Heller dénotent la présence d’une quantité appréciable d'albumine.
ES) Elle n’est pas rétractile, et sa quantité peut être estimée à 0,25 centigrammes.
Quelques jours auparavant, il n'y avait rien d’anormal dans la composition. A cette époque, le malade s'était plaint de gène plus prononcée dans l'usage du bras malade,
16 janvier. — Aucun cylindre ne se montre à l'examen microscopique.
17janvier. ="UÜrines claires, densité 1015, un peu de
mucus, pas d’odeur particulière.
On constate la présence de nombreux cristaux d’acide urique, quelques globules de sang, pas de globule de pus.
Les urines du soir, après l'usage d’un régime maigre le jour précédent, renferment moins d’albumine.
19 janvier. — Urines mousseuses. Même quantité d’albumine, matin etsoir. Environ 0,40. D. 1015.
20-21-22 janvier. — Les urines conservent les mêmes caractères. La quantité d'albumine continue à n'être pas ap-
préciable à l’albuminomèêtre du docteur Esbach.
23 janvier. — Les urines sont normales. Q: 1100.
24 janvier. — Quelques traces d’albumine dans les urines du soir.
27 janvier. — Sous l'influence du froid, retour de l’albumine dans les urines acides, densité 1020. Q. 750 grammes.
Du 27 janvier au 4 février l’albumine persiste à la dose de 0,60 centigrammes.
Elle n’est pas rétractile.
5 février. — Densité 1020. Urines légèrement troubles. Quelques cylindres hyalins qui sont, à notre avis, sans valeur et quelques torulacées. Ürines : 1.500 grammes, 0,50 centigrammes d’albumine par litre.
Pas de symptômes généraux.
6 février. — Anurie presque complète.
7 février. — 900 grammes d’urine acide d’une densité de 1018. L’albumine paraît diminuée, elle est remplacée par de nombreux cristaux d'acide urique et des cristaux d’urée.
8 février. — Traces d’albumine. D. 1018.
o février. — Mêmes caractères qui se conservent jusqu’au 15 février, époque à laquelle nous abandonnons cette observation.
Les urines du 7 juin renferment 0,60 centigrammes d’une albumine presque granuleuse. Elles sont neutres, légèrement troubles et renferment un abondant dépôt de phosphates.
Pas de cylindre à l'examen microscopique. .
so et 11 juin. — Mêmes caractères des urines qui ont une
densité variant de 1015 à 1018.
12 juin. — 0,80 centigrammes d’une albumine faiblement rétractile, plus abondante le matin que lesoir, dans une urine acide offrant des phosphates, des urates de soude et pas de cylindres.
Presque pas de symptômes généraux, sauf un peu de gêne dans la région lombaire.
On trouve ici non seulement de nombreuses variations de densité avec coïncidence d'albuminurie, mais on voit encore l’acide urique et l’urée remplacer cette dernière. Quelques cylindres hyalins ont été trouvés d'une façon inconstante dans quelques examens et semblent 1ci attester les souffrances de l'épithélium.
La quantité d'urine secrétée a été généralement médiocre, et même il y eut un jour anurie, ce qui semble en rapport avec une paralysie des vaso-dilatateurs.
io
5° Groupe. — Myélites.
OBservaTiON XVI. — Myélite dorso-lombaire aiguë. — Albuminurie momentanée.— Influence de l'exercice.
Ste-Marguerite, 16. — B..... F., 47 ans, tireuse d'or, entrée en mars 1881. |
Pas de parents connus. Réglée à 19 ans, elle avait eu une gastrite à 16 ans. A la suite d’une chute sur la glace, paraplégie complète. Les urines étaient émises péniblement, les selles difficiles, jamais d’incontinence.
Au Perron, là marche est devenue possible malgré des douleurs spontanées dans la région sacrée et l'articulation coxofémorale droite.
Au cœur, hypertrophie. Au gauche du sternum, léger souffle systolique. Rien à la pointe, rien aux poumons. UÜrines normales à son entrée. Depujs quatre ans, quelques signes de rhumatisme chronique.
18 janvier. — Composition normale des urines.
19 janvier. — Urines acides, non odorantes, troubles, jumenteuses, densité 1020. Les dépôts se composent d’urate de soude, d’acide urique, de cristaux d’urée.
Enfin, le 28 janviers, les réactifs de Tanret et de Yokohama décèlent un peu d’albumine qui échappe à l’action de la chaleur et au réactif de Gübler.
29 janvier. — Même réaction.
30 janvier. — Rien.
1er février. — La malade, à la suite du froid, se plaint de mouches volantes et présente, dans des urines acides, plus de 0,50 centigr. d’albumine non rétractile matin et soir.
4 février. — Pas d’albumine le soir, le matin 0,60 centigrammes d’albumine, non rétractile. La malade dit avoir la nuit une exagération de température qui laisse le thermomètre invariable et ne s’accuse pas sur l’état général.
Er
5 février. — Traces d’albumine sensible à l'alcool et au réactif de Tanret dans les urines du matin ; le soir, rien. Dore:
6 février. — Même résultat.
7-10 février. — 0,30 centigrammes d’albumine non rétractile sensible à tous les procédés soir et matin. Rien à l'examen microscopique.
11 février. — Repos de la malade, l’albumine disparait. 12 février. — Quelques traces douteuses d’albumine dis-
parues le 13.
18 février. — A la suite d’insomnies et de cauchemars, les urines deviennent albumineuses le matin (0,20).
23 février. — La salive paraît contenir des matières albuminoïdes plus abondantes que de coutume.
3.400.000 globules rouges dans le sang. 10 1/2 °/, d’hémoglobine, avant, pendant et après l’albuminurie.
La malade sort le 24 février, fait des efforts de route et présente une augmentation d’albumine le soir. Albumine non granuleuse qui disparait le 27 février.
28 février. — Œufs dans le régime alimentaire, l’albumine revient en quantité plus appréciable le matin.
1 mars. — Même régime, même résultat.
2 mars. — L’'albumine disparaît sous l'influence du lait.
7-8 et o juin. — Pas d'albumine. Quelques cristaux d’acide urique.
Certains troubles vaso-moteurs, d’une explication difficile, jouent ici un certain rôle. La malade accuse la nuit une exagération de température et l’albumine est plus abondante le matin. L'exercice modéré se montre ici sous un jour défavorable à la guérison. Il y a toujours aussi alternance ou accompagnement de l’albuminurie avec l'acide urique ou l’urée.
OBsErvaTION XVII. — Myélite transverse dorso-lombaire ; Albuminurie; — Influence du froid et de l'alimentation.
St-Lazare, 5. — CI. Rg. 31 ans, employé de commerce, entré le 25 juillet 1881.
Pas de diathèse chez les ascendants. Jamais d'abus d’alcool ni des plaisirs sexuels.
L’affection débuta à 25 ans par des phénomènes de rétention d'urine, de constipation et de douleurs dans les membres inférieurs. Les douleurs des jambes étaient fulgurantes ou constrictives. Quelques temps après, anesthésie plantaire, diminution de la force des jambes et troubles moteurs.
Au bout de deux ans, paralysie complète. Depuis 1879, amblyopie.
Au 20 février 1883, la paraplégie reste complète. A la rétention urinaire a fait place une incontinence nocturne. La miction est fréquente; les urines sont sédimenteuses et renferment de l’albumine et du sucre.
Aux deux genoux, à la jambe droite, troubles vaso-moteurs très accentués. Les régions sont constamment rouges et la plus légère piqûre donne lieu à l'issue d’une goutte de sang.
Le malade a eu des furoncles er un anthrax. Pas d’eschare en 1885.
14 janvier. — Les urines du matin (450 cmc) sont claires, limpides, elles renferment par les différents réactifs, près de 0.50 centigrammes d’albumine non rétractile, tandis que celles du soir, avant l’émission desquelles le malade a bu beaucoup plus de vin qu’à l'ordinaire, renferment près de 0,70 centigrammes d’albumine non granuleuse.
15 janvier. — L'examen microscopique ne révèle rien de particulier. Même quantité d'albumine matin et soir {o.50).
16 janvier.— Les urines du matin, un vendredi, renferment 0,80 centigrammes d’albumine ; 800 c.c. de liquide, densité 1016. Les urines du soir (300 c.c.)| renferment peu d’albumine et beaucoup d'urates.