‹ Contribution à l'étude de l'albuminurie transitoire: dans quelques maladies du système nerveuxChapitre 8 sur 16 · EURE · texte numérisé non relu

EURE

17 janvier. — Les urines ne renferment plus d’albumine, malgré l'usage des féculents. Pas de sucre.

18 janvier. — Urines troubles, jumenteuses, acides, à den-

sité 1020. Elles contiennent à peine des traces d’albumine.

Toute la journée durant, règne un gros froid à l'extérieur des établissements.

20 janvier. — 1500 c.c. d'urine acide. Densité, 1020. — Albumine 0,50.

21 janvier. — Ürines : 900 grammes, — densité 1025. Albumine 0,25.

22 janvier, — L'albumine augmente dans les urines du soir chez ce maladé qui a fait de nombreux efforts musculaires.

23 janvier. — 3.400.000 globules rouges ont été relevés par le compte-globules de Malassez. C’est le chiffre qui existe en tout temps chez ce malade. Rien de particulier dans la salive.

Les urines de ce malade offrent les mêmes réactions jusqu’au 19 février, avec des alternatives d'augmentation et de diminution peu notables d’albumine, qui jamais n'est rétractile. Jamais de pus ou de globules de sang

10 juin. — Ürines jumenteuses, très chargées en phosphates eten oxalates de chaux. Elles ofirent un peu d’albumine légèrement rétractile.

it juin. — Pas d’albumine.

22 Juin. — Urines acides. Densité 1014. — Traces d’albumine non rétractile. — 13 °/, d'hémoglobine.

12 juin. — Urines troubles, chargées de substances

grasses et de phosphates, avec quelques traces d’albumine. Le malade a fait quelques mouvements qu'il n'accomplit pas d'ordinaire. Nausées et céphalalgie.

Dans cette observation, les troubles vaso-moteurs coïncident avec les troubles trophiques : furoncles et anthrax, De plus, le froid et l'alimentation maivre n'ont pas été sans influence sur la présence de l'albumine dans les urines.

pe

OBsErvarION XIX. — Myelite transverse dorso-lombaire ; —

Paraplégie avec atrophie sans contractures; — Troubles de la sensibilité thermique; — Exagération du réflexe rotulien ; — Albuminurie.

St-Lazare, 4. — Ch. D... 46 ans, gymnaste, né à Beaujeu,

entré le 7 mai 188r.

Père épileptique. Le malade aurait eu à l’âge de 41 ans des manifestations d’une syphilis secondaire. En 1870, à la suite d’un refroidissement, coliques violentes, rétention d'urine et paraplégie.

Un mois après, la motilité reparut dans la jambe droite et, sept mois après, dans la jambe gauche. Il y a incontinence urinaire nocturne mais jamais diurne. Quelques troubles de la sensibilité. Pas de troubles vaso-moteurs, mais on doit remarquer la suppression des sueurs. Abolition de la sensibilité réflexe.

Rien au cœur, aux poumons, aux organes des sens. Les urines renferment du sucre et de l’albumine.

Cette albuminurie n’est pas un accident de la syphilis qui est arrivée à sa période tertiaire.

18 janvier. — Les urines, d’une densité de 1018, ne renferment pas de sucre; elles sont acides, un peu troubles, sans odeur.

Un léger dépôt de phosphates se forme au fond du vase pendant qu’un nuage de mucus flotte dans le verre. Le réactif acéto-picrique ne précipite rien, tandis que par les divers autres réactifs on constate la présence de 0,20 centigrammes d’albumine non rétractile.

20 janvier. — Urines troubles, densité 1020. Quantité : 800 grammes, albumine non rétractile matin et soir. Pas de symptômes généraux. Pas de sucre.

21 janvier. — 1100 grammes d'urine, densité 1022, pas de sucre. Sous l'influence du repos, l’albumine disparaît. Nom-

Re te breux cristaux d'acide urique qui adhèrent aux parois du verre.

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