‹ Contribution à l'étude de l'alcoolisme en BretagneChapitre 2 sur 26 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Il y avait à peine deux ans que l’Académie française avait décerné le prix Monthyon au grand docteur suédois, Magnuss Huss, pour son travail sur l’alcoolisme en y joignant cette considération : « Nous avons en France beaucoup d’ivrognes, mais, Dieu merci! on n’y rencontre point d’alcooliques », quand l’oïdium en 1854 fit son apparition et dévasta les vignobles français. La consommation des vins qui était de 45 millions d’hectolitres tombait à 10 millions 1/2, l’alcool remplaça le vin dont l'habitude nous avait protégés contre l’alcoolisme qui ravageait depuis longtemps les peuples du nord. Néanmoins, en France, en dépit de l’oïdium les départements viticoles proprement dits furent les moins atteints, le vin y étant toujours resté d’un relatif bon

marché, facile à se procurer.

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