‹ Contribution à l'étude de l'alcoolisme en BretagneChapitre 3 sur 26 · EUR · texte numérisé non relu

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Pendant ce temps, dans les autres départements, et l’Ille-et-Vilaine est dans ce cas, les buveurs de vin se mirent à consommer les alcools les plus Yariés ; et Pusage des apéritifs vint aggraver cette situation. La distillation du vin qui n'avait jamais produit en France plus de 800.000 hectolitres d'alcool tombait à 40.000 hectolitres tandis que la production de l’alcool industriel s'élevait pendant ce temps progressivement jusqu’à 2 millions d’hectolitres en 1895.Elle s’est encore accrue depuis. L'industrie, avec sa production que rien ne, limite, a mis l’alcool à la portée de tous: Le mal s’est enraciné, puis a étendu ses ravages si bien que, pour notre département et pour la première fois au dernier recensement, le chiffre des naissances fut trouvé inférieur au chiffre des décès. Les cas de folie se multipliaient ainsi que ceux de tuberculose. 2

Disons à ce propos que l’alcool en est bien le plus grand facteur étiologique ainsi que l’établissait encore tout dernièrement Lancereaux(1); sur une statistique de 2.192 cas de tuberculose, 1.229 relevaient directement

de l’alcoolisme. En cet état de choses, 1 nous a semblé intéressant d'établir pour notre département quelle quan tité d'alcool y était consommée par an, quels rapports présentaient l’alcoolisme et les maladies mentales ; et le déficit que présentent les contingents militaires soumis au conseil de revision. Ces chiffres mettent en évidence l’action ‘de l'alcool sur la race humaine : tous les

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