‹ Contribution à l'étude de l'alcoolisme en BretagneChapitre 7 sur 26 · AUTRE · texte numérisé non relu

AUTRE

4° Les condamnations à un mois de prison au moins

pour vol, escroquerie, filouterie, abus de confiance, re-

cel de malfaiteurs, outrage public à la pudeur, excita-

tion de mineures à la débauche, tenue de maison de

jeu, vente de marchandises falsifiées et nuisibles à la santé.

Et tous ces cas n’entrainent qu'une incapacité temporaire de cinq ans. Sauf dans le cas (n° 3) de condamnation pour crime, où l'incapacité devient permanente, autant dire que n’importe qui peut ouvrir son cabaret.

Aussi nous voyons à Rennes, par exemple, la rue de Nantes comprenant 95 maisons renfermer 31 cabarets ou débits de boissons au détail, La rue Nantaise, située dans un autre quartier de la ville, comprend 13 cabarets sur 24 maisons. Les rues que nous avons citées ne constituent pas une exception. La ville de Rennes possède 834 cafés ou cabarets Ce qui donne 1 cabaret pour 93 habitants. Et, comme le dit le vieux proverbe breton : l’occasion fait le larron. Tel qui rentrerait tranquillement à la maison la journée faite se laisse entraîner par un ami déjà plus avancé que lui sur la pente fatale de l'alcoolisme : un petit verre de plus ou de moins qu'est-ce que cela fait? La tentation se renouvelle, l'habitude se prend, voilà un alcoolique de plus.

« Existe-t-il indubitablement une relation étroite entre la consommation totale de l’alcoo!l et le nombre des débits de boisson?» Sans aucun doute, car (1) « si l’on

envisage une même région à deux dates distinctes et

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