C..., 21 ans. Dysenterié au Maroc
24 juillet 1912. — Vomique fractionnée : un demi litre de pus chocolat. à |
Depuis. — Expectoration rougeâtre, foncée ou rutilante.
À son entrée. — Amaigri, 38°, expectore 5oo cc. de pus ratanhia.
Foie gros, indolore. à
Base du poumon. droite : mate, silencieuse, Au-desus,: quelques sons crépitants fins.
A la radioscopie : le diaphragme droit est immobile et ses deux tiers internes forment la base d’une ombre triangulaire dont le sommet effilé remonte vers le hile.
Rectoscopie : ulcérations profondes.
Amibes dans les selles.
On pratique six injections sous-culanées d’émétine (0.04 centigrammes par injection).
Le 2° jour : la température est à 37°.
Le 5° jour : le foie a repris ses dimensions normales.
Rectoscopie : cicatrisation. he
Radioscopie : la base pulmonaire est redevenue claire.
.« En cinq jours, le malade, a guéri d’une fistule, hépatobronchique durant depuis cinq mois. »
CnaurFrarp. — Etat hémoptoïque chronique consécutif à l’ouverture dans les bronches d’un abcès dysentérique du foie.
— Guérison par l’'émétine. — Bull. de la Soc: Méd. des Hôp., Janvier 1914.: S
Jean T.., 25 ans. Dysenterie au Maroc en 1912.
Juillet 1912. — Cracte du. pus chocolat Poe Poe jours, un litre en tout. LE RC RE E
Puis il crache du sang.
À; l’hôpital de Rochefort : on pose le diagnostic d’abcès
: Date du poumon par ouverture d’un abcès du foie St les bronches. L
24 novembre. — Intervention : TÉSEGHONE 5 deux côtes sans ouverture de la plèvre.
Après l'opération : expectoration rouge très abondante, qui cesse presque complètement au bout de cinq jours.
Amélioration,
Il reprend son métier de maréchal: ferrant en mai 1913. Mais, au bout de quatre jours, il crache de nouveau un peu de sang et cette expectoration se continue, légère et peu sanglante.
En août 1913. — Véritable rechute. Crachats franchement sanglants.
Huit injections de 0.04 centigr. d'émétine,
Amélioration.
18 décembre 1913. — Il entre à la Clinique de l'hôpital
“Saint-Antoine nue autant le sang qu'avant la cure d’émétine.
A l'examen :
Foie indolore, ne déborde pas le rebord -costal, remonte au
: 4° espace.
A la base, à la partie moyenne du poumon droit. — Matité, obscurité respiratoire. Quelques râles fins après la toux.
À la radioscopie : obscurité des deux tiers inférieurs du poumon droit. :
23 décembre. — Une amibe typique dans le brhchat sanglant, On fait les 24 et 25 décembre : 0.08 centigr. d'émétine.
: eg —
:Du 26 au:28,: 0.10 centigr. chaque jour d'émétine. La température tombe, l’expectoration se réduit à 7 cracha's muqueux striés de sang brun.
2 Janvier 1914. — Crachats seulement muqueux. 6 janvier. — Il ne crache plus.
9 janvier. — On fait une injection de 0.08: Rois L?S
deux jours suivants : o.10 centigr.
12 janvier. — Il ne persiste à la base droite qu’un peu de -diminution du murmure. La sonorité est presqué égale à celle : du côté opposé. : ;
-Radioscopie. — Transparence de la base pulmonaire droite. Diaphragme : est à son niveau normal, mâis immobile.
E. Risr, AMeur£Le et M'® pe PrEFFEL, — Un cas d'abcès amibien du poumon: — Bull. de la Soc. Méd. des Hôp., 12 juin
Malade de 26 ans.
Le 56 avril 1914, est admis dans le service des tuberculeux, crachant du sang en abondance ; aspect cachectique. Il raconte son histoire :
En octobre x912. — Soigné six: semaines Éoer « en sèche ». (Douleur thoracique, toux, fièvre).
En décembre 1913, plus d’un an après. — $Soigné quinze jours pour les mêmes symptômes.
Au début de mars 1914. — Soudain, la nuit : considérable “expectoration de sang pur qui se prolonge vingt-quatre heures. L’hémoptysie se répète, abondante. Puis ke sang est mêlé de , PUS: #0" Y È
Amaigrissement et faiblesse croissante.
A l'entrée du malade. — Pas de bacilles de Koch dans l’ex-
pectoration.
ee e ee
x : 3 E LR.
no Go UL are Et Me OT
29 avril. — Radioscopie : À la base du poumon droit de: reste des champs. pulmonaires étant normal — on trouve une image circulaire se. confondant en bas. avec Je foie, à contours «tracés au compas » — image de collection hydroaérique. avec niveau du liquide , horizontal. dans les différentes positions imprimées — et succussion visible. <
On pense à un kyste hydatique. ouvert. dans les bronches.
A l'examen : zone de matité-de 8 c/m de diaïètre, reposant en arrière sur la matite hépatique. Au pôle supérieur de cette
zone :.sonorité tympanique, succussion. Plus bas : murmure vésiculaire aboli. Pas un râle.
le mai 1914. — La ponction retire un pus visqueux chocolat qui ». par sa seule couleur fait penser à une amibiase pulmonaire, Pas d'hydatides dans ce pus. La réaction de Weinberg est. négative. |
On apprend que cinq ans avant, à Tunis, le malade a eu des douleurs abdominales, de l’ictère par rétention, sans jamais de ténesme ni de selles sanguinolentes. sut Æ
Le foie est indolore et plutôt petit.
Sang. — Polynucléose 95 a/o. Eosénophilie x. 3 6/0.
L'état s'aggrave. La fièvre nulle au début, dévient irrégulière, à grandes oscillations. La toux devient incessante, l’expectoration de plus en plus abondante, la douleur thoracique,
la dyspnée augmentent. La zone mate s'accroît.
19 mai. — Intervention sur le poumon. Un litre de pus épais, grisâtre. j DR 16 mai. — Mort.
AUTOPSIE
On est obligé d'enlever foie, diaphragme, poumon d’un seul tenant. À la coupe-sagittale, on voit : ’
a) À la base pulmonaire : une cavité du volume d’une tête d'enfant limitée en arrière et en bas par une coque pleurale, en haut par le poumon comme hépatisé, mais gris. La cavité de cet abcès est anfractueuse, tapissée de débris friables, de poly-
FE A Etes
pes, de villosités, formés de tissu nécrotique. Le pus est blanc, inodore, mal lié. : ee
b) Perforation diaphragmatique, grande comme une pièce de 2 francs, faisant communiquer cavités pulmonaire et hépatique. ee
c) Foie. — Abcès gros comme une mandarine, au lobe droit, à parois scléreuses, gris rosées : abcès ancien.
A peu de distance : un petit abcès du foie. ‘
d) Ulcérations intestinales avec amibes.
A l'examen microscopique :
a) Abcès du foie. — Zone interne nécrotique. Zone externe cirrhotique. 2 b) Abcès du poumon. — Tout à fait extérieurement un peu
de sclérose interlobulaire. Intensité de la nécrose dans la paroi immédiate de l’abeès : il n’y a plus de noyaux colorables. Les fibres élastiques” soint raréfiées, fragmentées, réduites en grains.
Les auteurs croient que l’amibiase s’est localisée sur le foie, puis sur le poumon et que ce n'est que secondairement que l’abeès du poumon qui est récent s’est ouvert dans le petit abcès hépatique, ancien.