X..., soldat, ayant six ans et demie de colonies, attrape la
SRE cho
dysenterie au Tonkin en janvier 1901. En janvier 1903, il est rapatrié pour une « congestion du foie ».
Le 23 avril 1903. — Il entre à l'hôpital de Marseille, Il est
‘anémié, émacié, il ne tousse pas, ne crache que quelques
mucosités sanguinolentes.
- Il existe à la base droite une zone de matité se confondant en bas avec celle du foie et remontant en avant : jusqu’au mamelon ; en arrière jusqu’à la pointe de l’omoplate. La matité hépatique ne déborde pas les fausses côtes. A l’auscultation de l’aisselle droite on entend un souffle expiratoire lointain. Le malade accuse uné douleur localisée en dedans ef
sous le mamelon droit. Il existe une fièvre peu élevée.
9 Mai 1903. — Une ponction de la plèvre sur la ligne axillaire donne issue: à un liquide séro-purulent.
11 Mai 1903. — On porte le diagnostic d’abcès du foie avec retentissement pleuro-pulmonaire.
Intervention chirurgicale. À l'exploration de la cavité thoracique, on sent le lobe inférieur du poumon droit ligneux.
Le foie montre à la palpation à travers le diaphragme une rénitence normale. Des adhérences entre le poumon et le diaphragme sont impossibles à rompre pour voir s’il y a communication entre des cavités pulmonaire et hépatique. Hanté par l'idée d’un abcès du foie, on ponctionne cet organe à travers le
‘diaphragme : : pas de pus.
Après l'opération : dyspnée, hémoptysie de trois cents grammes de sang pur.
12 Mai 1903. — Température oscillante entre 37° et 39° pouls de plus en plus faible.
Le malade est secoué jour et nuit par une toux sèche.
À la base droite persiste à partir de l’épine de l’omoplate de Ja matité, à l’auscultation on entend dans cette zone quelques râles après Ja toux.
17 mai. — Sensation d’étouffement et mort.
Le
PES 7 jo,
AUTOPSIE
Tout le lobe inférieur du poumon droit est occupé par un abcès gros par les deux poings contenant un pus glaireux avec des fragments de tissu pulmonaire sphacélés. Pas de commu-
nication avec une bronche HMPOrtAn IE.
Foie. — Pas d’abcès. |
FoucauD et SEGuIN. — Abeès pulmonaire d’origine dysentéri-
que. — Considérations thérapeutiques. — Archives de Médecine navale, 1910. —*,Obs. III : Abcès pulmonaire sans
abcès du foie.
G..., contracte le paludisme au Sénégal où il est depuis cinq ans. En septembre 1909 : crise de dysenterie durant un mois; il est rapatrié le 1°° novembre! 1909 ; au cours du voyage, légère rechute de dysenterie durant quinze jours.
20 novembre 1909. — Entre à l'hôpital d'Angoulème, se plaignant d’une douleur à l’hypocondre droit et d'une toux sèche. Température : 39° le soir pendant quinze jours.
11 décembre 1909. — Il sort de l'hôpital.
Chez lui, le point de côté reparaît, mais localisé cette fois au mainelon droit, lancinant, exagéré par les mouvements respiratoires. La diarrhée qui a persisté jusqu'alors, cesse à ce moment. ; ve
26 janvier 1910. — Il crache pour la première fois et 51 expectore des crachats sanguinolents plus abondants la nuit el dans le décubitus ‘dorsal. L'expectoration sanglante dure quinze jours, puis les crachats deviennent clairs tout en restant abondants.
1 mars 1910. — L’expectoration POGEN ENS sanglante, pénible, abondante.
3 avril 1910. — Le malade à un facies terreux, extrêmement
amaigri, il remplit un demi crachoir d’une expectoration rouge brique, on n’y trouve pas de bacilles de Koch, ni d’amibes. Pas de pigments biliaires.
À l’examen physique : En avant, sous le mamelon droit, zone submate ; en arrière : à partir de l’angle inférieur de l’omoplate droite, zone de matité au niveau de laquelle le murmure vésiculaire est aboli. Sur la ligne axillaire postérieure, on entend des crépitations sourdes ; il existe un point douloureux à là pression, dans le huitième espace sur la ligne axillaire antérieure. Aucune modification physique du foie, indolore, même à la palpation profonde.
7 avril 1910. — Radioscopie : A la base du poumon, zone d'ombre sans limites précises avec effacement du sinus costo-
- diaphragmatique. La température oscille entre 37°6 et 38°3.
9 avril 1910. — On porte le diagnostic d’abcès pulmonaire sans abcès du foie.
Opération. — Le poumon, recouvert de la plèvre viscérale,
- glisse normalement sous la plèvre pariétale ; il n’y a pas d’adhérences pleurales. On referme la paroi.
= Les jours suivants, l’expectoration toujours abondante, hémorragique, ne se modifie que lentement ; ce n’est que plus d’un mois après que le caractère sanglant diminue. L’expectoration devient chocolat, puis café au lait, puis muco-purulente ; enfin simplement muqueuse, d’un blanc jaunâtre. Elle finit par disparaître ainsi que la fièvre.
Le surlendemain de l'opération : était survenue une poussée aiguë de rectite dysentérique. Sigalons la formation d’un épanchement pleural passager en mai.
Amélioration progressive. Le malade sort guéri le 4 juin 1910. |
A remarquer qu'un simple affaissement de la paroi thoracique à suffi à l’améliorer, cette paroi était devenue rapidement rigide par néo-formation osseuse,
al —— ’ ” ue
L. Ramon, DENOYELLE et LAUTMAN. — Bull. de la Soc. Méd. des Hôpitaux, Séance de mai 1923. — « Un cas d’amibiase pulmonaire pure, sans abcès du foie. »
M.S..., industriel à Casablanca (Maroc), entre dans le service Vigla, le 10 juin 1922, parce qu'il crache du sang depuis cinq jours. Free
Effectivement, au moment où on l’examine, quelques heures après son admission, son crachoir contient déjà une centaine de grammes d’une expectoration sanglante bien particulière, constituée par une masse glaireuse, au milieu de laquelle on distingue d'assez gros crachats purulents, gris verdâtres, mêlés de nombreuses stries de sang rouge vif. L'ensemble est nettement hémorragique ; l'aspect est celui de fraises écrasées dans de la crème, avec prédominance des fraises sur la crème. Ces crachats n’exhalent aucune odeur.
M. S... est un homme de 32 ans, robuste, bien musclé, au teint basané. Il n’est nullement amaigri. Il-se sent si peu malade qu'il est-venu à pieds à la maison Dubois. Il n’éprouve en effet aucune fatigue ; il n’a pas de fièvre ; il n'est pas oppressé. Il souffre seulement, et très légèrement, d'un point de côté droit. En réalité, une seule chose linquiète : son hémoptysie ; sans celà, il continuerait à vaquer à ses occupations.
Il n'a aucune peine à raconter son histoire, qui est la suivante
Tous ses malheurs datent, à son avis, d’un voyage en avion qu'il a effectué il y a un mois — le 8 mai — de Casablanca à Montpellier. 11 croit avoir pris froid au cours du vol. Les premières manifestations morbides ne datent pourtant que du 12 mai. Ce jour-là, dans la soirée, il est pris d’un très violent point de côté à droite ; il est obligé de s’aliter. Sous l'influence du repos, des ventouses et d’une potion, une amélioration
nette des douleurs se TR, en trois jours, sans qu'à aucun: moment, il n’y ait eu de la fièvre ni de la toux. *
Le 16 mai. — Malgré la persistance de quelques élancements dans le côté droit, il se décide à continuer son voyage, mais par chemin de fer. Il arrive à Paris, et pendant quinze jours, il s'occupe activement de ses affaires.
Le 2 juin. — 1 est à Lille. Vers minuit, il est réveillé par une douleur atroce à la base de l’hémi-thorax droit au voisinage de l’angle inférieur de l’omoplate. Pour la première fois, il est pris d’une toux fréquente, quinteuse, absolument sèche. Cette toux retentit péniblement sur son point de côté. Il n’a ni fièvre, ni dyspnée. Un médecin appelé le lendemain parle de pleurésie et conseille le repos au lit et la révulsion.
Le 5 juin. — L'état reste le même, mais dans la matinée M. S... rejette quelques crachats sanglants. D’après lui, à s'agissait alors de sang pur, aéré et mousseux, différent de celui qu'il crache actuellement. Dans la journée, il n’expectore qu’une dizaine de ces crachats, un par un, à assez longs intervalles.
Le 6 juin. — L'hémoptysie est plus abondante, et le malade s’en effraie. Ne se sentant aucun malaise, n'ayant pas de fièvre, sa douleur thoracique étant très atténuée, il n'hésite pas : il prend le train pour Paris, conyaincu d’être mieux soigné dans la capitale. Pendant le voyage, il emplit deux mouchoirs de crachats très épais, visqueux, glaireux, mélangés de sang.
Il constilte dès son arrivée. On lui fait subir un examen radioscopique. On lui dit ensuite qu'il a une poche de pus à la base du poumon droit et qu'il va sans doute falloir l’opérer.
C’est alors qu'il se décide à entrer à la’ maison Dubois. A l'examen: le thorax apparaît comme légèrement aplati ; mais c'est là une déformation d’ancienne date, déterminée, comme une légère cypho-scoliose cervico-dorsale, par une crise de rhumatisme subaiguë survenue en 1916.
La percussion révèle à Ja base droite l'existence d’une matité
franche, qui s'arrête nettement et en haut en arrière à deux
travers de doigt de la pointe de l’omoplate. En ayant et dans Vaisselle, -cette, matité a des limites moins bien tranchées et:se confond avec celle du foie. =
À la palpation : les vibrations vocales ne sont point modifiées.
L’auscultation permet d'entendre en arrière, au niveau de la zone mate un murmure vésiculaire très affaibli et dés bouffées de râles humides, très fins, mêlés de quelques frottements pleuraux — perceptibles les uns et les autres, surtout après la toux. d
* Partout ailleurs, l'examen du poumon droit ne décèle aucun
signe anormal.
Le poumon gauche est parfaitement sain.
Les autres appareils : digestif, cardio-vasculaire, urinaire,
le système nerveux sont parfaitement normaux. En particulier, le foie n’est ni hypertrophié, ni douloureux, la certe n'est pas accessible à la percussion.
Il n’y a pas de fièvre (37°4), le pouls est bien frappé, régulier
à 84. Les urines, spondians, ne contiennent ni sucre ni albumine.
En présence d’un tel tableau morbide, le diagnostic étiologique restant provisoirement en suspens, la thérapeutique est tout d’abord et jusqu'à plus ample informé exclusivement symptomatique et dirigée contre l’hémoptysie.
Le lendemain 11 juin : le malade est fatigué ; il a beaucoup toussé. Son crachoir contient 300 grammes environ du même mélange sanguino-purulent que la veille. Sa température est à 37°7 ; l'examen physique ne diffère pas de ce qu'il était vingt-quatre heures plus tôt.
Les crachats sont examinés au laboratoire : ils ne renferment pas de bacilles de Koch. Ils sont d’ailleurs remarquablement amicrobiens et ne contiennent ‘guère que des éléments cellullaires : leucocytes plus ou moins altérés et hématies sur un fond granuleux et hyalin.
Le 12 juin. — La situation l'a pas changé, On pratique ur examen radioscopique :
LR EE.
== bo —
Dans la station verticale, en position antérieure, on voit une ombre très opaque à la base droite. Cette ombre occupe toute la partie inférieure du poumon : en haut, elle remonte en arrière à la huitième côté ; sa limite supérieure est nettement tracée, en forme de coupole arrondie, concave en bas — avec un bord externe plus long que l’interne.
En bas, elle repose sur le diaphragme qui reste cependant très mobile ; elle efface complètement le sinus costo-diaphragmatique. En dehors : elle atteint la paroi thoracique, tandis. qu’en dedans elle reste franchement séparée de l'ombre cardiaque par une bande claire (Fig. 1).
. Fi, 1 F1, 11
F1G. 1. — Vue en position frontale antérieure, le malade étant debout.
F1G. 1. — Vue en position antérieure, le malade étant dans le décubitus dorsal. (Bull. de la Soc. Méd. des Hôp. du 10 mai 1923).
En vue postérieure : l’opacité est aussi nette. Ses rapports avec le sinus casto-diaphragmatique, le diaphragme, la cage thoracique sont les mêmes. Mais par suite de la disparition de son bord interne, elle affecte une forme triangulaire, son bord supérieur, rectiligne s'étendant depuis la paroi axillaire jusqu'à quelques centimètres de l’angle phréno-péricardique.
Dans la position couchée : l’image est très différente ; en vue antérieure, la zone opaque apparaît comme une sphère nettement arrondie de quatre centimètres environ de diamètre, qui se défache complètement du diaphragme à la fin de l'inspiration (Fig. ID).
C'est à la suite de ces examens que la présence dans le poumon d’une collection suppurée étant avérée, l'hypothèse d’abeès dysentérique du joumon nous vient à l'esprit en raison des antécédents du sujet.
Français d’origine, cet homme s'est en effet installé au Maroc en 1913. Il a été mobilisé à Marrakech en 1914. En 1916, il.a été atteint de paludisme, puis de douleurs rachidiennes etiquetées «rhumatisme vertébral » ; de là dateraient ses légères déformations rachidiennes et thoraciques.
En novembre 1919, à Fez, il a eu une dysenterie amibienne typique avec constatation microscopique des amibes dysentériques dans les selles. Il a été guéri par l’émétine en trois semaines. A
FiG. ou Courbe de température (Bull. de la Soc. Méd. des Hôp. du 40 mai 1923).
Cependant, depuis lors, son intestin fonctionne mal, il a de l'entérite, dit-il. A deux reprises, en septembre 1921, et en février 1922, il a eu deux crises dysentériformes avec éprein-
tes, ténesme, selles glaireuses, sanglantes. L'une et l’autre ont
guéri sans émétine,
Pour faire la preuve parasitologique de l’amibiase dont cet:
Î LA homme paraît atteint cliniquement, nous recherchons alors les amibes ou leurs kystes dans les selles. Nous recherchons les amibles dans Jes crachats, Tous les examens donnent un résu'tat négatif.
Cependant, dès le lendemain, 13 juin, nous instituons un traitement. d’épreuve par l’émétine, quatre centigrammes de chlorhydrate d’émétine sont injectés sous la peau.
A ce moment, la température s'est élevée à 38°.
L'expectoration est toujours aussi purulente et aussi sanglante, entre 300 et 4oo grammes par 24 heures.
Le 14 juin. — La fièvre a continué sa progression : elle atteint 38°4 depuis la veille au soir. Le malade se sent très fatigué, il a beaucoup toussé toute la nuit, les crachats sont toutefois beaucoup moins abondants et moins rouges que les jours précédents. On injecte six centigrammes d’émétine.
Le 15 juin. — La température qui s'était élevée jusqu'à 38°8 dans la soirée du 14, est tombée brusquement à 37°4 ; le malade accuse une grande sensation de mieux être. Il n’y a plus qu’une eeñtaine de grammes de crachats à peine teintés de sang. La base droite est bien moins mate. On yÿ entend encore cependant des frottements et des râles, mais seulement dans la région para-vertébrale. On injecte huit centigrammes d’émétine.
Le 16 juin, cet homme se déclare guéri. Il n’a presque pas toussé ; dans son crachoir, on ne voit qu’une dizaine de crachats purulents, épais, verdâtres, sans aucune trace de sang. Les signes physiques ne se sont pas modifiés.
Le 18 juin. — L’expectoration de toute la journée se résume en cinq crachats blanchâtres simplement muqueux. Le 19 juin. — La guérison semble complète, la température
est retombée à 36°3 ; l’état général est parfait ; les douleurs et la toux ont disparu ; l’expectoration est absolument tarie. ; on n'entend plus aucun râle au foyer de la base droite: Pourtant à la radioscopie, en station verticale, l’opacité primitive persiste avec ses mêmes dimensions à la partie inférieure du
ot ae -E. —— z poumon droit ; son intensité, il est vrai, a considérablement diminué. | TER ;
On pratique une injection intra-veineuse de quinze centigrammes de novarsenobenzol.
Le 22 juin. — M. S... qui paraît tout à fait bien portant, sort
volontairement de la maison de santé, sans se soucier de conti-
nuer le traitement destiné à assurer sa cure définitive.
B. — Amibiase pulmonaire par voie sanguine avec abcès du foie
OpPrE. — Haeled amoebic abscess of the Liver and amoebic
abscess of the Lung. — John Hopkins Hospital Bull. July,
Malade ayant eu la dysenterie il y a treize mois, ayant duré jusque il y a trois mois. Depuis six moiïs : douleur du côté droit et de l'épaule droite.
A son entrée : ictère, très gros foie. On intervient et on évacue un litre de pus amibien. Le draînage ne cesse qu’au bout de six semaines ; mais au cinquième jour après l'opération, de la toux, une expectoration muco-purulente progressivement croissante, des signes de condensation pulmonaire à la base droite conduisent à une seconde intervention, pratiquée deux mois après la première : après résection de la cinquième côte, on pénètre dans un abcès pulmonaire amibien.
Quatre jours après l'opération : hémorragie profuse. Douze jours après : hémorragie nouvelle et mort. AUTOPSIE ë
L’abcès du foie, qui, deux mois avant la mort, contenait un litre de pus, n’est plus représenté que par trois centimètres de tissu fibreux dense. Poumon droit : gros abcès occupant la moitié antérieure des lobes inférieur et moyen, à paroi irrégulière recouverte de matières nécrosées.
La plèvre adhère à la paroi thoracique. Dans le pus de l’abcès pulmonaire on trouve des amibes vivantes. Cicatrices du colon.
Bunrinc. — Haematogenes Amoebic abcess of the Lung. — Archiv. f. Schiffs und Tropen Hygien, 1906, n° III.
Un nègre d'âge moyen meurt sans avoir pu donner d’autre renseignement que celui-ci : il a été laparotomisé et on a parlé de cancer du foie.
AUTOPSIE
Poumons. — Les lésions ont été décrites en détail au chapitre : Anatomie Pathologique.
Foie. — Gros abcès amibien, complètement entouré de tissu hépatique. Thrombose de la veine cave inférieure. Colite ulcérative amibienne.
- Renauzr. — Abcès pulmonaires consécutifs à des abcès hépatiques guéris. — Troubles oculo-pupillaires, obs. n° 4. — Ann. d'Hyg. et de Méd. Col., 1909. ù
BJ. 32 ans a-eu da dysenterie à Saïgon en février 1906, suivie d’un abcès du foie ouvert à Toulon dans la région épigastrique. se
Septembre 1907. — Séjour de vingt-huit jours à l'hôpital pour congestion du foie.
Décembre. — Un abcès du foie est opéré. Le malade part en convalescence de trois mois le 19 février 1908, ayant un bon état général, gardant seulement un peu de matité et d'obscurité à la base du poumon droit.
19 mars 1908. — Il tousse, se plaint de douleurs entre les deux épaules, n’a pas de douleur au foie. .
22 mars. — Crachats sanguinolents, il entre à l'hôpital d'Hyères ; les jours suivants : il crache de plus en plus des crachats chocolat : il est secoué par des quintes de toux cinq ou six fois par jour ; il a de la fièvre.
4 avril. — Il entre à l'hôpital maritime de Marseille, très amaigri, avec le diagnostic : abcès du foie se vidant par la voie pulmonaire. On constate de la matité à la base du poumon droit en arrière et sur les deux tiers inférieurs de la paroi thoracique en avant. A l’auscultation : en avant, respiration soufflante ; en arrière, tout à la base, respiration obscure ; ; audessus, frottements et rales nombreux.
Le foie déborde d’un doigt les fausses côtes et arrive en haut à deux doigts du mamelon.
Point douloureux à la pression au sixième espace, en avant et latéralement.
19 avril. — Respiration de plus en plus gênée ; point de côté violent, fièvre plus élevées
20 avril. — Après trois ponctions négatives, une quatrième
Hem ts
’ pratiquée sur la ligne axillaire postérieure au-dessus de la huitième côte donne un pus rougeâtre, d’aspect hépatique ; on à eu la sensation de traverser une couche scléreuse épaisse.
À l'ouverture de l’abcès : un litre èt plus de pus épais, jaune rougeâtre donnant l'illusion de bile mêlée à du liquide san-
guinolent.
-21 avril. — Suppuration abondante.
Les jours suivants on note le symdrôme oculaire de Claude Bernard-Horner au grand complet (paralysie du grand sympathique).
22 avril el les jours suivants. —-Les signes de suppuration augmentent, l’amaigrissement continue, la dyspnée est intense, Je pouls est à 120, la dysentérie reparaît, ne cède pas au traitement, une escarre sacrée survient.
4 mai. — Mort.
AUTOPSIE
Foie hypertrophié ; on ne constate que des vestiges fibreux - des deux anciens abcès ; il n'y a pas de nouvel abcès ; on ne constate pas d’adhérences entre foie et diaphragme, pas de solution de continuité du diaphragme, pas de cicatrice pouvant faire supposer une communication récente ou ancienne d’une collection pulmonaire avec un abcès du foie
Poumon droit. — Vaste abcès comprenant les lobes inférieur et moyen, des dimensions d’une tête foëtale. Il est entouré d’une coque épaisse, scléreuse, formée par les plèvres épaissies et adhérentes et limitée par : en haut, la plèvre interlobaire entre lobes supérieur et moyen ; en dedans, la plèvre médiastine ; en bas, la plèvre diaphragmatique et le diaphragme. Au milieu de cette coque, on trouve un tissu gangréné mêlé à du pus rougeâtre lie-de-vin. En haut : une bronche de gros calibre communique avec l’abcès, le lobe supérieur est refoulé par l’abcès.
Pour l’auteur, l'intérêt de cette observation réside dans le
LU
fait suivant : il s’agit d’un abcès pulmonaire consécutif à deux
abcès du foie guéris.
OBSERVATION N° :r
RENAULT. — Abcès pulmonaire droit après guérison d’un abcès du foie. — Troubles oculo-pupillaires. — Obs. n° 2. Annales de Méd. et d'Hyg. Color, 1909.
à" X. A..., 37 ans, a eu la dysenterie au Sénégal. Paludisme, alcoolisme. % En 1906. — Hépatite aiguë : en 1907 : opération d’un abcès
du foie ; le malade est guéri en juillet 1907.
__ En août 1907. — Douleurs : au foie, à l'épaule, à la région
calviculaire. Quelques jours après : vomiques chocolat et par
instant sanguinolentes, d'odeur putride. La fièvre qui n'avait pas encore apparu atteint 38°5. Aux rayons X : pas d’abcès du - foie, mais abcès de la plèvre droite, origine de la vomique. La vomique cesse peu à peu remplacée par une expectoration de moins en moins purulente pour devenir rouge groseille, puis muqueuse. — Jusqu'en mars 1908, de nouvelles vomiques se produisent, puis l’expectoration cesse. | ka | Dans la nuit du 8 mars 1908 : douleur pongitive du côté droit, oppression, précédant une nouvelle vomique. Tempéra-
ture : 3895. a Les jours suivants : expectoration muco-purulente, la fièvre
disparaît. À l'examen de l’hémithorax droit : signes de grande
cavité hydroaérique. Dans la moitié supérieure du thorax : lympanisme, souffle amphorique. Dans la moitié supérieure : matité et abolition des vibrations.
Le 27 mars, l’expectoration diminue, la température est à 39° ; le point de côté réapparaît précédant une vomique d’un demi-litre ; les jours suivants : la fièvre, l'oppression se main-
tiennent ; l'expectoration est de plus en plus abondante, le malade accuse une douleur au mamelon droit, s’irradiant dans le sommet de l’aisselle droite, ‘les signés de pneumothorax persistent.
Des signes oculaires apparaissent : Protusion de l’œil, élargissement. de la fente palpébrale (signes d’irritation sympathique)... À
30 mai. — Etat général de plus en plus mauvais. Intervention : large abcès pulmonaire communiquant avec une grosse bronche, d’où s'écoule un flot de pus.
Après l'opération : suppuration abondante, température 39°, diarrhée, épuisement, mort {e 14 juin.
AUTOPSIE
Vaste abcès pulmonaire occupant les lobes moyen et inférieur droit ; le lobe supérieur commence à s’abcéder. La face supérieure du foie ne peut être séparée du diaphragme. Dans 1e
foie : cicatrice de l’abcès opéré en 1906.
ES
OBSERVATION N° r2
J. Simonix. — Abcès multiples et indépendants du Foie et du Poumon, secondaires à une dysenterie contractée au Maroc. — Bull. de la Société Médicale des Hôpitaux, 19 juin 1914.
Bas. V..., soldat colonial, 22 ans, a, en mai 1911, au Maroc,
une crise de paludisme.
En septembre 1911, il est atteint de dysenterie amibienne
subaiguë. En fin novembre. — Légère hépatite.
20 janvier 1912. — Deuxième crise d’hépatite ayant duré
“huit jours.
5 février. — Troisième crise d’hépatite accompagnée d’une
hémoglobinurie ayant duré trois jours et d'accès de fièvre àgrandes oscillations. : |
»8 février. — Apyrexie, anémie.
Le malade part en convalescence de trois mois ; pendant celle-ci il présente encore des accès fébriles.
3 juin. — Nouvelle hospitalisation, le malade, très anémré, très amaigri, présente un gros foie douloureux, une grosse rate douloureuse, avec violents accès fébriles septicémiques ne cédant pas à la quinine.
Pas d’hémalozoaires dans le sang. Polynucléose.
A la radioscopie : rien d’anormal au thorax.
16 juin. — Au cours d'un grand accès fébrile : des symptômes pulmonaires apparaissent : toux, expectorations purulentes’et sanglantes.
19 juin. — Le foie et la rate ont diminué de volume. 1% juillet. — On trouve quelques râles muqueux dans un foyer très limité au tiers inférieur du poumon droit. 3 juillet. — Mort après un accès de dyspnée terrible. AUTOPSIE Foie. — Pèse 3 kilogrammes 350 ; est très volumineux, son
dôme adhère dans une zone limitée et faiblement au diaphragme.
Au centre du lobe droit : premier abeès gros comme une mandarine, contenant une faible quantité de pus visqueux, glaireux, sanieux jaune brun, entouré d’une coque scléreuse, épaisse, fibroïde.
Un peu au-dessous et en arrière, presque au contact du diaphragme : second abcès gros comme une petite noisette vide dont la paroi est comme barbouüillée d’une faible quantité de pus visqueux et sanieux. Cette paroi est formée d’un tissu dur, tassé.
Un troisième abcès dans la partie antérieure du lobe droit : également vide et entouré d’une coque épaisse.
Poumon droit. — Deux zones rondes, grandes chacune
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comme une pièce de un franc, sont en voie de fonte purulente, Celle du lobe moyen est entourée d’une paroi dure limitant une véritable cavité. Le pus a des caractères analogues à celui des abcès du foie.
Rate grosse, cœur distendu, thrombose de l'artère pulmonaire. Reins gros et pâles. =
Cicatrices d’ulcérations au gros intestin.
L'examen du pus hépatique ne révèle pas d’amibes, a culture donne naissance à des colonies maigres de staphylocoque blanc.
Le pus de l’abcès pulmonaire inférieur contient de rares amibes et quelques staphylocoques.
Pour l’auteur la grosse rate, les accès fébriles, l’hémoglobinurie sont dûs à l’amibiase pulmonaire, hépatique, intestinale. L'amibiase pulmonaire a compliqué tardivement l'hépatite suppurée, mais à distance et par une voie difficile à préciser. Voie lymphatique ? ou voie veineuse ?
La minime vomique purulente du 16 juin s'explique par l’ouverture de l’abcès du lobe moyen dans une Pronche.
C. — Abcès du foie. Propagation au poumon par voie lymphatique et sanguine
Murcmson. — Maladie du Foie 1878. — Rapportée dans la thèse Laferrère, Lyon, 1900.
Malade âgé de 34'ans ; a eu autrefois la dysenterie aux Indes. A son entrée : dyspnée, toux, expectoration purulente. Fièvre hectique, émaciation.
— 6o — Foie gros et douloureux.
Signe d’épanchement péritonéal.
Mort 9 jours après son entrée à l'hôpital.
AUTOPSIE
Foie. — Adhère au diaphragme. \ Ge?
A la partie supérieure du lobe droit : abeès gros comme une noix, ayant perforé le diaphragme et limité en haut par la base du poumon droit qui lui forme une capsule dense. Le pus est jaune avec de gros flocons fibrineux. Dans le lobe inférieurdu poumon droit : abcès du volume d’une orange, distinct du précédent ; le pus est rougeâtre. Colons : tuniques épaisses, pas de cicatrices ni d’ulcérations récentes.
Conclusions de l’auteur : Inoculation du poumon à distance par les lymphatiques.
Loison. — Revue de Chirurgie, 1906, page 543.
B..., 4o ans, rapatrié de Madagascar, a été opéré trois fois d’abcès du foie, pour la dernière fois le 15 janvier 1902, d'un abcès hépato-pleural siégeant en avant.
Le 4 février 1902. — Pleurésie séreuse abondante, limitée au cul de sac postérieur de la plèvre, évacuée chirurgicalement.
ë Le malade se cachectise, crache une expectoration purulente
spumeuse.
15 février. — Mort.
AUTOPSIE
Abcès du foie complètement cicatrisé ; la face supérieure du foie adhère au diaphragme devenu lardacé.
Le lobe pulmonaire inférieur droit, dur, hépatisé, contient un abcès pulmonaire du volume d’une grosse orange commu-
niquant avec une grosse bronche remplie de pue glaireux, d'odeur gangrénouse.
Le lobe inférieur forme un rideau adhérent au diaphragme et à la paroi externe du thorax et séparant la cavité pleurale en une partie antérieure siège du foyer purulent draîné, et en. une partie postérieure siège de l’épanchement séreux.
L'auteur a songé à un abcès du poumon mais n’a pu le localiser.
Loïsox. — Bulletin de la Société de Chirurgie du 12 février 1908 : À propos d'abcès pulmonaire chez les dysentériques. Obs. II.
GC... est opéré d’un abcès du foie le 25 juillet 1903.
6 août. — Le malade tousse sans éracher.
Des ràles humides, puis une abolition du murmure. vésiculaire apparaissent dans une zone de Sub-matité siégeant sous l'angle de l'omoplate.
Le malade s’affaiblit de plus en plus et meurt le 25 août.
AUTOPSIE
L'abcès du foie incisé est réduit aux dimensions d'un œuf de poule ; un deuxième abcès du foie est bien séparé du premier.
Le lobe inférieur du poumon droit adhère à la paroi thoracique en arrière et est intimement soudé au diaphragme en bas ; dans ce lobe, on trouve un abcès gros comme une tête de fœtus, renfermant un pus mucoïde, jaune grisâtre, avec des écheveaux de tissu cellulaire en suspension. Ge foyer sembie bien elos et ne communique avec aucune bronche importante. Le diaphragme présente une perforation de quatre centimètres de diamètre, par où le pus vient au contact d’une petite surface érodée du bord supérieur du foie.
LU
L'auteur pense que le pus pulmonaire sous tension à érodé le foie — ou bien.un petit abcès du. foie s’est, collecté das le poumon. Dans le premier, cas, l'abcès pulmonaire est secondaire à un abcès du foie et propagation s'étant faite par contiguité à travers le diaphragme enflammé unissant les deux
organes.
DE KERMORGANT. — En Nouvelle-Calédonie signale 3 fois la
‘‘*/coexistenece d’abcès du poumon et d’abcès du foie sans
communication — sur 79 cas d’abcès du foie. — ATROES d'Hyg. et de Méd. Col., 1903.
D.— Abcès amibiens du Foie,du Poumon, du Cerveau
Abcès multiples
OBSERVATION N° :r6 ST H.-W. FüLcLer. — Abcès du foie. — Abcès secondaire dans le cerveau et les poumons. — London Méd. Gazette, T. IV, 1847.
Peintre, 5 ans. Entré à l'hôpital, le 29 mai 1846. Depuis
. cinq semaines : douleurs abdominales. Fièvre.
Le. 28-mai, — Un abcès s'ouvre à l’ombilic.
Le 4 septembre. — Anxiété. Délire. La fièvre augmente. Le pus cesse de couler.
Le 30 octobre. — Mort.
AUTOPSIE
Innombrables petits abcès encéphaliques.
Foie. — Abcès du volume d’une orange au lobe dPoiE avec autour : plusieurs abcès plus petits.
hs
Adhérences du foie: au diaphragme.
Abcès du lobe inférieur du poumon droit.
HR gauche: — Congestion avec début d'abcès.
OBSERVATION N° Gr
PF INANTAAR T4 DustyanOUx. — Aréhites de Médecine ire 1889..T.. XIIT.
D. ., 25 ans. Dentcre au Tonkin. | à
Le 24 novembre. — Plusieurs accès fébriles. Toux, point. de côté droit. 38°1.. D NES
Il présente du 26- novembre au r1 décembre : : des accès de fièvre irréguliers, puis réguliers Le du subictère, un gros foie et une grosse rate. Ms LS Dr 4 + la base droite x une zone de matité avec frottements et räles.
Le 11 décembre. — Apyrexie. Amélioration,
Le 18 décembre. — Convulsions. Céphalée. Stupeur. Le 28 décembre. — Coma et mort, AUTOPSIE Foie. — Deux énormes abcès.
Poumon droit. — Quatre abcès pyohémiques et superficiels au lobe supérieur. ‘Un 5° au fond de la scissure interlobaire. Plèvre droite. — A la partie postérieure de la plèvre dia-
phragmatique : exsudat fibrineux, mou, SU Rate. — Peu volumineuse.
Cerveau. — Abcès de l'hémisphère droit.
-Face antérieure du rein gauche. — Taches blanches purulentes.
Intestin. — Non, vu.
— 8h — OBSERVATION N° 18
PornEerAT. — Abcès Amibien du Foie et du Poumon. — Mélastase cérébrale ayant entraîné la mort. — Dysenterie NOSIEUS (Bull. de la Soc. de Chirurgie, us 1911). à
Le 27 janvier 1910 entre à Bon-Secours un homme de 4o ans, avec le diagnostic probable de pleurésie purulente droite.
Amaigri, pâle, les traits tirés, convert de temps à autre de sueurs abondantes, il est en proie à une fièvre à grandes oscillations.
La ponction de la plèvre donne issue à un liquide citrin malgré l'évacuation du liquide, le foie descend très bas.
On pense donc à une pleurésie d’origine hépatique, causée probablement par un kyste hydatique vraisemblablement en voie de suppuration. A la radio, en effet, on voit une saillie en dôme du foie. Dans le sang : éosinophilie. Mais la réaction de Weinberg est négative. Il y a donc une collection mais 4e quelle nature P On relève dans les antécédents du malade ure diarrhée dysentériforme ayant duré trois semaines.
Les premiers jours de mars. — Opération : on trouve deux litres de pus dans le foie.
Les jours suivants. — Suppuration abondante de la plaie opératoire. Diarrhée dysentériforme. Plusieurs examens de selles sont négatifs.
Les. premiers jours Dani — M. le Professeur Brumpt, à plusieurs examens, trouve des amibes vivantes, abondantes, ct l’inoculation au chat est positive. Le malade n'avait jamais quitté la France. |
Traité par l’ipéca, l'état général s'améliore, la diarrhée cesse.
Le 1% mai. — Toux quinteuse, fréquente, fatigante que rien n’explique ni ne calme. SE
Le » mai. — Abondante vomique, puis crachats purulents ; l'écoulement par les drains cesse vers de 10 mai : maïs le malade crache de plus en plus, a de la fièvre et s’affaiblit.
S’est-il produit un abcès pulmonaire isolé ou une effraction à travers le diaphragme de l’abcès du foie insuffisamment drainé ? C’est un point que l’auteur dit ne pouvoir préciser. La radio n'avait rien révélé aux poumons. Le pus de Ja vomique avait les Caractères du pus hépatique, on y trouvait quelques amibes.
10 juillet. — Amélioration.
12 juillet. — Convulsions. Agraphie.
14 juillet. — Convulsions. Torpeur.
27 juillet. — Coma. Mort.
L'autopsie n’a pu être pratiquée.
CoureauD. — Abcès du foie, du poumon, du cerveau. — Bull. de l'Académie de Médecine, 1911.
Br. H..., 34 ans. Dysenterie en Extrème-Orient.
* 25 mai 1908. — Première hépatotomie.
26 septembre. — Deuxième hépatotomie. Il crachait du pus,
du sang. Après opération : suppuration par les drains pendant trois mois.
5 mai 1909. — Signes nerveux d’abcès du cerveau.
5 juin. — Mort.
AUTOPSIE
Poumon droit. — Gros abcès du lobe inférieur. D'autres cavités plus petites contiennent du tissu pulmonaire en voie de fonte purulente.
Poumon gauche. — Petits abcès en formation. ; Cœur. — Valvule mitrale contient quelques noyaux cartilagineux.
Foie. — Cicatrices des abcès opérés.
Abcès du cerveau.
; “PSE EEE ORNE in.
rip:
CHaNTEMESsE et RODRIGUEZ. — [n Legrand : : Armibiase encépha= lique. — Archivès provinciales de HeR te. 1972.
Italien n’ayant jamais s quitté Europe
Entre au Bastion 29, avec > le DR de méningite cérébro-spinale. * = -
Mars. — Diarrhée amibienne. RE
Etat général mauvais, signes cérébraux.
Bientôt : coma et mort.
AUTOPSIE
Enorme abcès du foie rompu dans l’abdomen, à pus stérile. Innombrables petits abcès amibiens dans les deux poumons. Pus amibien parotidien. 2
On ne peut ouvrir le crâne.
E. — Abcès Hépatopulmonaires
H. LeGranD. — Abcès amibiens de la Plèvre, du Poumon et du Cervelet sans Dysenterie clinique et sans abcès me Foie. — Bull, de l'Académie de Médecine, 1920.
Malade de 42 ans. Entre en mars 1917 à l'hôpital d'Alexandrie avec le facies suppuratif, des signes cliniques et radiofngiques d’abcès du foie. Leucocytose à 18.000.
Opéré à Athènes : pas d’abcès du foie.
Bon état général pendant un an, mais crachats atitods de sang et de pus.
pes
3 4 Ë Mars 1913. — Entre une nouvélle fois à l'hôpital d’Alexandrie avec : céphalée intense depuis 13 jours. Mort en 24 heures dans le coma avec strabisme.
AuTopsiEe (Docteur Valassopoulo)
Foie. — Aucune trace d’ abcès ancien ou achuél. Cependant, le lobe droit est fortement soudé au centre phrénique.
a) Poumon droit. — Loge pleuro-diaphragmatique sous -la base du poumon, au-dessus de l’adhérence du foie au dia: phragme, contenant une masse «du volume d’un cerveau d’adulte, jaune grisâtre, ayant la consistance et l'apparence du mastic de vitrier. L'examen de ce magma en montre ja nature résiduelle, analogue aux résidus caséeux que l’on trouve dans le foie comme traces d’abcès n'ayant pas évolué. Il correspond à la période aiguë présentée H y a 2 ans. Amibes,
b) Poumon gauche. — Abcès du lobe supérieur, à caractères spéciaux. Amibes.
c) Cervelet. — Gros abcès du lobe gauche.
d) Ampoule rectale. — Quelques cicatrices et suffusions
hémorragiques. Amibes.
Larzeur. — Dysentery. — Abscess of liver. — Amoeba coli in sputum. — John Hopkins Hospital, Bull. Juin 1891.
Un homme de 35 ans entre à l'hôpital présentant de la diarrhée, de la toux avec expectoration.
On fait le diagnostic d’abcès du foie communiquant avec. le
le poumon droit.
AUTOPSIE * Poumon. — Abcès nettement délimité de 7 sur 6 c/m. Foie. = Quelques petits abeès superficiels.
L'abcès pulmonaire communique avec un abcès du foie:
fe Fonran. — Migrations thoraciques des Abcès du Foie. — Revue de Gynécologie et de Chirurgie abdominale, 1900. Obs. 1V.
Coussinet, soldat, 13 ans au Tonkin, au Sénégal. À eu dysenterie et paludisme. te
5 octobre 1899. — Devant une expectoration® purulente, quelquefois hémoptoïque, des signes de broncho-pneumonie aux deux bases, on porte Je diagnostic de pleuro-pneumonie double.
.Le à novembre. — Gros foie douloureux.
Retour de dysenterie aiguë. |
Vomiques chocolat sans bacilles de Koch.
On fait le diagnostic d’abcès du foie émigré dans les bronches.
9 Décembre. — Intervention : grand volet de Delorme. Un certain degré de pneumothorax se produit. On ne trouve pas d’abcès, on referme.
Dans la suite. — Un mois d'amélioration.
24 février 1900. — Douleur en arrière dans le 9° espace.
Crachats hémoploïques.
Mauvais état général, 39°.
25 février. — Vomique chocolat. > Deuxième intervention. — On ne trouve pas d’abcès. « Il doit siéger dans le lobe de Spiégel ».
2 mars. — Mort par péritonite suppurée.
- ® - AUTOPSIE Foie. — Abcès du Spiegel gros comme une noix, à pus
caséeux, entouré d’une coque résistante.
Un deuxième petit abcès au lobe droit.
Pas d’adhérences du foie au diaphragme, Us se Poumon droit : adhère au diaphragme. Abcès du lobe inférieur, gros comme une mandarine, clos, à pus épais, à parois
ù Al 99 — F
LÀ scléreuses. Il. se continue en dehors du poumon dans un épais-
sissement du cul de sac pleural postérieur.
Pour l’auteur :-abèès du poumon secondaire à rupture d’un abcès du foie, et s'étant isolé secondairement. | Mt
FoucauzTr. — Deux cas d'Abcès du poumon avec vomique, secondaires à un Abcès du Foie, et où l'Abcès du Foie est complètement cicatrisé. — Archives de Médecine Navale, 1908. er Ces) Ave
P... Henri, 26 ans. Dysenterie en Cochinchine ‘en 1908. Entre le 5 octobre 1905 à l'hôpital.
Il a des selles diarrhéïques et sanglantes.
Une expectoration abondante, liquide, où on trouve des crachats muco-purulents et sanguïnolents.
Le 3 novembre. — L'’expectoration devient: hémoptoïque, épaisse, visqueuse, non aérée, constituée presque exclusivement de sang.
11 décembre 1905. — Il expectore une matière puriforme, rougeâtre, prend l'apparence d’un phtisique (fièvre vespérale, sueurs nocturnes), mais on ne trouve pas dans les GREPRE de bacilles de Koch.
Janvier 1906..—— On trouve à la. base droite une voussure, de la matité, une respiration faible, des râles fins, des frottements pleuraux.
. Le foie affeure à peine le rebord costal.
On fait le diagnostie d'abcès du foie ouvert dans les bronches.
16 février. — Crachats-purulents et chocolat.
1x1 avril. — Le foie descend sur la iqRe médiane à deux centimètres de l’ombilique. hi A
12 avril. — Sensation d’étouffement.
- La nuit ie 13 au 14. — APE ape as uné demie cuvette. Mort. TU de à RAP NC ER EU EDS) ADR LES Re # Plèvre et Poumon droit. — “Une caverne occupe tout le lobe.
inférieur du poumon droit (d’ une capacité de 800 ce.), limitée par, une coque scléreuse, adhérence de la plèvre au diaphragme. Dans l’abcès : grande quantité de pus et de sang.
foie. — Adhérences du foie au diaphragme, ayant à leur. centre un tissu cicatriciel de 5 m/m d'épaisseur sur 5 c/m de. diamètre.
Cicatrices d'ulcérations intestinale. ÿ
L'auteur : la coloration chocolat ne prouve pas l'origine hépatique d'une vomique ; la mort est due non à un abcès du foie, mais à un abcès du poumon ; il aurait fallu intervenir ici par la voie sus- diaphragmatique.
FoucauLT. — Deux cas d’abcès pulmonaires avec vomique, secondaires à un abcès du foie et où l'abcès du foie est complètement cicatrisé. — Obs. n° II. — Archives de Médecine Navale, +908.
De Sainte X:.., 27:ans, 7 ans de service en Chine.. Plusieurs séjours dans les hôpitaux pour congestion du foie. N'aurait Jamais eu de dysenterie ou de paludisme. NET QE
Entre le 27 avril 1907 à l'hôpital Maritime de Rochefort avec le diagnostic : Congestion chronique du foie.
Douleur dans la région hépatique: Foie un: peu gros. Sommets pulmonaires : légères modifications de: Ja respiration. Œ} ::
tousse et crache. Mais pas de bacilles de Koch dans les crachats: --
15 Mai:1907.. — Il part en convalescence.
ra QHEe
$ . Pendant sa -convaleseence.: expéctoration colorée, plus où moins sanguinolente ; légère température véspérale.: Il rentre à l’hôpital et on pense à la tuberculose. Le 16 août. — Expectoration rougeûtre et gommeuse ; rudeur respiratoire et diminution du murmure surtout à droite, 17 août. — Vomique abondante : pus pur teinté ‘de sang:
En avant, à l’hémithorax droit : zone mate de ; c/m de
diamètre dont le mamelon occupe le centre. Le lendemain on remarque une légère voussure de l’hémithorax droit.
L’expectoration continue, purulente, puis rougeâtre.
22 septembre. — Un souffle doux, expiratoire apparaît dans ‘la zone mate.
Depuis le 18 : pas de température. Bon état général.
24 septembre. — Deux points douloureux à la pression : au
4° espace, sous le mamelon ; au 5° espace, sur la ligne axillaire antérieure. ja ;
On pense à un dbcès pulmonaire de la base droite.
‘26 septembre. — Intervention : Adhérences pleurodiaphrag- ‘ matiqués. Pas de pus au foie. Au poumon : à » ou 3 c/m de la face inférieure : cavité grosse comme une mandarine, pleine de pus et ne communiquant pas avec le foie.
Asphyxie sur la table d'opération et. mort.
AUTOPSIE
Poumon droit. — Abcès gros comme un œuf de dinde, à parois épaisses, dures et communiquant à sa partie supérieure avec des. ramifications bronchiques. Pus:peu abondant, caséeux. ,
Aucune cs avec le foie.
Adhérences pleurodiaphragmatiques qui doivent être sectionnées aux ciseaux. Au-dessous : le foie très adhérent luimême au diaphragme présente un tissu jaune, de consistance cartilagineuse, sur une étendue de 5 c/m ; un tractus fibreux sous forme de lame irrégulière pénètre dans le parenchyme hépatique et à la partie gauche de ce tissu cicatrieiel, on
sk *
découvre un noyau caséeux, presque crétacé, gros comme une
petite noisette.
« Le pus expectoré à la fin était sûrement d’origine pulmo-
naire et il fallait intervenir au-dessus du diaphragme ».
Foucau» et Secuis. — Abcès Pulmonaire d’origine Dysentérique. — Considérations thérapeutiques. — Obs. I. Abcès hépato-pulmonaire. — Archives de Médecine Navale, x910.
P.:3:39 ans. Dysentérie en Tunisie en 1891. En 1902, au Congo : abcès du foie et pleurésie droite. Entre le 16 septembre 1909 à l’hôpital de Rochefort, avec un gros foie douloureux.
Le 24 octobre à 14 heures : il rend 200 grammes de pus
roüge brique ou chocolat, contenant des pigments biliaires,. Le foie ne déborde plus les fausses côtes à la suite de cette vomique. En arrière, entre 7° et 10° côte : zône submate ; à la radioscopie : saillie du diaphragme surélevé de deux doigts à droite.
: 4 novembre. — Intervention : Le diaphragme adhère à la partie moyenne de la face supérieure du foie dont le tissu est friable et on pénètre dans une cavité grosse comme un poing de la base du poumon droit ; sous cet abéès du poumon, on trouve un petit abcès du foie de 3 centimètres de diamètre à pus jaunâtre. |
Drainage de la cavité pulmonaire qui se montre insuffisant.
10 décembre. — Deuxième intervention, le petit*abcès du foie est cicatrisé, le doigt peut franchir le goulot du diaphragme et passer dans le poumon, draînage.
Deux mois après : guérison. ”