‹ Contribution à l'étude de l'anatomie pathologique de la démence précoceChapitre 11 sur 30 · MONS · texte numérisé non relu

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développement. Ce sont les lésions qui produisent l’atrophie d’un lobe cérébral ou cérébelleux, atrophie qui résulterait de la lésion du neurone et de larrêt de Héveloppement consécutif. Ces lésions, que l’on peut appeler lésions consécutives, ne se rencontrent que chez les sujets atteints de démence précoce avant l'évolution complète de leur développement, aussi manquent-elles dans les cas de démences survenant chez un adulte.

D’autres lésions encore bien plus importantes puisque ce sont celles que l’on rencontre fatalement et qui frappent immédiatement le neurone, expliquant ainsi la déchéance intellectuelle, relèvent directement de l'agent pathogène. Ce sont les lésions fondamentales où tmmédiates. On les rencontre seules chez les déments précoces n'ayant aucune tare antérieure à la maladie et qui avaient pu être intelligents et même doués de brillantes facultés.

Il existe enfin des lésions variables dans leur origine et ne se rattachant pas à l’évolution de la démence précoce. Ce sont elles qui ont provoqué la mort et qui résultent d’une affection intercurrente lésant le cerveau et les différents viscères. On les désigne sous le nom de lésions lerminales. C'est à ces lésions que l'on doit de constater parfois la pachyméningite, la leucocytose, les lésions vasculaires, en un mot, les lésions du tissu vaseulo-conjonctif.

Jl est extrêmement difficile d'apprécier la valeur des lésions diverses que l’on rencontre, du fait justement des affections intercurrentes qui entraînent la Lerminaison fatale, et qui provoquent un ensemble de lésions fort complexe. D'autant plus qu'il est assez fréquent de voir une même lésion produite par des agents différents, et inversement un même agent pathogène provo-

CORobe quer des lésions variées suivant ses modes d'action. Il semble donc, dès: à présent, que le mode d'action des causes pathogènes est singulièrement plus intéressant que la cause elle-même, qui ne peut être unique. L'étude d'une altération définie, confrontée avec l'observation clinique, consciencieuse, doit renseigner sur le mode d'action de ces agents pathogènes sur le système nerveux et doit pouvoir nous renseigner sur leur nature elle-même.

D'après certains auteurs, il n’existerait pas dans la démence précoce un ensemble de lésions définies qui puissent former une unité anatomo-pathologique. Ladame est d'avis que la lésion nerveuse est fondamentale dans la démence précoce, lésion essentielle. Mais il croit que l’on ne peut encore définir le type architectorique de cette psychose.

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