MEMBRE CORRESPONDANT DE L'ACADÉMIE DE MÉDECINE
ENERODUCTION
La Tuberculose du sein est relativement peu connue. Il ya longtemps, cependant, qu'on a signalé la présence de produits caséeux dans la mamelle. Mais les faits rapportés, la plupart de date ancienne, empruntent aux connaissances incomplètes d'anatomie pathologique de l’époque un caractère d'incertitude sur la nature véritable du produit pathologique observé.
Cette incertitude se fait encore sentir aujourd'hui. Depuis près de soixante ans environ que cette affection a été observée, c'est à peine si l'on trouve quelques observateurs qui aient cherché à utiliser les moyens de contrôle qu'ils avaient à leur portée.
C’est ainsi que les idées de M. Dubar, émises il y a près de quinze ans, ont persisté dans presque toute leur intégrité dans l'esprit des auteurs qui se sont occupés de la Tuberculose mammaire, sans qu'on ait songé à les contrôler.
MM. Sabrazès et Binaud ont eu l’occasion de s’occuper de cette question, à propos d'un cas provenant du service de clinique de M. le professeur Demons.
Leurs recherches ont permis d’éclaircir quelques points encore obscurs de cette étude.
No
Ce sont les résultats obtenus que nous allons essayer d'exposer en y joignant l'analyse de quelques travaux récents d'auteurs étrangers.
Nous avons simplement la prétention de faire une mise au point de cette étude.
Notre travail est divisé en trois chapitres :
Dans le premier, nous avons fait l'Historique de la question, d’une façon aussi complète que possible.
Dans le second, nous avons exposé les données ciassiques sur l’Anatomie pathologique et la Pathogénie de la Tuberculose mammaire.
Le troisième chapitre est consacré à l'étude des nouvelles recherches sur le même sujet et à la critique des opinions courantes.
L'idée première de cette thèse revient à MM. Binaud et Sabrazès, agrégés à la Faculté de médecine de Bordeaux. Nous leur devons trop de reconnaissance pour les conseils qu'ils nous ontprodigués et l'intérêt qu'ils nous ont témoigné, pour ne pas les en remercier publiquement.
Que tous nos maitres de Ia Faculté de Médecine et des Hôpitaux, et particulièrement MM. Demons et Picot, dont nous n'oublierons jamais laffabilité et l'enseignement pratique, reçoivent ici l'assurance de notre profonde gratitude.
Avant d'aborder notre sujet, nous tenons à remercier M. le professeur Demons de l'honneur qu'il nous fait en présidant notre thèse.