‹ Contribution à l'étude de l'anatomie pathologique et de la pathogénie de la tuberculose mammaire de la femmeChapitre 6 sur 14 · LIRE · texte numérisé non relu

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une courte mais complète revue d'ensemble de la question. Après avoir relevé un grand nombre d'observations inédites, il ajoute à leur liste déjà longue, six autres personnelles.

L'observation IT est particulièrement intéressante en ce sens que le diagnostic fut soumis au controle de l'expérience qui démontra de toutes pièces la nature tuberculeuse de l'affection.

En effet, un petite quantité de pus recueillie lors de l’opération de la tumeur, ayant été Inoculée successivement à trois cobayes et à un lapin, ces animaux moururent de lésions tuberculeuses diverses dans un laps de temps variant entre trente-deux et cinquante-huit jours.

Des bacilles de Koch furent trouvés dans les tnmeurs qui font l’objet des observations TI et IV.

La consciencieuse thèse de W. Roux (1), de Genève, parue en 1891, est venue augmenter la liste de deux nouveaux cas que l’auteur a mentionnés dans son travail qui est l'un des plus complets qui aient été faits sur la question.

En communion parfaite avec les idées de Dubar sur l'histogénèse et l'anatomie pathologique de cette affection, Roux s'attache à démontrer l'origine purement épithéliale des cellules géantes que l’on sait exister au pourtour des acini. Pour lui, comme pour Dubar, la Tuberculose mammaire revêtirait deux formes différentes suivant la rapidité de l'évolution des tubercules : la forme disséminée et la forme confluente. A ces deux formes, il en a ajouté une troisième qui rentrerait dans le cadre des abcès froids tuberculeux et dont on rencontrerait, suivant lui, un grand nombre d'exemples.

(1) Cf. Index bibliographique : 57.

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La Tuberculose mammaire pourrait être primitive ou secondaire, cette dernière forme étant de beaucoup la plus fréquente.

Dans un court alinéa consacré à la pathogénie de l'affection, l’auteur établit une distinction relativement au mode d'infection de la glande. Ce mode d'infection serait différent suivant que l’on aurait affaire à la forme primitive ou à la forme secondaire. Dans le premier cas, l'infection aurait une marche ascendante, c'est-à-dire qu’elle pénètrerait par les canaux galactophores. Dans le second cas, elle aurait son point de départ dans un endroit quelconque de l'organisme d’où les vaisseaux sanguins et Iymphatiques la dirigeraient dans un terrain tout préparé pour la recevoir, et qui se trouverait être la glande mammaire.

À cette thèse, font suite les trente et une observations de Tuberculose mammaire que l’auteur à pu recueillir, et auxquelles il en ajoute trois autres, les deux premières dues au professeur Reverdin (1), la troisième à Kummer (2). Ces trois observations sont pourvues d’un examen microscopique très détaillé qui prouve d’une facon indiscutable qu'il s’agissait bien, dans les trois cas, de Tuberculose mammaire.

Dans la première observation, aucun bacille ne fut trouvé.

Dans la deuxième, on ne put en trouver que quelques-uns.

Enfin, dans la troisième, un cobaye fut inoculé avec des fragments de fongosités que l'on savait pertinemment être tuberculeuses. Mais l'animal mourut avant que l'infection tuberculeuse ait eu le temps de se manifester.

Le même ReverDi (3) qui a fourni deux observations à la

(1) Cf. Index bibliograpique : 54.

thèse de Roux, cite, dans un article paru dans-la Revue médicale de la Suisse romande (1890), deux nouveaux cas de Tuberculose mammaire observés par le professeur Bruns.

À mentionner également un cas observé par Er (1) et “apporté dans le numéro du 28 mai 1891, des Archives de la Sociéte de Pathologie de New-York.

La statistique de Maxpry (2) (Beïtrage zur klinische Chirurgie, 1891, Bd 8, p. 179) porte sur six cas de tumeurs tuberculeuses de la mamelle. Ces tumeurs ont été opérées et l'examen microscopique qui en a été pratiqué, a démontré amplement leur nature tuberculeuse.

Dans un seul cas, celui qui fait l'objet de l'observation V, des bacilies ont pu être rencontrés et encore étaient-ils en très petit nombre.

Dans les mêmes Beitrage zur klinische Chirurgie, Bd 2. 205-211. 1891. Benner (3) rapporte trois autres cas autenthiques de Tuberculose mammaire.

Dans l’article important que le professeur américain Rosnsox (4) consacre à Ia Tuberculose mammaire et qu'il a publié dans le British médical Journal (numéro du 11 juin 1892), le mode d’origine de l'infection tuberculeuse y est soigneusement étudié, ainsi que sa localisation dans le tissu conjonctif d'abord, puis son extension aux tissus glandulaires et enfin sa généralisation.

L'auteur discute la théorie en faveur qui admet l’origine épithéliale acineuse des cellules géantes. Il insiste également sur la rareté des bacilles de Koch dans cette affection.

() Cf. Iadex bibliographique : 20. (2 ONE 42.

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