CONCLUSIONS
1° L’Anémie pernicieuse gravidique est une affec-
tion rare et, plus particulièrement, en France;
2° Elle se différencierait de l’Anémie de Biermer par labsence de glossite et de signes nerveux importants;
— par une basophilie plus marquée;
— par le nombre des érythrocytes nucléés (surtout normoblastes) ;
— par une splénohépatomégalie plus prononcée ; et surtout par labsence ou la faible importance de la leucopénie;
3° L’étiologie en est encore obscure. On a pu retenir les facteurs les plus divers : hygiène, affections gastriques ou intestinales, alimentation déficiente, -surmenage, usure physiologique agissant comme rôle prédisposant, enfin Bolaffio invoque l’origine placentaire d’un agent primaire inconnu.
ER Ses
4° Sa pathogénie est la même que celle de l'Anémie de Biermer (déficience d’un facteur hépatique);
5° Le pronostic maternel s’améliore avec les progrès thérapeutiques (il n’y a pas plus de 15 à 20 % de mortalité).
On peut la considérer comme moins grave que l’'Anémie pernicieuse cryptogénétique puisqu'on peut agir sur le facteur grossesse. Le pronostic fœætal s'améliore également mais reste toujours très
sombre.
6° Ici, comme dans toute anémie, l’hépatothérapie augmente l’hématopoièse pathologiquement diminuée et c’est seulement le traitement hépatique (ou plus récemment la méthode de Castle) qui donne une amélioration telle, qu’elle permet parfois d’amener la grossesse à terme.
Parfois une transfusion peut être nécessaire. L’interruption de la grossesse doit être maintenant exceptionnelle,
Vu : Le Président de Thèse, TROISIER.
Vu : Le Doyen, M. TIFFENEAU.