‹ Contribution à l'étude de l'anémie pernicieuse de la grossesse (volume 2)Chapitre 7 sur 13 · CALE · texte numérisé non relu

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cieuse gravidique, maïs les hémocultures furent toujours négatives (Aubertin).

Seule la colibacillose a pu être retenue. Lévy- Solal et Tzanck ont montré la relation qui pouvait exister entre ces deux maladies (A. dans colibacillose et dans colibacillémie dans l’Anémie pernicieuse gravidique). Pour Blain (de Cléveland), la pyurie serait un facteur capital par la perte granulocytaire

qu’elle entraine.

Le Paludisme paraît jouer un rôle, surtout le Paludisme ancien dont le réveil à chaque gestation entraîne une déglobulisation iritense contre laquelle Fhématopoièse serait incapable de lutter, du fait même de la grossesse (ce qui pourrait expliquer la prédilection de l’'Anémie pernicieuse pour certaines régions). eux

Quant à Bolaffo, il lui paraît difficile de dire s'il s’agit d’une Amémie pernicieuse gravidique vraie où d’une Anémie pernicieuse paludéenne. Brindeau et Théodorides ont en effet obtenu une guérison dans um cas semblable par simple administration de quinine, de tableau étant typiquement celui d’une Anémie de Bienner, 11 est donc bon, d’après eux, d'essayer un traitement antipaludéen avant d’interrompre la gestation.

Parasitose intestinale : T1 est classique de dire que le bothriocéphale joue un rôle dans la genèse de la

maladie, mais Bolaffio n’en a jamais trouvé dans ses observations.

Intoxications et Auto-intoxications : Bolaffo trouve à l’Anémie pernicieuse certaines ressemblances avec léclampsie :

— de par sa fréquence en hiver;

— au cours des grossesses gémellaires;

— surtout dans la deuxième moitié de la grossesse,

On a pensé au rôle toxique du placenta dont une lysine des globules rouges, tout en permettant le passage du fer chez le fœtus entraiînerait par son action excessive un syndrome anémique grave.

Mac Swiney attribue aux villosités cette action hémolysante.

Débilité hématopoiétique de la moëlle osseuse : Il est incontestable que certains extraits de foie ont des effets thérapeutiques remarquables, comme nous le verrons par la suite.

SYMPTOMATOLOGIE

De nombreux auteurs se sont efforcés de trouver dans le tableau de l’Anémie pernicieuse gravidique des signes qui lui seraient propres et permettraient de la différencier de l’Anémie pernicieuse commune. Ce sont ces symptômes qui nous intéresseront plus particulièrement.

Le début en est insidieux, rendant difficile l’appréciation exacte du début de l'affection. Il semble néanmoins précoce par rapport à la gestation, vers le 4 ou 5° mois; les statistiques de Bolaffio montrent:

10 cas pour le 5° mois ; 8 >» > LÉ EAU à

8 » >» TRS (TEE EURE AE 5 Me >» À RTE à 23r > ARE 175 > 8° 40

jamais dans les suites de couches.

Les cas les plus graves se seraient présentés dans les débuts précoces.

tetes

Troubles : Dyspnée, asthénie, troubles digestifs qui sont les plus fréquents, anorexie parfois très intense, vomissements répétés allant jusqu'aux vomissements. incoercibles, diarrhée aqueuse, tenace, débilitant la malade, pouvant constituer un danger par elle-même. Ces troubles sont dus à lhypochlorhydrie dont nous avons déjà souligné Fimportanee.

Le début peut se faire aussi par asthénie progressive ou dyspnée. Rarement début hémorragique (épistaxis).

Dès cette époque, la formule sanguïme serait suffi-

sante pour orienter le diagnostie.

Etat : Les troubles digestifs se sont accentués, inappétence, vomissements qui doivent faire penser à l'existence d’un syndrome anémique par leur eonstance dans FAnémie pernicieuse; vomissements ahkmentaires où bilieux.

Exceptionnellement sanguinolents, très rebelles. Aubertin a pourtant remarqué qu’ils cédaient relativement facilement aw traitement.

Diarrhée : Fréquente, d’autant plus importante qu’elle est rare chez la femme enceinte normale. Tarnier insiste sur sa précocité pouvant précéder tous les autres symptômes. Elle est incoercible, améliorée par le traitement, elle récidive bientôt. Elle serait pour Aubertin tardive, aggravant le pronostic par la privation d’eau qu’elle entraîne.

Asthénie : Précoce, progressive, profonde, confi-

nant rapidement la malade au Hit.

Dyspnée : A peu près constante, sine matertæ,

s’exagère à l'effort.

Les hémorragies sont relativement très rares, fait sur lequel tous sont d'accord.

Il convient même d’insister sur ce que la perte de sang lors de accouchement est en général frès infé-

rieure à Ia quantité habituelle.

Fièvre : Biermer em fait un signe constant de l'Amémie pernicieuse cryptogénétique. En réalité, relativement rare ici.

Elle est discrète, continue à 38°, présente parfois des poussées, Elle est quasi constante à la période avancée pouvant devenir intermittente. Lépine aurait noté de l’hypothermie. Tous les auteurs reconnaissent que la fièvre, même élevée, n’est pas d’un mauvais pronostic.

Accessoirement, on a pu noter des troubles nerveux, des troubles sensoriels, à type de névralgies faciales, phréniques, etc.

L’inspection permet de constater immédiatement la pâleur extrême de la malade et ses œdèmes.

Peur : signe important, constant, orientant le diagnostic.

Teinte blafarde des téguments bien particulière à

RO en

ce genre d’anémie. On note parfois du subictère. La décoloration des muqueuses est de règle.

Pour Bolaffio, l'intensité de la pâleur permettrait d'établir un pronostic grossier.

Par contraste, l’amaigrissement est rare.

Les œdèmes sont quasi constants, blancs, mous, indolents, assez comparables à ceux du Brightisme. Ils siègent aux malléoles, aux paupières, aux grandes lèvres, à la région lombaire, ils y resteront pendant toute la durée de la maladie. :

Les épanchements intrapéritonéaux ou pleuraux sont exceptionnels. Le repos, le régime lacté, les tonicardiaques n’ont aucune influence sur eux.

La bouche est rarement ie siège d’une glossite

alors que celle-ci est fréquente dans l’Anémie de Biermer.

Abdomen : la splénomégalie est de règle et surtout plus prononcée que dans l’Anémie de Biermer.

Mac Swiney, sur 43 cas, a relevé 7 cas de rate nettement palpable. Bolaffio partage son avis mais signale, dans ces cas, la coexistence fréquente du paludisme. Le foie est aussi gros, sensible, palpable. Le cœur est rapide, on y découvre des souffles anémiques, systoliques, à la base. En général, ils $ont sans irradiation.

La tension artérielle est normale, parfois abaissée,

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