CHASSIN
+ sé 34 = % Etre stérilisable, démontable et facile à nettoyer même dans ses plus petits organes. :
3° Permettre à chaque instant le contrôle de la quantité d’éther restant dans l'appareil.
4 Etre aussi simple que possible, et ne pas présenter d'organes fragiles ou délicats de. de se casser ou de se dérégler pendant l anesthésie.
5° Pouvoir donner : É Re
a) Le contact complet du malade avec l'air pour lui. permettre de respirer Jibrement. |
b) L’éther en milieu confiné, car, et c’est tés important, on n'obtient une bonne et complète résolution musculaire et un sommeil profond, sans résistance ni ivresse qu'avec l’éther en. demi asphyxie. (Méthôde de rebreathing). ;
c) L’isolement complet du malade avec l’air et l’éther,
pour pouvoir donner soit de l’oxygène, soit du protoxyde d'azote. % - 6° Offrir une surface d'évaporation de l’éther aussi grande que possible, l’éther étant, non en liquide mais imprégnant une substance spongieuse facile à renouveler ou à sécher de son humidité.
7 Avoir un masque transparent, en celluloïd par exemple, pour pouvoir contrôler la couleur du visage, surveiller les vomissements èt [a présence des tubes de gorge de Connell ou de Flagg dont nous parlerons un peu plus loin.
"8° Etre ininflammable même <n présence d'une flamme.
Appareil dOmbredanne
Nous ne le décrirons pas, car il est trop connu, et a fait l’objet d’un article d'Ombredanne en août 1908, d'une thèse de doctorat (D: Tison, 11 novembre 1908) et d’une publication par nous (Archives générales de médeeine LH ei ai ÉPO
C'est un merveilleux petit appareil, bien qu’il ne remplisse. pas toutes les condilions que nous venons d'énumérer. pas eat
Il est un peu lourd pour l'anesthésiste, bien qu'en équilibre parfait sur le visage du patient. Il ne permet pas de contrôler la quantité d'éther restant. dans l'appareil. Son masque, en métal, cache à lanesthésiste la figure de son malade. Enfin il est exclusivement réservé à l'usage de l’éthér, sans adjonction ni d'oxygène, ni de protoxyde d'azote. 4 Ye nn |
Malgré ces inconvénients/'il reste le seul appareil français et nous l'avons vu employer par des Américains.
. Appareil de Flagg.
Il comprend : ( 1° Un:masque en celluloïd, transparent et confortable, - épousant assez bien la figure du patient, et bordé d’un bourrelet pneumatique, en caoutchouc, le rendant parfaitement étanche. :
2 Sur le celluloïd, une soupape d'admission d'air. * Sa Un tube en T en relation, en bas de la petite
en | .
branche, avec le masque; en haut, avec une soupape d'expiration, et, par sa grande branche, avec, latéralement en haut : - 4 Le réservoir d’éther qui se compose d'un godet en verre analogue aux graisseurs d'automobiles et dont le pointeau règle le débit du liquide qui tombe sur de la gaze de fil enroulée en bande. 0° Latéralement, en bas, l’admission de protoxyde. d'azote. :
6°. La grande branche du T se terminé par un ballon de caoutchouc.
Emploi de l'appareil On place le masque sur le visage du patient: l'air est ouvert, ette ballon plein de protoxyte d’azote. Le godet est fermé mais plein d’éther; le tube est relié à l’obus de protoxyde d'azote. Le patient respire de l'air; on ferme, il respire du protoxyde d'azote. On donne alternativement air et N°0. Au bout de 40 secondes, la respiration devient plus rapide, plus profonde, c'est le sommeil. On laisse tomber l'éther sur la gaze de fil; goutte à goutte très doucement, puis plus vite, sans obtenir de spasmes respiratoires. N°0 est alors inutile, on enlève le tube d'admission et c’est par ce tube, petit mais suffisant, que rentrera l'air additionnel venant régénérer le mélange d'air expiré et d'éther neuf en milieu confiné du ballon de caoutchouc.
La respiration stertoreuse de l’anesthésie à l’éther a pparait avec 15 grammes d'éther et le malade dort avec celte peule quantité. La surveillance du sommeil est facile; en effet, on peut : ,
9 es
a) Diminuer l’éther par le pointeau ;
b) Oxygèner son malade par la valve d'air du masque ;
c) Augmenter l’asphyxie en bouchant l’air additionnel avec le doigt.
Pour obtenir le réveil, on ferme le pointeau d’'éther; le mélange d'air expiré, de vapeurs d'éther (restant dans la respiration et dans le ballon) et d'air neuf, permet-
tent au malade de somnoler encore quelque temps ;
l'opération peut se finir dans la tranquillité et le calme, mais le réveil peut être brusque en faisant arriver de
l'oxygène par l’orifice de l’air additionnel.
Les avantages théoriques de cet appareil paraissent avantageux mais la rapidité du sommeil et l’économie d'éther ne sont dus qu'à N°0. Cependant, on peut constater facilement la quantité d’éther restant dans le godet, voir sans cesse le visage du patient et réveiller rapidement avec l'oxygène un malade qui n’a absorbé qu'une quantité infime d’éther.
Nous avons demandé cet appareil en Amérique, pour ne l'employer qu’à l'éther, mais nous ne l'avons pas encore reçu.Nous nous proposons de l’adopter plus tard quand le protoxyde d’azote séra d’un emploi plus courant et moins coûteux.
Appareil du Docteur Thomas Bennett de New-York.
C’est de beaucoup le plus répandu ; il est plus coûteux, 1/3 plus lourd et beaucoup moins pratique que l’appareik
Ce 6e de Flagg mais son emploi est tel, qu'en Amérique, tout hôpital en possèdé au moins un.
Les caractéristiques de cet appareil sont les suivantes : [l se compose d’un masque en métal, bordé d'un bourrelet de caoutchouc pneumatique. Ce masque,
surmonté d’une soupape à air et directement relié à
une chambre à éther, qué nous décrirons, est terminé:
par un ajuslagé éonique permettant de recevoir soit le ballon à air confiné; soit le ballon à N°0 muni d'un robinet.
La chambre e à élher est une boîte ronde renfermant au centre une deuxième boîte ronde, percée de trous, remplie de gaze imprégnée d éther et isolée de la boîte extérieure par un obturateur qui cache les trous latéraux; cet obturateur est commandé par une molette à mdex extérieur. Le | .
Fonctionnement. — On remplit la chambre centrale d'éther qui est absorbé‘entièrement par la gaze: on ferme l'obturateur, on ouvre en grand la valve d'air du masque et on adapte à l’ajustage conique le ballon à N°0, robinet fermé. —
On place le masque sur le visage du patient, qui ne respire que l'air extérieur, l'index de l’obturateur étant sur la marque « air ». On ferme l'air du masque, le ballon se remplit d'air expiré auquel on adjoint N°0 par le robinet; on arrive ainsi au sommeil ekà une demiasphyxie. On commence .à ouvrir l'éther quand la respiralion devient plus rapide et profonde et on en aug-
mente progressivement l'écoulement jusqu'à obtenir le
maximum et sans avoir de spasmes respiratoires. L'anesthésie est alors obtenue, il n'y à plus qu'à la maintenir. ER ge
Cet appareil a les inconvénients :
Il est un peu lourd, devient vite fatiguant pour l’anes- | thésiste. On ne voit pas. le visage du malade à travers le masque métallique, “il faut changer souvent la gaze de la chambre à éther, car elle prend l'humidité de l'air expiré; la chambre est petite et contient si peu d’éther qu'il faut fréquemment en ajouter de petites doses.
Cet appareil est donc bien inférieur à celui de Flagg et à celui d'Ombredanne:; il est coûteux et encombrant etne peul être employé chez les jeunes enfants dont la capacité respiratoire est minime. Cette constatation faite par Flagg lui-même pour son appareil et celui de Bennett ne s'applique pas à l’appareïl d'Ombredanne que nous avons employé nous-même pour de très jeunes bébés.
*Les avantages des appareils sont tellement indiscutableg.èl supérieurs aux méthodes de la goutte ouverte et demi-ouverte que ‘nous n’aurons pas besoin de con-
vaincre notre lecteur.