‹ Contribution à l'étude de l'anesthésie généraleChapitre 13 sur 23 · NES · texte numérisé non relu

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kauer-Gwathmey, ce dernier étant plutôt construit pour l’'éther vaporisé et l’éther-oxygène ; il se compose d’un tube de métal de 6 millimètres de section, courbé en ovale, et dont les deux extrémilés, soudées ensemble,

forment un ajustage par où peut pénétrer la vapeur

d’éther ; l’'ovale épouse exactement les-sinuosités de la figure du patient, la partie courbe de plus grand rayon, s'applique sur le menton, l’autre de tout petit rayon, sur les os propres du nez. |

Sur les faces internes du tube, et, se et une douzaine de petits trous de un millimètre de diamètre, six de chaque côté, 3 au niveau de la bouche, ? au niveau du nez. Puis, soudé sur tout le bord de l’ovale, au dessus des petits orifices, un grillage métallique d’environ 4 centimètres de haut formant cage, sert de support aux

épaisseurs de gaze sur lesquelles on versera l’éther.

Pour que celte gaze tienne et soit étanche, un anneauressort, en métal à charnière sur le grand rayon vient s’abaisser et serrer contre la voûte métallique les épaisseurs de gaze dont les bords sont emprisonnés: entre le tube de métal et l'anneau, de même forme. Cet appareil

entièrement métallique est facile à nettoyer et stérili-

sable.

On prend done le masque stérilisé, on applique dessus

une dixaine d’épaisseurs de gaze ordinaire ; on abaisse l'anneau- ressort, on applique le masque sur le visage du

patient. de facon aussi complète que possible pour que tout l'air aspiré soit forcé de traverser la gaze eton commence l’anesthésie. re

Il faut verser l’éther en grosses gouttes largeset nettes

et non en pluie fine; pour cela, on prend le flacon. à éther ou, en Amérique, le petit bidon métallique dans lequel il est toujours livré ; on taille dans le bouchon de liège deux profondes rainures opposées l’une à l’autre, de chaque côté du bouchon. Dans une de ces rainures, on place une petite mèche de'coton et non des bandes de gaze qui s’effilochent ; l’autre rainure sert pour l’admission de l'air. On remet le bouchon avec la mèche sur le flacon ou le bidon ; on laisse le temps à l'éther d'i imprégner la mèche el, avec une paire de ciseaux, on coupe la méche humide de façon que l'extrémité coupée soit carrée et non déchiquetée. En inclinant le flacon, on a ainsi des gouttes égales que l’on peut compter et dont on peut régler la rapidité.

La manière d’administrer l'éther par cette méthode

est une vraie science; nous avons assisté à une anes-

thésie par ce procédé, faite par un professionnel Américain, el nous avons été émerveillé du résultat obteñu qui ne ressemblait en rien à une anesthésie ordinaire à la ‘compresse. Il faut une goutte large et nette, c’est

indispensable; car si l'on fait tomber l’éther en pluie

l'imprégnation de la gaze est trop inégale et surtout trop considérable et on oblient non le sommeil mais l'ivresse. | de On peut éviter la nausée de la première bouffée d’éther en imprégnant le masque d’un pêu d'essence d’orange ou de Wintergreen.

On évite la période d’ excitation en faisant respirer le

patent plus fréquemment qu'à fe ordinaire, ou compter à

haute voix lentement; aucun malade ne peut compter :

plus loin que 100-et, en s’arrétant, il indique lui-même l'abolition de son activité cérébrale. :

Les avantages de cette méthode sont les suivants :

Appareilsimple, oxygénation parfaite, anesthésie facilement réglable; c'est le meilleur procédé pour obtenir une bonne « induction » dans toute anesthésie à l éther seul, el pour endormir les jeunes enfants.

Mais, les inconvénients sont importants et nombreux :

On ne peut endormir un alcoolique par ce procédé, on gâche une grande quantité d’éther dont une partie impor tante est absorbée par l’opérateur: l'accélération de la respiration aniène de l’acapnie (par perle excessive de : CO?) et, la température du patient diminue facilement.

Il est expressément recommandé de ne pas faire de piqûre de morphine avant une anesthésie par ce procédé.

Méthode de la goutte demi-ouverte.

On modifie la méthode de la goutte ouverte en réduisant la communication des voies respiratoires du patient avec l'air extérieur, ce qui Fons une légère asphyxie “favorisant l’'anësthésie. - | ne L'appareil est le même, mais le nombre d’épaisseurs de gaze est plus considérable, et on adjoint trois-petites serviettes ougne pièce de Makintosch de 20-centimètres sur 30 centimètres et percée d’un orifice central de 3 centimètres de diamètre.

On couvre les yeux du patient avec une serviette, on vérse l’éther comme pour une narcose à la goulte-ouverte,

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mais en pluie si l’on veut. Lorsque le malade commence à perdre connaissance, lorsqu'il compte moins intelligemment, on place la deuxième serviette, pliée en long, sur le tiers supérieur du masque en la retroussant sous la nuque: elle tient ainsi seule et fixe le masque par le haut. On verse de plus en plus d'éther jusqu’à ce que l’on obtienne quelques spasmes respiratoires. On place alors la troisième serviette, également pliée en long sur le tiers inférieur du masque, une extrémité fixée sous la tête, l’autre libre. Ainsi les 2/3 du masque sont couverts et le tiers du milieu, découvert, reçoit l’éther en pluie ou goutte à goutte.

Pour un alcoolique turbulent, il suffit de rabattre un moment, sur le tiers médian libre du masque, le bout libre de la troisième serviette; l’asphyxie est alors plus considérable et le malade, même le plus récalcitrant, s'endort. | LS

On peut remplacer la deuxième et la troisième ser- .viettes par le morceau de Makintosch: percé d’un orifice central, mais il tient moins bien que les serviettes, et ne fixe pas le masque. 3

Cette méthode permet d'endormir n'importe quel

sujet, si-vigoureux, et si nerveux qu'il soit. On use moins d'éther, et ïl s’en répand moins dans la salle. La perte de CO* est moins grande, l'acapnie moindre, le refroidissement moins considérable. Le sommeil vient plus vite; la morphine préparatoire n'est plus une contre-indication, au contraire.

Mais, l’oxygénation est moins bonne; le réglage moins précis. L’induction est difficile; l'excitation plus grande.

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= Enfin lé procédé ne s'applique pas aux jeunes enfants.

. Méthode de la goutte fermée.

… C'est la méthode de tous les appareils d’anesthésie à l'éther reposantsur le principe du « rebreathing ». C’est celle de l'appareil d'Ombredanne, en France, et des appareils américains de Bennelt, de. Flagg, de Gatch, etc. 5 |

Le « rebreathing » consiste simplement en une respiration en vase clos ou demi-clos. Le patient respire d’abord de l'air pur, puis le mélange éther-air; mais l’oxygène de cet air confiné se raréfie rapidement ét. est remplacé par CO? On arriverait ainsi à l’asphyxie, sil ny avait pas l'admission d'air additionnel.

L'éther endort mieux avec « rebreathing » qu’à l'air libre, car, à la demi-asphyxie ainsi obtenue, s'ajoute l’action, de CO? sur le bulbe, d'où excitation -de la respiration du palient. De plus, avec «rebreathing » l'éther s'élimine moins facilement par le sang, sa

+ tension y étant constamment supérieure à la tension de

l'éther dans le milieu respiratoire normal. Le renouvelle ment d'air étant diminué, l'élimination d'éther est également diminuée, et, pour un même résultat, l'économie d'anesthésique est considérable.

L'appareil idéal pour l’anesthésie à l'éther devrait réunir les qualités suivantes : k

1° Etre d’un poids léger, peu encombrant, et reposer facilement sur le visage du patient.

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